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Mardi 29 mai 2007
Liberté 62 n°758
L'hebdomadaire communiste du Pas-de-Calais

Edition du 25 au 31 mai 2007
par Liberté 62 publié dans : Une
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Mardi 29 mai 2007
Liberté 62 n°758 - Le 25 Mai 2007-Édito

RECONSTRUIRE

Par Dominique Watrin

10-juin-le-vote-communiste.gifAU lendemain de la nomination de l'équipe Fillon, ne vaudrait-il pas mieux parler du gouvernement de Sarkozy ? Le locataire de Matignon fait plutôt figure d'adjoint du chef de l'état, qui devient le seul et unique chef de la majorité. Ne nous y trompons pas. L'équipe ministérielle est appelée à fonctionner comme une garde rapprochée autour du chef de l'État. C'est un dispositif de combat. Les grands moyens d'information nous présentent la composition du gouvernement comme un modèle d'«ouverture». Soyons sérieux. Si quelques têtes nouvelles font leur apparition, tous les postes clés sont détenus par des fidèles du président, des acteurs de premier plan de sa campagne et des poids lourds de la droite.
Ce constat souligne encore plus la dérive droitière du Parti socialiste qui a du mal à convaincre lorsqu'il condamne le ralliement de plusieurs de ses membres au gouvernement Sarkozy. Ségolène Royal et le Parti socialiste, en annonçant de possibles accords de second tour avec François Bayrou, n'ont-ils pas euxmêmes ouvert la porte aux débauchages Sarkozystes ? Mais surtout le renoncement du PS à porter un réel projet de gauche, à affronter le capitalisme, a laissé tout le champ libre à la droite. Comme l'affirme Alain Bocquet, «il est de notre responsabilité de ne pas gâcher la deuxième chance qui s'offre à l'occasion des élections législatives. Nous devons affirmer clairement nos positions anticapitalistes et des solutions qui s'attaquent à la domination de l'argent sur la planète, en Europe et en France». Le Parti communiste est nécessairement, de par son histoire, son enracinement dans la classe ouvrière, la colonne vertébrale de ce nouvel espoir. Alors, le 10 juin, élisez le maximum de députés communistes. Donnez à notre département une représentation communiste dont il est privé depuis trop longtemps.
par Liberté 62 publié dans : Edito
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Mardi 29 mai 2007
Liberté 62 n°758 - Le 25 Mai 2007 – p.6 - Législatives

12ème ET 14ème CIRCONSCRIPTIONS

DEUX TERRITOIRES ÉLECTORAUX SOUDÉS PAR MÉRICOURT

Par Jean Michel Humez

1986-06-Juin-PCF-Charcutage-electoral-Charcutage-des-Libertes.jpgLE découpage électoral concocté à l'époque par Pasqua et Percheron révèle à chaque élection législative les incohérences de cette opération. Parmi celles-ci notons la coupure en deux de la commune de Méricourt dont une partie se situe sur la 12ème et l'autre sur la 14ème circonscription. Il faut noter que ces deux circonscriptions ont un autre point commun, celui d'être deux territoires populaires marqués à gauche.
Quelques différences notoires sont quand même à mettre en évidence qui font de chacune de ces deux circonscriptions une entité propre avec un vécu particulier. Nous allons le voir avec la présentation des candidats communistes. Pour Cathy Apourceau-Poly et Christian Champiré comme pour Dominique Watrin et Véronique Buard, le message est clair : «Les voix qui se porteront sur le candidats présentés par le Parti communiste - des candidats résolument anti-droite - seront donc autant d'actes de riposte à Sarkozy. Ce sera aussi des voix pour que la gauche défende ses valeurs car, comme on l'a vu, une influence insuffisante du PCF est un handicap pour la gauche. Face à la droite qui va chercher à donner à Nicolas Sarkozy une majorité écrasante, il sera donc décisif de faire élire le maximum de députés de gauche et, parmi eux, un nombre conséquent de parlementaires communistes. En effet, l'existence d'un groupe communiste au Parlement n'est pas une question anodine, encore moins partisane. Chacun se rappelle la pugnacité des élus du PCF luttant pied à pied contre la réforme du système des retraites, le CNE ou la privatisation de GDF et opposant à l'offensive libérale des gouvernements Raffarin/Villepin, des propositions alternatives construites avec les intéressés. Ils ont aussi - et c'est tout à leur honneur - été les seuls à défendre le choix majoritaire des Français sur le Traité de Constitution européenne. Sans eux, la représentation nationale française aurait unanimement dit OUI à un texte dont majoritairement les électeurs ne voulaient pas. Un sacré argument en faveur des candidats présentés par le Parti communiste”.

12ème CIRCONSCRIPTION

POUR UN RENOUVEAU DE LA POLITIQUE

IMG-1191.JPG










Cathy Apourceau-Poly et Christian Champiré avec
les élus et responsables communistes de la 12ème
circonscription.


