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Vendredi 29 juin 2007
Une-L62-763-html-56ec8bd1.jpgLiberté 62 n°763
L'hebdomadaire communiste du Pas-de-Calais
Edition du 29 juin au 5 juillet 2007
par Liberté 62 publié dans : Une
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Vendredi 29 juin 2007

Liberté 62 n°763 - Le 29 Juin 2007-p.3 - Edito

 

RIPOSTE !

 

"DÈS cet été la droite entend avancer dans ses projets et marquer des points significatifs sur des domaines structurant aujourd’hui le socle dur de notre société : remise en cause de la notion de dialogue et pacte social avec l’instauration d’un service minimum, attaque d’envergure contre le système de solidarité nationale (mise en place de la franchise médicale, mise à mal des régimes spéciaux), casse du code du travail, attaque contre la réduction du temps de travail (exonération des cotisations sociales sur les heures supplémentaires), libéralisation des services et privatisation de l’Université, négation du droit du sol et de libertés fondamentales (réformes judiciaires).


Face à cette offensive globale, le PCF appelle à une riposte d’envergure ; à contrer coup par coup les attaques portées et à faire grandir des réponses porteuses d’une autre perspective de développement humain et social. Ainsi dès le 1er juillet, date d’ouverture du marché de l’électricité, les communistes appellent nos concitoyens à s’engager à réaffirmer leur attachement au service public de l’énergie, en faisant le choix de rester au tarif "service public administré par l’Etat", et donc à repousser les offres de marché réalisées tant par les opérateurs privés que par EDF et GDF.

Nous voulons faire reculer la droite et le MEDEF sur l’instauration d’une franchise médicale et d’une TVA sociale. C’est pourquoi notre parti entend participer activement à la riposte sur la santé initiée par un collectif de quarante organisations. Nous organiserons également la riposte à la mise en place d’une flexisécurité et du contrat unique en nous adressant au monde du travail pour sécuriser l’emploi et la formation.


Les communistes exigent le retrait de la réforme sur l’autonomie des universités : en lien avec leurs parlementaires, ils vont travailler avec l’ensemble des acteurs de la communauté universitaire, étudiants, enseignants, chercheurs, organisations syndicales, collectivités territoriales, à une alternative progressiste à cette réforme libérale insensée que Nicolas Sarkozy présente comme une des mesures phares de son septennat.


Il y a urgence pour le Proche Orient et la Palestine ! Le PCF, laJC et l’ANECR appellent après le grand rassemblement devant leQuai d’Orsay de mardi 26 juin à des initiatives décentralisées dansles départements afin d’exiger la tenue d’une conférence internationale pour le rétablissement de la paix et la création d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967 au côté de l’Etat israélien.


Deux ans après le NON français au TCE, à l’initiative de Nicolas Sarkozy et Angéla Merkel, un accord pour un traité simplifié vient d’être conclu à Bruxelles. C’est une manipulation ! Négocié dans le secret, cet accord vise à effacer les attentes exprimées par les électeurs et à consolider l’orientation libérale de la construction européenne. Le PCF s’oppose à ce mini traité. Il exige un nouveau débat démocratique en France et en Europe ainsi que l’organisation d’un nouveau référendum en France. Dans les jours qui viennent, il va s’adresser à ses partenaires européens, notamment au Parti de la Gauche Européenne, pour proposer l’organisation d’une grande campagne d’information et de débats sur les ruptures à opérer avec l’Europe libérale pour ouvrir une perspective de progrès social et démocratique."


Résolution du Conseil national du PCF du 23 juin 2007

par Liberté 62 publié dans : Edito
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Vendredi 29 juin 2007

Politique
LE PCF S’ENGAGE  DANS LA PRÉPARATION D’UN CONGRÈS EXTRAORDINAIRE

Réuni ce vendredi 22 et ce samedi 23 juin place du Colonel Fabien à Paris, le Conseil national du PCF a convoqué un congrès extraordinaire pour les 8 et 9 décembre de cette année...