EN présentant Cathy Apourceau-Poly et Christian Champiré, les communistes du secteur ont joué la carte du rajeunissement face à un député sortant dont l'action politique a trouvé ses limites dans une
gestion de l'habitat minier qui perd de plus en plus son caractère social pour se tourner vers une conception qui se rapproche plus du caractère lucratif des agences immobilières. Outre l'atout de la jeunesse, Cathy Apourceau-Poly et Christian Champiré ont d'autres cartes en main : - c'est leur engagement à gauche, une gauche de combat, qui va de pair avec une formidable volonté de rassembler, comme en témoignent l'ampleur et la diversité de leur comité de soutien. Plus de 1000 personnes représentatives du monde syndical, culturel et associatif ; - c'est leur connaissance des problèmes et des dossiers qui les rendent particulièrement sensibles aux attentes des habitants de cette 12ème circonscription pour combattre toutes les discriminations, toutes les inégalités et pour développer la solidarité et la justice sociale. C'est dans ce sens qu'ils mènent une campagne, large et rassembleuse, de proximité, à la rencontre des jeunes, du monde du travail, des retraités... Ils sont d'autant moins complexés à faire valoir leur candidature que dans cette circonscription qui a voté à 63 % pour la gauche au deuxième tour de l'élection présidentielle, il n 'y a aucun danger de voir élire un député de droite. Mais Cathy Apourceau-Poly et Christian Champiré posent la question et interpellent les électeurs : “Alors quel député de gauche élire pour résister, se défendre, et se faire respecter ? Faut-il reconduire les députés socialistes, qui pendant cinq ans se sont montrés incapables de défendre notre département et ont tous voté OUI à la constitution européenne avec l'UMP et l'UDF lors de la réunion du parlement en congrès à Versailles en mars 2005 ? Faut-il encore faire confiance aux élus socialistes qui accompagnent systématiquement dans leurs choix au Conseil régional avec l'appoint de l'UDF la politique gouvernementale, plutôt que d'y résister comme par exemple sur la question de la décentralisation de l'Éducation nationale ? Faut-il encore voter utile comme le 22 avril ? Non ! Il faut une députée communiste dans la 12ème circonscription pour combattre la droite”. Il y a beaucoup de chance pour que le message soit entendu.

14ème CIRCONSCRIPTION

UN DÉPUTÉ COMMUNISTE
POUR STOPPER L'EXTRÊME DROITE ET COMBATTRE LA DROITE

LA 14ème circonscription est particulièrement marquée par un vote important pour le Front national et cela depuis plusieurs années. Cette réalité a amené Marine Le Pen à se présenter sur cette circonscription le 10 juin prochain. Si le Front national a subi un fort recul aux élections présidentielles, il représente toujours à certains endroits un grand danger pour la démocratie. Si les sondages le donne en perdition pour les élections législatives, il n'y a pourtant pas lieu de baisser la garde. Face à cette menace, les communistes de la 14ème circonscription ont choisi de présenter Dominique Watrin et Véronique Buard, deux élus, deux militants dont le combat politique a toujours été motivé par la lutte contre la haine et les discriminations de toutes sortes.

IMG-1193.JPG

Dominique Watrin et Véronique Buard aux côtés
des agents hospitaliers de Lens.

Le choix de ces deux candidats ne se limite cependant pas à cet aspect des choses. Ils ont commencé leur campagne sous le drapeau du rassemblement comme en témoigne le soutien d'un nombre conséquent de responsables syndicaux, salariés dans les entreprises du secteur. Il faut dire que ces derniers mois, les conflits ont été nombreux dans cette circonscription et au delà et qu'en toutes circonstances, les élus communistes dont Dominique Watrin et Véronique Buard ont été aux côtés des salariés en lutte. L'appel de ces syndicalistes est des plus explicites : «Nous soussignés, syndicalistes de diverses sensibilités et appartenances, salariés d'entreprises privées et publiques de la région.
Considérant que seule l'intervention des salariés relayée résolument par une véritable politique de gauche peut faire reculer les injustices, les souffrances sociales, la désindustrialisation et le saccage des services publics engendrés par l'affairisme boursier et la dictature de la finance en Europe et dans le monde. Considérant que la loi du marché capitaliste doit céder la place à la loi des hommes et des femmes qui produisent les richesses de notre pays. Appelons à voter et à faire voter Dominique Watrin et Véronique Buard, candidats présentés par le Parti communiste français pour faire en sorte que cette 14ème circonscription du Pasde- Calais particulièrement marquée par les licenciements boursiers, le chômage, les bas salaires et la précarité, puisse enfin faire entendre à l'Assemblée nationale, la nécessité des changements tant attendus par les salariés, les jeunes, les familles de ce secteur. Nous soutenons la candidature de Dominique Watrin et Véronique Buard qui, depuis longtemps, sont engagés auprès des salariés et affirment clairement vouloir se battre à l'Assemblée nationale pour porter leurs aspirations». Outre le problème de l'emploi, Dominique Watrin et Véronique Buard veulent également se faire les porte-parole de ceux qui réclament de nouveaux moyens pour le droit à la santé, au logement social, pour la sauvegarde des services publics... Les deux candidats communistes pensent pouvoir faire bouger les lignes à gauche dans cette 14ème circonscription. L'objectif est ambitieux mais pas impossible.
par Liberté 62 publié dans : Politique
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Mardi 29 mai 2007
Liberté 62 n°758 - Le 25 Mai 2007 -p 7 -Législatives

QUATRIÈME CIRCONSCRIPTION DU PAS-DE-CALAIS

PASCAL THIÉBAUX, JEAN LECOMTE, CANDIDATS DU PARTI COMMUNISTE, CANDIDATS DE LA GAUCHE DU COURAGE

Par Pierre Pirierros


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Jean Lecomte, Pascal Thiébaux avec Sébastien Sieczkowski,

secrétaire du CE des Papeteries de Maresquel.


«Proximité, travail de terrain, immersion dans le
monde du travail, ces notions capitales, en ces
temps difficiles, sont des caractéristiques que
l’on peut attribuer à Pascal Thiébaux et à Jean
Lecomte, candidats du Parti communiste dans
cette quatrième circonscription du Pas-de-Calais.»

PASCAL THIÉBAUX, 48 ans, agent SNCF, premier adjoint au maire d’Étaples est candidat du PCF dans la quatrième circonscription du Pas-de-Calais. Le suppléant est Jean Lecomte, 62 ans, enseignant, secrétaire de la section communiste de Beaurainville. Ce secteur a une double tradition, la pêche artisanale, à Étaples et l’ancestrale papeterie de Maresquel. Les 400 pêcheurs étaplois, basés à Boulogne-sur-Mer, font vivre plus de 2000 personnes, car un emploi en mer induit quatre emplois directement et indirectement. Et Pascal Thiébaux, de décrire son combat, comme lié en étroite relation avec le monde du travail, “sur les douze candidats dans cette circonscription, je suis le seul à avoir un bilan, dans un arrondissement, ancré à droite. Élu à Étaples, depuis 1995, j’ai la compétence de l’emploi, du commerce et du tourisme ; alors là, j’ai du pain sur la planche et je peux dire, très à l’aise, dans les chiffres, que le chômage à Étaples, se situait en 1995 à 25 %; aujourd’hui, il est de 12 %, ce qui veut dire que grâce aux actions menées de front avec tous les partenaires, le chiffre des chômeurs a été divisé par deux. Et cela, la population le sait et le voit. Nous avons fait beaucoup pour les petites entreprises, le commerce et l’artisanat. Le récent combat des “Wallon-Axial” pour leur emploi a mis en exergue le droit des salariés à ne pas se laisser gruger. Je peux dire que ce que nous avons fait, ensemble, avec les salariés, les élus régionaux, dont, notamment, les élus PCF, Jean-Claude Juda, conseiller général, Alain Bruneel, conseiller régional, a fait avancer l’idée du reclassement, du “vivre et travailler au pays”. Là, je pense que les salariés de “Wallon-Axial” ne l’oublient pas, ils savent qui les a défendus et aidés dans leur combat pour leur outil de travail. C’est un exemple.”
Enseigne aux multiples fonctions, Axial employait des garagistes, des chauffeurs, des ouvriers de maintenance aux quatre coins de l’hexagone. En rachetant Walon, (ex- Causse Walon) entreprise spécialisée dans le transport et le stockage de voitures neuves “Autologic” en a profité au passage pour rentabiliser certaines activités, en rendant déficitaires d’autres mais en faisant toujours des bénéfices. Symbole industriel local depuis la fin des années 1950, Axial est la dernière appellation après bien d’autres (Express-Auto, Walon etc..) mais c’est sous cette dernière qu’est annoncé un plan social concernant tous les salariés.

Proximité et travail de terrain

Proximité, travail de terrain, immersion dans le monde du travail, ces notions capitales, en ces temps difficiles, sont des caractéristiques que l’on peut attribuer à Pascal Thiébaux et à Jean Lecomte, candidats du Parti communiste dans cette quatrième circonscription du Pas-de-Calais. Toute élection a ses particularités. En ce qui concerne l’élection législative, c’est l’approche d’une autre donnée politique qui est à mettre en avant puisqu’elle se situe juste derrière les présidentielles. L’abstention est une autre réalité qu’il faut combattre. Peser sur le contenu du travail des élus, avec des initiatives, des propositions et des idées, tous les militants communistes disent combien le travail des candidats se conjugue avec les engagements pris. Défense du secteur public et des services publics, lutte contre le chômage, pour un environnement de qualité. C’est à partir de leurs pratiques d’élu de syndicaliste que ces candidats mènent une campagne avec la nécessité de l’action pour les grandes revendications sociales. L’emploi, bien sûr, le logement, la santé, l’éducation, la formation, le pouvoir d’achat sont des préoccupations de tous les jours pour une grande partie de la population. Le tourisme a son importance et surtout le tourisme social ; la création de Maréis, centre de la découverte de la pêche, en est l’illustration mais pas seulement. Il va aussi pour le port de plaisance et son extension. Les actions concertées avec la Communauté de communes Mer et Terres d'Opale à partir d’Opalopolis, zone en devenir, nous amènent à faire la transition avec le juste combat des Papetiers de Maresquel pour le projet alternatif Chanvre alors que la direction d’International Paper avait tablé sur l’usure ce ce même combat. L’étude de faisabilité est sur les rails. Et Pascal Thiébaux, de situer la part des communistes dans ce combat et surtout le rôle de Jean Lecomte.

Le rôle des communistes

Cela fait plusieurs mois que la CGT, ses délégués, ses élus du CE, mettent en garde les pouvoirs publics, devant une situation inéluctable. La programmation de cette fermeture s’est déroulée en trois temps : arrêt de la machine 3, puis fin des activités de stockage et d’expéditions. Depuis des années, International Paper restructure, ferme et achète des usines partout en France, en Europe et dans le monde. La stratégie de IP, (puissant groupe américain) est celle du rouleau compresseur qui écrase tout sur son chemin.
C’est une partie très difficile, une âpre partie de bras de fer qui se déroule sur tous les fronts. Le Conseil Régional a affirmé son soutien à la demande des salariés ; les élus communistes, dont Alain Bruneel et Jean-Claude Danglot, ont rencontré à plusieurs reprises les salariés de Maresquel. Aujourd’hui, les barrages sont levés et tout le monde espère que cette volonté des salariés d’aller plus loin dans la production alternative ne va pas trouver d’embûches de la part des financiers et des autres spéculateurs.
Le secteur du Papier-Carton est très capitalistique avec une très forte internationalisation. Le démontage de l’usine de Maresquel est arrêté et quel sera le sort réservé pour la machine 3 et les équipements connexes ? Les chances de voir aboutir le projet de substitution de sac en chanvre vontelles correspondre à la création d’emplois ? Des projets de base logistique pour Valeo voient le jour... Alors ? Jamais le papier n'a offert autant de possibilités de remplacer, dans la grande distribution par exemple, les matières réfractaires à tout recyclage. La production papetière doit recenser ces besoins réels, y répondre en mettant le savoir-faire de ses chercheurs et de ses salariés au service de ces besoins réellement existants. Il faut dire que le taux d’exportation est élevé, lui aussi. Le rôle des militants et élus communistes est constant auprès des papetiers et des salariés du secteur. C’est une base de travail incontournable !