 


Photo-L62-763-p3et4-html-67ece508.jpg"CE QUE PROPOSE LA DIRECTION NATIONALE EST EN DEHORS DE TOUTE RÉALITÉ"

De retour de la réunion du Conseil national qui s’est déroulée vendredi et samedi derniers à Paris, Cathy Apourceau, secrétaire de la fédération PCF du Pas-de-Calais répond aux questions de Liberté 62....

 

Politique
DÉPUTES COMMUNISTES
ET VERTS FORMENT UN GROUPE PARLEMENTAIRE

Après une semaine de débats et de négociations, les députés communistes, écologistes et deux députés d’Outre-mer sont parvenus mardi à un accord afin de constituer un groupe commun à l'Assemblée nationale. Baptisé "groupe de la gauche démocrate et républicaine" (GDR), il s’est doté d’une présidence tournante de 20 mois, assurée tout d'abord par Jean-Claude Sandrier, élu communiste du Cher...


" JE NE PARTICIPERAIS PAS A SON ACTIVITE "

Dans une déclaration datée du mardi 26 juin, André Gérin, député communiste du Rhône  annonce qu'il ne participera pas aux activité du groupe de la gauche démocrate et républicaine...


Social

CADENCE INNOVATION - NOEUX-LES-MINES
LES SALARIÉS LIQUIDÉS AU NOM DE “L’AJUSTEMENT À LA MONDIALISATION”

À Noeux-les-Mines, c’en est fini de Cadence Innovation ! Les moules restent toujours propriétés des deux constructeurs français Renault et PSA. Près de cinq mois après la liquidation de l’entité à Noeux-les-Mines, voilà que le monde financier se voit “soulagé” par l’attribution d’un fonds européen versés à la France pour le dossier Cadence Innovation. Il s’agit bien de fonds européens dits d’ajustement à la mondialisation pour dépanner les chocs économiques...

Social
CODE DU TRAVAIL ET CONVENTIONS COLLECTIVES BAFOUÉS, LICENCIEMENTS COLLECTIFS

QUATRIÈME SEMAINE DE GRÈVE À UNION ÉLECTRIQUE RUITZ

Les revendications sont multiples chez les grévistes et les salariés d’Union électrique (zone industrielle de Ruitz) qui entament leur quatrième semaine d'un mouvement démarré le 4 juin dernier. Face à une direction qui s'assoit sur les lois, ils ne se laissent pas intimider, le moins du monde, et mettent en avant - comme priorité des priorités – le respect du code du travail et des conventions collectives...

 

 

 

par Liberté 62 publié dans : Sommaire
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Vendredi 29 juin 2007

Liberté 62 n°763 - Le 29 Juin 2007-p.3 et 4- Politique

 

LE PCF S’ENGAGE  DANS LA PRÉPARATION  D’UN CONGRÈS EXTRAORDINAIRE

Par Jérôme Skalski

 

Réuni ce vendredi 22 et ce samedi 23 juin place du Colonel Fabien à Paris, le Conseil national du PCF a convoqué un congrès extraordinaire pour les 8 et 9 décembre de cette année.

LA proposition faite par la Direction nationale du PCF programmant la tenue d’un congrès extraordinaire fin 2007 a été approuvée au terme de 2 jours de débats par 73,7 % des délégués présents a indiqué Michel Laurent, membre du Comité exécutif du parti.

 

Tout doit être examiné et réexaminé

 

Introduisant le débat et défendant le principe de ce congrès, Marie- George Buffet, secrétaire nationale du PCF, a invité les communistes à ouvrir une réflexion "sans tabou" sur les causes de l' «échec» électoral du parti et son «déclin». "Tout doit être examiné, réexaminé, sans tabou, ni a priori" a-t-elle affirmé. Marie-George Buffet a également plaidé pour un "débat d'idée" à mener "dans la durée" pour préparer une "contre-offensive idéologique" et parvenir à un "projet alternatif".