Jean Lecomte : «De l’emploi pour les papetiers de Maresquel»

En cette période pré-électorale, de nombreuses personnalités de tous bords semblent se pencher sur le sort des papetiers de Maresquel, souvent depuis peu et parfois un peu tard. Et ces derniers, méprisés et poussés vers le chômage, parlent de dignité et d’emploi. Un projet industriel (de 150 à 250 emplois) sur le site de Maresquel avec la production de sac en chanvre est lancé. Ce projet est lié à l’agriculture et à l’environnement, techniquement réalisable, présenté par les “Papiers de géants solidaires” de Stora Enso et “Choeurs de papetiers” de Maresquel. Cela montre la solidarité et la responsabilité des élus du personnel et des syndicalistes de ces deux entreprises. Un espoir existe. Mais c’est une réponse “tiède” du côté du député Déprez et des élus de droite qui veulent aller vite - pour une fois - et privilégient une plate-forme logistique. C’est un souci électoral pour leur part. Mais pourquoi opposer deux projets créateurs d’emplois d’autant que la plate-forme logistique d’Aubin-Saint-Vaast pourrait se développer à quelques kilomètres de Maresquel ? L’urgence est de laisser du temps pour solidifier et finaliser le projet de fabrication de sac en chanvre. On le constate, la défense du tissu industriel passe par l’emploi.Pascal Thiébaux, le prouve par son action efficace pour les PME, le commerce et l’artisanat. Avec Jean Lecomte, la mobilisation autour des Papetiers de Maresquel rejaillit sur toute la circonscription. Une circonscription qui a besoin de candidats solides comme le sont Pascal Thiébaux et Jean Lecomte. Des candidats qui savent que c’est la Gauche du courage qui a le vent en poupe, et c’est pour cela qu’ils mettent ce mot d’ordre sur leur profession de foi. Des candidats à l’écoute des salariés, des services publics, de la pêche artisanale, du monde agricole, de l’artisanat, des associations.

PAUL DUMONT : «Pascal Thiébaux, un candidat exemplaire.»

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Pascal Thiébaux et Paul Dumont, ensemble dans
la campagne électorale. (Photos Liberté 62)

«Il est à peine besoin de le rappeler : Pascal Thiébaux est un candidat exemplaire, capable de faire face efficacement à des activités nombreuses et variées : son travail à la SNCF, sa courageuse activité politique et sociale, sa fonction de premier adjoint, activité reconnue et appréciée même par ses adversaires. J’appelle les électeurs et les électrices à lui faire largement confiance, comme moimême et à lui apporter leurs suffrages.»
par Liberté 62 publié dans : Politique
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Mardi 29 mai 2007
Liberté 62 n°758 - Le 25 Mai 2007 -p. 18 -Evénement

LE 22 OCTOBRE 1941 À CHÂTEAUBRIANT

GUY MÔQUET ET 26 RÉSISTANTS COMMUNISTES MEURENT SOUS LES BALLES DES NAZIS


Par Pierre Pirierros

«Aujourd'hui, alors que le président de la République
prend la décision de faire lire, dans tous les lycées
du pays, la lettre de Guy Môquet à ses parents , dans
une captation d'héritage délibérée, l'hommage de la
Nation à ce jeune résistant communiste est, lui, à saluer.»


Une date douloureuse marque la vie de la commune de Châteaubriant en Loire-Atlantique, celle du 22 octobre 1941, où furent fusillés au lieu dit la Sablière vingt-sept patriotes, résistants, militants communistes. Une visite de ce site est toute pédagogique et les panneaux nous renseignent sur tous les instants de cette atmosphère dramatique. Sous l’enceinte de l’émouvant monument qui leur est dédié, on trouve, dans 162 alvéoles, de la terre venue de tous les hauts lieux de la Résistance : Lille, Calais, Arras, par exemple, pour notre région. La sculpture élevée à l’emplacement même du peloton d’exécution rend hommage au combat de tous ces hommes.

CE mémorial de C h â t e a u b r i a n t évoque cette tragique période de l’histoire. Le monument, sculpté par Antoine Rohal, en 1950, exprime dans tout son dépouillement, la solidarité qui liait entre eux ces hommes morts pour la France. Dans le musée de la Résistance, jouxtant l’espace de la Sablière, sont répertoriés tous les éléments ayant appartenu à ces patriotes, dont les lettres de Guy Môquet, adressées à sa famille et à ses camarades et ses affaires personnelles. Des films vidéos détaillent leur combat. Des publications, sous l'égide de l'Amicale Châteaubriant- Voves-Rouillé, complétent les livres que l'on trouve à la Sablière : “Année de plomb, années de courage”, une plaquette de 20 pages, en couleur, qui reprend le “Circuit de la Résistance”. Dans cette carrière de sable rouge, 27 hommes chantent la Marseillaise et le Chant du Départ. Trois séries de salves : dix soldats pour chaque fusillé.

Guy Môquet, fusillé à 17 ans

hommage-guy-moquet.jpgD'une famille de travailleurs et de militants communistes, il fait de bonnes études au lycée Carnot et s'engage dans le mouvement de la Jeunesse communiste. À l'été 1940, il participe à sa reconstruction clandestine. Il est arrêté, le 13 octobre 1940, à la gare de l'Est pour distribution de tracts clandestins. Emprisonné à la Santé, puis à Fresnes, il est, malgré son acquittement, maintenu en prison et envoyé en camp d'internement. C'est au camp de Châteaubriant où il arrive, le 15 mai 1941, qu'il sera fusillé comme otage avec 26 de ses camarades, le 22 octobre 1941, à l'âge de 17 ans. La figure de Guy Môquet reste dans toutes nos mémoires, la station de métro à Paris qui porte son nom est un symbole de ce combat et de toute une période de l’Histoire politique, philosophique, sociale, humaine. Aujourd'hui, alors que le président de la République prend la décision de faire lire, dans tous les lycées du pays, la lettre de Guy Môquet à ses parents , dans une captation d'héritage délibérée, l'hommage de la Nation à ce jeune résistant communiste est, lui, à saluer.
par Liberté 62 publié dans : Evénement
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Mardi 29 mai 2007
Liberté 62 n°758 - Le 25 Mai 2007 – p. 19- Evénement

VIVRE LA TÊTE HAUTE
 


GUY MÔQUET, UN COMBAT COMMUNISTE



Guy Môqu
et a été arrêté le 13 octobre 1940 à la gare de l’Est. Bien avant l’invasion de l’Urss par les nazis. Guy Môquet avait été dénoncé parce que avec ses camarades de la Jeunesse com- muniste, il distribuait des tracts dans les cinémas ou manifestait contre l’Occupation et la collaboration. Son père, cheminot et député communiste, était alors déporté au bagne de Maison- Carrée en Algérie et des policiers français gardaient cet élu du Front populaire dressé contre les cent familles capitalistes qui contrôlaient la France, engagé contre le fascisme qui depuis des années menaçait l’Europe.

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LES vingt-sept assassinés à Châteaubriant ont voulu que leur mort serve à quelque chose, contre la barbarie, contre le fascisme. Ils l'ont voulu porteuse d'espoir pour les vivants, eux dont le "crime " était d'aimer leur patrie, de refuser l'esclavage et le nazisme, de vouloir un monde meilleur pour tous. Des phrases admirables d'espérance ont été écrites peu avant leur mort. Ainsi, Jean-Pierre Timbaud : “J'ai la grande confiance que vous verrez réaliser mon rêve ; ma mort aura servi à quelque chose”. Jean Poulmarch écrit à son épouse : “Ton mari tombera la tête haute, le coeur solide, confiant dans l'avenir de
bonheur qui régnera dans le monde”. "C'est pour vous, pour que vous soyez libres, que je meurs plein de
moral et de courage", dira Maurice Gardette. Et Guy Môquet, l'adolescent surprend de courage, dans une formule parmi les plus belles et les plus fortes de notre langue : “Vous qui restez, soyez dignes de nous, les vingt-sept qui allons mourir”. Cette volonté de vivre la tête haute, ils la mirent aussi en oeuvre dans l'enceinte du camp de Choisel : ils y partagèrent dignité, fraternité, solidarité, espoir. Durant leur détention, ils continuèrent de s'instruire, de se cultiver. Ainsi que l'écrivit Jean Marcenac en avant-propos à l’ouvrage de Fernand Grenier : "Ceux de Châteaubriant sont tombés dans la pire nuit, et l'aurore n'était qu'en eux. Et ce qu'il y a de plus grand chez ces hommes, c'est d'avoir su défendre, comme ils l'ont fait, leur mort contre le désespoir et le néant". Les nazis les voulaient à genoux ; comme ils voulaient à genoux la France et l'Europe. En assassinant vingt-sept otages, ils crurent faire un exemple destiné à instaurer la terreur dans tout le pays, et à donner un coup d'arrêt aux actes de résistance, aidés dans leur ignoble tâche par l'Etat français de l'époque. Le comportement magnifique des vingtsept fusillés, unis jusqu'au bout, eu l'effet inverse : il contribua à ce que s'embrase la flamme de la Résistance.

La collaboration

Face à l'énorme machine de guerre allemande, à la collaboration du gouvernement de Vichy, et alors que l'Europe était sous le joug allemand, leur confiance, leur foi en l'avenir sonneront comme un vibrant appel à ne pas subir. Le ministre de l'Intérieur de Pétain, Pucheu, ne les choisit pas au hasard : ils étaient syndicalistes, communistes, tous engagés dans le combat contre l'occupant. Ils étaient des militants de la liberté, il fallait donc qu'ils succombent. Arracher la vie de ces vingt-sept hommes ne suffisait pas. Le même jour, seize autre Français furent assassinés au champ de tir de Bèle, à Nantes, et cinq Nantais furent conduits au Mont Valérien pour y être fusillés.
Quarante-huit heures après, ce fut au tour de cinquante otages d'être lâchement exécutés à Souges, près de Bordeaux. Rapidement connus, ces massacres provoquèrent indignation, révolte. Le dimanche suivant, des fleurs furent déposées à l'emplacement de chacun des neuf poteaux d'exécution par une foule formée d'habitants de Châteaubriant et des environs. Les signes de solidarité, les marques de sympathie s'affirmèrent envers les internés du camp de Choisel. Les Castelbriantais payèrent un lourd tribut à l'envahisseur : cent d'entre eux seront déportés.
Solidarité toujours, quand, le 31 octobre 1941, une grève symbolique de cinq minutes est déclenchée sur tout le territoire français, en hommage aux martyrs, signe que les Français, les travailleurs, n'étaient pas décidés à se plier à l'ultimatum sanglant des nazis. Dans les mois qui suivirent, les nazis, toujours aidés de leurs collaborateurs vichystes parachevèrent leur oeuvre de mort. Le 15 décembre, neuf otages sont fusillés à la Blisière, et le même jour : Gabriel Péri et Lucien Sampaix tombent sous les balles allemandes. Cette fois encore, loin de faiblir, la Résistance s'amplifia.
Il y a 64 ans, ils moururent pour avoir refusé la barbarie. Ils furent de ceux qui se battirent pour le Front populaire, contre le fascisme en Espagne. Ce devoir de mémoire est indispensable pour développer la démocratie et le progrès humain, pour permettre à notre société d'avancer. Des citoyens informés, responsables, qui savent affronter leur passé sont mieux en capacité de maîtriser leur avenir, de mettre en oeuvre une citoyenneté constructive, au service de tous. Ce devoir de mémoire, nous l'avons notamment au regard des jeunes, qui eux aussi, à leur manière, combattent les dominations et veulent bâtir eux-mêmes leur vie. Devoir de mémoire également pour que les citoyens européens fassent de l'Europe une communauté de nations, vivant en paix. Devoir de mémoire enfin, quand l'atroce sauvagerie du terrorisme frappe aveuglément. Cette exigence donne d'autant plus d'importance au travail de l'Amicale de Châteaubriant-Voves-Rouillé. Les vingt-sept de Châteaubriant sont morts pour que nous puissions vivre dignement.