 

 

Mise en place d’une commission d'animation du débat

 

Les délégués ont également adopté à 77 % la proposition de la direction de constituer une "commission d'animation du débat", pour préparer ce congrès. La question d'un changement de direction, envisagée par Marie- George Buffet pour la fin de cette année au lendemain de l’élection présidentielle a été reportée a XXXIVe congrès prévu fin 2008.

 

Un congrès en plusieurs étapes

 

Le relevé des décisions prises par le Conseil national définit plusieurs étapes dans la préparation du congrès de décembre. D’ici le mois d’octobre, "un questionnaire sera adressé à tous les membres du PCF visant, explique le texte, à mieux appréhender leur point de vue", "la rédaction de contributions communistes" étant "encouragée". "De même, poursuit-il, à l’échelle nationale comme locale la création d’espaces d’échange et de confrontation, de forums ou groupes de travail initiés par le parti communiste ou d’autres favoriseront la participation de tous les communistes, de tous les progressistes qui le désirent à cet effort partagé".

Un collectif désigné par le Conseil national étant en charge d’animer cette phase de préparation du congrès extraordinaire, début octobre, seront déterminées plus précisément ses formes et ses modalités.


 

 

"CE QUE PROPOSE LA DIRECTION NATIONALE EST EN DEHORS DE TOUTE RÉALITÉ"

 

 

De retour de la réunion du Conseil national qui s’est déroulée vendredi et samedi derniers à Paris, Cathy Apourceau, secrétaire de la fédération PCF du Pas-de-Calais répond aux questions de Liberté 62.

 Photo-L62-763-p3et4-html-67ece508.jpg




Liberté 62 : "Suite aux élections présidentielles et législatives, la direction nationale du PCF vient de proposer d’engager un débat et une réflexion "sans a priori" et "sans tabou". Que pensez-vous de cette proposition ?"


Cathy Apourceau – "Je suis de celles et de ceux qui pensent qu’il faut, effectivement, avant toute chose, engager un vrai débat dans le Parti, un débat ouvert, franc et sans complaisance sur les erreurs stratégiques qui nous ont mené droit dans le mur.

L’affaiblissement réel du Parti doit nous faire réfléchir sur notre avenir et non pas nous replier une nouvelle fois dans une analyse simpliste, surfaite, rejetant la responsabilité sur les autres. Bien évidemment, les grands médias, le bipartisme consécutif au quinquennat et au renversement du calendrier électoral sont en partie responsables de la situation actuelle mais cette réalité n’explique pas tout."


Liberté 62 : "Que pensezvous de l’idée de programmer dans cette perspective la tenue d’un congrès extraordinaire en décembre prochain ?"


Cathy Apourceau – "Je crains que l’annonce d’un congrès extraordinaire qui plus est, à la va-vite, ne favorise pas le débat en profondeur. Une très large majorité des adhérents de notre fédération s’opposent à ce congrès extraordinaire et ceci pour trois raisons essentielles : d’un point de vue tactique, d’un point de vue stratégique et d’un point de vue financier. Deux choses doivent primer : d’une part l’unité des communistes et d’autre part la volonté de redonner au militants communistes des armes pour mener la bataille idéologique face à Nicolas Sarkozy et au Medef. Dans le cadre des élections législatives, c’est notre ancrage local qui nous a permis de sauver les meubles et certainement pas notre stratégie. Là où nous avons peu d’ancrage et là où nous sommes en état de faiblesse d’organisation, c’est l’effondrement ! Et que nous propose-ton de faire ? Deux congrès, l’un à l’automne et l’autre un an plus tard. Une nouvelle fois ce que propose la direction nationale est en dehors de la réalité. Dès septembre, chaque fédération, chaque section va préparer municipales et cantonales. Ouvrir un congrès à la veille de ces élections importantes pour notre ancrage local est une aberration, une erreur tactique et une source de division.

Enfin, deux congrès alors que les finances du Parti sont au plus mal, c’est un luxe ! Un seul congrès après les municipales aurait amplement suffit pour définir une stratégie qui nous conduise à la reconquête de l’électorat populaire et nous permette dans la sérénité et avec détermination de mener la lutte et de préparer les échéances des européennes en 2009 et des régionales en 2010. "


Liberté 62 : "Certains membres du PCF avancent l’idée d’une recomposition politique "à gauche de la gauche" dans le sens d’une continuation de l’inspiration fondamentale de la stratégie dite "unitaire". Est-ce souhaitable ?


Cathy Apourceau – "Nos reculs idéologiques de congrès en congrès nous ont désarmés face à la bataille menée contre notre peuple par la droite et le patronat. Apparaissons-nous encore comme anticapitalistes ? Comme porteur d’un projet de société alternatif au capitalisme ? Malheureusement, je ne le pense pas. Et c’est là, une des principales sources de nos maux : nous sommes devenus, pour la plupart des gens, un parti comme les autres. Nous ne créons plus l’espoir dans une société nouvelle débarrassée de l’exploitation capitaliste et nos abandons idéologiques successifs nous font apparaître comme étant tout juste bons à panser les plaies du capitalisme.

L’avenir du Parti et l’efficacité de notre lutte en faveur des travailleurs, des chômeurs, des jeunes et des retraités n’est pas dans le réformisme. Les gens préfèrent toujours l’original à la copie et c’est une des raisons essentielles du vote utile en faveur du PS qui plombe en permanence nos résultats à chaque élection nationale. Où est passée notre originalité ? Notre identité ancrée dans la transformation radicale de la société ? Je pense que depuis des années elle se sont diluées dans un consensus sans aucun véritable bilan, sans aucune remise en cause réelle de nos stratégies passées. Il nous faut d’urgence les retrouver."

 

par Liberté 62 publié dans : Politique
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Vendredi 29 juin 2007

 

Liberté 62 n°763 - Le 29 Juin 2007 – p.5 – Politique

 

DÉPUTES COMMUNISTES

ET VERTS FORMENT UN GROUPE  PARLEMENTAIRE

Par Jérôme Skalski

 

Après une semaine de débats et de négociations, les députés communistes, écologistes et deux députés d’Outre-mer sont parvenus mardi à un accord afin de constituer un groupe commun à l'Assemblée nationale. Baptisé "groupe de la gauche démocrate et républicaine" (GDR), il s’est doté d’une présidence tournante de 20 mois, assurée tout d'abord par Jean-Claude Sandrier, élu communiste du Cher.

 

LES groupes de députés avaient jusqu'à mardi 18h pour déposer la liste de leurs membres – au moins 20 selon la règle de l'Assemblée nationale – et le nom de leur président. Composé de 18 députés communistes et républicains (15 communistes, 3 apparentés dont Maxime Gremetz), de 4 élus Verts et de 2 députés d'Outremer, Alfred Marie-Jeanne (DVG - Martinique) et Huguette Bello (PCR - La Réunion), ce "groupe technique" permettra au PCF et aux Verts d'avoir du temps de parole lors de la discussion des projets de loi, d'intervenir lors des questions au gouvernement chaque mardi et mercredi ainsi que d'avoir un secrétariat officiel. Présentis un temps comme étant associés à cette formation, les 8 députés radicaux de gauche (PRG) ont finalement décidé de s'associer au groupe socialiste, comme sous la précédente législature.

 

L'aboutissement d'une semaine de discussions

 

La constitution de ce groupe est l'aboutissement d'une semaine de discussions. Les 4 élus Verts et les 8 députés du PRG ont d'abord tenté de former un groupe en faisant des propositions à la douzaine de divers gauche et dissidents PS. Les communistes, pour leur part, ont demandé l'abaissement du seuil nécessaire pour constituer un groupe à l'Assemblée nationale de 20 à 15 députés. Devant l'impossibilité d'atteindre ces objectifs - la demande communiste nécessitant un vote de l'Assemblée nationale - , le PRG a rejoint le groupe socialiste, Verts et députés communistes et républicains scellant leur accord mardi après-midi juste avant l'ouverture de la législature.