LE PCF : "GUY MÔQUET APPARTIENT À NOTRE PEUPLE"

LE môme de Paris, chahuteur et frondeur, qui allait être fusillé avec d’autres otages communistes, avait une vision de l’avenir et une espérance de révolution qui l’avaient conduit à écrire sur les murs de la baraque de Chateaubriant : "Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir". Que la France honore ce jeune homme, c’est justice. Il appartient à notre peuple. Et il faut se réjouir que tous les lycéens découvrent avec émotion jusqu’à quel sacrifice a conduit le choix de la Résistance et l’attachement à des valeurs d’émancipation humaine. Cette première décision est bien choisie. Le calcul de Sarkozy n’est cependant pas d’amplifier l’écho du message de Guy Môquet. Il a entrepris dès l’orée de sa campagne électorale d’anesthésier les symboles de la gauche en les "panthéonisant". Mais comment l’image de ce jeune communiste pourrait-elle se marier avec la conception de droite de la nation, excluant les étrangers ? Cette figure lumineuse est à l’opposé de la face obscure de la planète UMP, celle où les vieilles idées de l’extrême droite sont accommodées avec ses restes. Le nouveau président de la République croit-il également pouvoir domestiquer la mémoire d’un Jaurès qui tonnait que "le communisme doit être l’idée directrice de tout le mouvement" ? ou qui ironisait à l’intention des amis du nouvel occupant de l’Elysée : "Parce que le millionnaire n’a pas récolté sans peine, il s’imagine avoir semé". On n’achète pas l’histoire comme certains hommes avec un portefeuille".


HEROÏQUES
Par Pierre Pirierros

“Héroïques”, cégétistes et communistes, Résistants de la première heure, un livre d’Antoine Porcu. Antoine Porcu, ancien député PCF de Meurthe et Moselle, présente dans ce livre la biographie et les combats des résistants cégétistes et communistes. Les photos des plaques et des militants, de ces combattants sont
présentés en illustration de la biographie. C’est un livre très documenté où sur 200 pages, Antoine Porcu retrace la vie de tous ces hommes et de toutes ces femmes. Caractéristique de toute cette Histoire contemporaine est la place des 27 députés communistes qui empruntèrent le Chemin de l’honneur. L’originalité de cet ouvrage tient à la force de l’image et de l’iconographie ; le travail de l’éditeur régional “Le Geai Bleu” apporte à la présente édition tout son caractère pédagogique et historique. “Des rues et des places de Paris, des stations de métro, des plaques commémoratives portent des noms de héros communistes. Héroïques, ils le furent à plus d'un titre. Ouvriers, employés, jeunes femmes, entrés dans la vie active dès leur enfance, les moins favorisés travaillent à l'usine, sur les chantiers, dans les champs, dès l'âge de 12 ou 13 ans. Avec eux aussi, des intellectuels de toutes disciplines, qui, avec courage et abnégation, avec leur sang, ont écrit une page glorieuse de l'histoire de France”, ces quelques lignes en dernière de couverture soulignent bien la portée d’un tel ouvrage. Aragon, Kriegel- Valrimont, Rol-Tanguy, Tillon, Politzer, Péri, Éluard, Langevin, Duclos, Croizat, Colonel Fabien, le groupe Manouchian, notamment, ces noms appartiennent à toute l’humanité. Ce livre nous aide à mieux les connaître. Eux qui vécurent si intensément.

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Mardi 29 mai 2007
Liberté 62 n°757
L'hebdomadaire communiste du Pas-de-Calais

Edition du 18 au 24 mai 2007



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Mardi 29 mai 2007

Liberté 62 n°757 - Le 18 Mai 2007 – Edito

 

VOTER EN CONNAISSANCE

DE CAUSE !

Par Michel Ansart

ALORS que Nicolas Sarkozy organise la valse des portefeuilles ministériels, où l’on voit revenir les Fillon, Juppé, Borloo et autres consort du même bord, la bataille des législatives est désormais ouverte. Le nouveau président de la République voudra amplifier sa victoire à l’Assemblée Nationale, par ailleurs déjà très importante (364 députés UMP sur 577). Quant au Parti Socialiste, il appellera de nouveau au "vote utile" alors même que, dans ses rangs, certains prônent le rapprochement avec le centre, d’autres la création d’un nouveau parti, et que la plupart des éléphants roses visent la place de leader. Ne parlons pas des verts, ni des autres partis qui, de l’extrême gauche aux CNPT se sont inscrits uniquement pour récupérer de l’argent public pour les 5 ans à venir, et qui savent pertinemment qu’ils n’auront aucun député à l’Assemblée Nationale. Reste le Front National qui a lourdement perdu ses voix et n’a plus lieu d’exister, son programme étant dans la ligne de mire de l’actuel président. Pour le Parti Communiste, l’enjeu est de taille : conserver un groupe à l’Assemblée Nationale pour faire entendre la voix du monde du travail. Et il est bon de rappeler l’importance de ce groupe composé de 22 parlementaires et qui a lutté, pied à pied, contre les projets de la droite et du MEDEF.
Dès 2002, quand le gouvernement Raffarin se met en tête de démolir les acquis de la gauche plurielle : trente cinq heures, loi SRU, loi Hue pour le contrôle des fonds publics aux entreprises et volet antilicenciements de la loi de modernisation sociale. En 2003, François Fillon, futur premier ministre de Sarkozy, s’attaque aux retraites.Les parlementaires communistes sont les seuls à lui opposer un contre projet progressiste s’appuyant sur une réforme profonde de financement. L’année suivante, c’est au tour de l’assurance maladie d’être la cible de la droite. Les parlementaires communistes siègent tout l’été pour combattre les mesures qui abaissent le droit aux soins et font la chasse aux assurés. En 2005, c’est la campagne pour le NON. Ils seront seuls à voter contre la ratification de la constitution Européenne. Puis, c’est le CNE de DeVillepin imposé par ordonnance et le CPE en 2006 adopté par le 49/3 avant d’être contraint à la marche arrière devant l’ampleur des manifestations. N’oublions pas non plus la directive Bolkestein, là aussi les députés et sénateurs communistes étaient les seuls. Et je pourrais multiplier les exemples du travail exemplaire de nos élus à l’Assemblée Nationale. Alors pour continuer ce combat nécessaire, en toute connaissance de cause, le vote communiste le 10 juin, sera important et décisif.
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Mardi 29 mai 2007
Liberté 62 n°757 - Le 18 Mai 2007 -Politique

LE VOTE COMMUNISTE POUR RÉSISTER ET CONSTRUIRE


Par Jean-Michel Humez


personne-5462.jpg LA victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle démontre que la droite a gagné pour l'instant le combat idéologique. Une victoire acquise face à l'invisibilité d'un projet alternatif non capitali
ste de la part de la candidate socialiste. L'audience des communistes dans le monde du travail, la faiblesse des scores obtenus chez les ouvriers et les employés interpellent à ce titre fortement le PCF. Il ne faut donc pas gâcher la seconde chance qui s'offre à l'occasion des élections législatives même si le combat sera rude. L'UMP a déjà donné le ton sur le thème : «Donnons une majorité au président» avec en préparation un pacte présidentiel pour les législatives susceptibles de ratisser au centre et même sur une frange de la socialdémocratie comme l'atteste l'ouverture du gouvernement à des personnalités du PS. François Bayrou veut limiter les dégâts avec son nouveau «Mouvement démocrate», espérant retrouver les électeurs véritablement centristes. Le Front national veut laver l'affront du 22 avril en adressant un message à ses électeurs qui ont voté Sarkozy dès le premier tour de la présidentielle. Au lendemain de la défaite de Ségolène Royal, les socialistes affichent leur volonté de faire taire leurs divisions pour tenter de limiter une probable nouvelle défaite.

La campagne du PCF


Ne nous cachons pas, la campagne sera difficile pour les candidats communistes. La victoire nette de Sarkozy, la défaite de la gauche, l'affaiblissement du PCF vont peser. La classe politique et les médias vont certainement utiliser largement l'argument de la mort du PCF. Mais il y a une donnée à prendre en compte. Pendant plusieurs mois, les communistes ont débattu avec des milliers de femmes, d'hommes, de jeunes, de syndicalistes, de militants associatifs de propositions novatrices en rupture avec le capitalisme qui sont en mesure de répondre aux attentes populaires. Cela n'est pas négligeable. Des idées ont été semées sur lesquelles les candidats et les militants communistes peuvent s'appuyer pour les élections législatives. Il faut avoir en tête un fait (une réalité ?) que de nombreux électeurs aient précisé leur accord sur les propositions du PCF tout en ayant préféré le «vote utile» pour assurer la présence de la gauche au deuxième tour de l'élection présidentielle. On peut spéculer sur cette démarche ce qui suppose d'aller à leur rencontre, de débattre avec eux de la situation du pays, de l'importance de l'influence communiste. Les candidats du PCF se doivent d'être des candidats qui portent les valeurs de la gauche, des candidats de la résistance et de la lutte à la politique de Sarkozy. Cette posture est d'autant plus d'actualité au regard des luttes multiples qui se développent dans le pays. Dans ce contexte, le message des candidats communistes doit s'ancrer sur des valeurs fortes : les valeurs de solidarité, de fraternité, de justice, d'égalité, de laïcité, de liberté, de paix. Ce message doit promouvoir une société où le vivre ensemble prime sur les divisions et le rejet de l'autre, où la solidarité reprenne tout son sens, une société fondée sur les droits fondamentaux accessibles à tous garantis par des grands services publics, une société dont le but soit l'émancipation humaine et non la rentabilité des dividendes des actionnaires, une société qui lutte contre toutes les dominations et les discriminations, une société qui agisse pour une Europe sociale, un monde sans guerre, un nouveau type de développement respectueux de l'humanité et de la planète. La construction d'une France qui ne renie pas les grandes pages sociales de son histoire que notre peuple a écrites. Tout cela appelle à une gauche de courage, de responsabilité qui ose rompre avec les dogmes du libéralisme.

Les communistes sont en campagne

Le calendrier est serré. Il nous reste trois semaines avant le 10 juin. Si les communistes ont subi un choc le 22 avril dernier, ils n'en sont pas pour autant démobilisés. Nombre d'entre eux sont déjà de plain-pied dans la campagne des législatives avec leur candidat. Il faut maintenant élargir la mobilisation, prendre des initiatives, poursuivre les contacts de proximité... Une perception du travail militant approuvé par le conseil fédéral du Pas-de-Calais réuni vendredi dernier à Lens. Les communistes du Pas-de-Calais sont convaincus que dans ces moments difficiles, il est encore possible de travailler à la construction d'un espoir à gauche, qui passe par un sursaut de l'électorat et une remontée de l'influence du PCF.
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Mardi 29 mai 2007
Liberté 62 n°757 - Le 18 Mai 2007 – p.6 - Social

SERVICES PUBLICS, LA GRANDE BRADERIE, UN LIVRE DE DOMINIQUE DECÈZE

RESTRUCTURER ET VENDRE AU PRIVÉ


Par Pierre Pirierros

Les éditeurs font bien les choses et lorsque l’on ouvre le livre de Dominique Decèze sur “Les services publics, la grande braderie”, (chez J.C. Gawsevitch), le sous-titre ne saurait masquer le ton général puisque l’ouvrage paraît dans la collection “Coup de gueule” ! Il en était de même pour “La Machine à broyer” sur la privatisation de France Télécom. Coup de gueule contre les dysfonctionnements, les prébendes, les casses successives, le pouvoir de quelques uns, etc. etc. Alors cette grande braderie ?

L’AVENIR des services publics est une question centrale de l’alternative au libéralisme. On ne peut pas prétendre mettre l’économie au service du social sans remettre en cause les dégâts causés par les tenants du libéralisme. Dans notre région, de nombreux élus ont pris les devants en mettant tout cela sur la place publique et l’on pense aussitôt au référendum organisé à Houdain par le maire PCF, Daniel Dewalle. “Touche à ma Poste, ma DDE, mon commissariat de police, mon Trésor public”, cette exigence est au centre d’une action unanime du conseil municipal, action à laquelle est appelée à s’y associer, le plus naturellement du monde, toute la population houdinoise. Tous les électeurs (à partir de 18 ans, qu’ils soient inscrits ou non sur les listes électorales et quelle que soit leur nationalité) pourront voter avec une carte d’identité. À Houdain, donc, la solennité du référendum (non prévu dans les lois de la République) transforme l’acte citoyen et l’acte civique d’un seul coup en faisant des habitants les défenseurs autorisés et “légaux” des services publics appelés à disparaître ou à se restructurer, ce qui est quasiment la même chose, puisque de toutes façons, ils ne seront plus “présents” dans la commune.

La Poste fait même l’objet de querelles internes au sein même de son administration, à la direction départementale, le directeur du service “grand public” est pour la fermeture de La Poste dans sa configuration actuelle et le directeur “courrier” est pour son maintien. Cette cacophonie illustre bien le peu de bien fondé de La Poste pour ses services. La direction veut fermer le centre de tri pour ne garder qu’un petit guichet. Car le service public régule la vie de tous les citoyens, à commencer par les transports... Mais l’État ferme à tour de bras, hôpitaux, gares, postes, écoles, trésorerie, gendarmerie ; la Poste est
malmenée dans son rôle initial et en janvier 2006, c’est la création de la Banque Postale et la disparition des CCP ! Une augmentation de 16,5% des dix plus hauts salaires de la Poste en 2005, le rapport social de l'entreprise est précis sur ce point. La revalorisation salariale de 1,2 % est proposée pour les employés de La Poste en 2006. L'augmentation atteint "79 % depuis 2001" et ces dix salaires représentent désormais "3,462 millions d'euros brut par an" au total, soit 28.850 euros brut par mois en moyenne pour chacun de ces dirigeants, membres du comité exécutif de la Poste. La proposition salariale de la direction pour 2006 est une véritable provocation ; la direction propose, en effet, pour les cadres 1 % de hausse avec en parallèle une augmentation individuelle maximale de 1,6 %, et pour les employés 1,2 %". Ces propositions concernent les quelque 100.000 contractuels de la Poste (qui compte en outre environ 200.000 fonctionnaires).

Gestionnite

Mais où commence et où s’arrête le périmètre des services publics, ce sont d’abord les services régaliens de l’État mais la massue des dégengagements, et pas seulement, dans les zones rurales, retombe sur la vie quotidienne du pays. L’Équipement ? C’est le transfert de la moitié des agents des directions départementales vers les conseils généraux et le ministère de l’Intérieur parle de “bouquet de services minimal !” De rapports en dérapages et de méthodes d’action en gestionnite tenace, des principes sont réaffirmés tout en axant le processus de décentralisation, des réformes de l’État, des obligations de service universel, dans un sens voulu par Bruxelles et l’Union européenne. La notion de concurrence fait son apparition à grands pas de prédateur, lorsque la droite parle de “modernisation des services publics”, ce n’est pas un éloge vide de sens, c’est tout le contraire avec la casse successive et évidente pour réduire les budgets. Les termes de maintien, d’amélioration, de développement de l’accessibilité et de la qualité de ces mêmes services publics sont utilisés mais leur véritable signification est détournée des fondements des pratiques connues. Le rapport “Durieu” suscite des inquiétudes.

Restrictions budgétaires pour l’école

images-1.jpgLa politique faite dans l’éducation nationale avec les restrictions budgétaires massives en est l’exemple. L’apprentissage “junior” dès 14 ans, la précarisation de l’emploi, tout un contexte préoccupant pour la réussite de tous les jeunes. Plus de 600 postes vont être supprimés à la rentrée prochaine dans l’Académie de Lille. Aucune zone géographique n’est épargnée. Sous couvert d’«individualisation des parcours», c’est une école à plusieurs vitesses qui est organisée. Pour certains élèves, la découverte professionnelle et un entretien individuel d’orientation dès la quatrième visent à préparer des sorties précoces du système scolaire. Pour d’autres, seront réservés la possibilité de déroger à la carte scolaire ou le développement des bourses au mérite. Ces mesures vont à l’encontre d’une politique de mixité sociale. Elles illustrent le tri social organisé par la loi Fillon. Comment penser faire mieux réussir tous les élèves dans des zones en difficulté en réduisant les exigences à un socle appauvri, sans proposer de mesures visant à favoriser les apprentissages pendant le temps scolaire ?

Quelle justice fiscale ?

La justice fiscale passe par une pérennité des services publics et contre la diminution des agents des impôts, en un peu moins de dix ans, nous en avons perdu 600 dans le Nord/Pas-de-Calais. Les