 

La voix des communistes continuera d’être représentée

 

Ainsi que le précise la déclaration de constitution du groupe GDR chacun disposera de "la totale liberté de parole et de vote en son sein". La voix des communistes continuera d’être représentée, Alain Bocquet étant désigné porte-parole de ses élus.

 

Un groupe technique

 

"C'est un deal pour la législature, ce n'est pas un truc provisoire pour quinze jours", a affirmé le député apparenté communiste Jean-Pierre Brard. "L'équilibre qui a été trouvé permet à chacun d'exister sur la base de son identité", s'est-il félicité. "Il s'agit d'un groupe technique qui va permettre à la fois aux Verts, aux communistes et aux représentants d'Outre-mer d'exister et d'accomplir leur travail parlementaire", a déclaré le député Verts Noël Mamère dans les couloirs de l'Assemblée nationale.

Pour Patrick Braouezec, député communiste de Seine-Saint-Denis, il s'agit d'"un mariage de raison, mais certains mariages de raison finissent en mariage d'amour, il peut être les prémisses d'une force alternative à gauche". "On ne peut pas faire autrement, mais c'est la mélasse" a déclaré pour sa part le député communiste André Gérin qui, tout en étant intégré à la déclaration du groupe GDR, soulignait mardi soir qu’il "ne participera pas à son activité".

 

 

LES MEMBRES DU GROUPE DE LA GAUCHE DÉMOCRATE ET RÉPUBLICAINE

 

LE groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine compte vingt-quatre élus. Quinze communistes : Marie-Hélène Amiable (Hautsde- Seine), François Asensi (Seine-Saint-Denis), Alain Bocquet (Nord), Patrick Braouzec (Seine-Saint-Denis), Marie-George Buffet (Seine-Saint-Denis), André Chassaigne (Puy-de-Dôme), Jean-Jacques Candelier (Nord), Jean-Claude Sandrier (Cher), André Gérin (Rhône), Roland Muzeau (Hauts-de-Seine), Jean-Paul Lecoq (Seine-Maritime), Pierre Gosnat (Val-de-Marne), Jacqueline Fraysse (Hauts-de-Seine), Daniel Paul (Seine-Maritime), Michel Vaxès (Bouche-du-Rhône). Trois apparentés : Maxime Gremetz (Somme), Jean-Pierre Brard (Seine-Saint- Denis), Jacques Desallangre (Aisne). Quatre élus écologistes : Martine Billard (Paris), Yves Cochet (Paris), Noël Mamère (Gironde), François de Rugy (Loire-Atlantique). Deux élus d’Outre-mer : Huguette Bello (PCRRéunion) et Alfred Marie-Jeanne (DVG-Martinique).

 

" Je ne participerai pas

à son activité… "

 

Dans une déclaration daté du mardi 26 juin, André Gérin, député communiste du Rhône annonce qu’il ne participera pas à l’activité du groupe de la gauche démocrate et républicaine.

 

"Je ne participerai pas à l’activité du groupe de la gauche démocrate et républicaine, en tant que député communiste.L’identité communiste est escamotée pour des calculs d’appareil et de sommet. Nous le savons, les combines politiciennes divisent, elles sont meurtrières et bien loin des réalités populaires. Nous sommes dans la confusion totale au moment où doit s’engager une contre offensive contre la politique de la droite UMP.

Nous avons plus que jamais besoin du groupe communiste et républicain pour contribuer à l’ouverture et au rassemblement dans notre peuple, pour une gauche authentique, une gauche révolutionnaire. C’est comme cela que je me suis engagé dans la campagne électorale. Je soutiendrai toute initiative qui respecte l’identité communiste et le pluralisme politique."

 

 

par Liberté 62 publié dans : Politique
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Vendredi 29 juin 2007

 

Liberté 62 n°763 - Le 29 Juin 2007 -p. 6 -Social

 

 

CADENCE INNOVATION - NOEUX-LES-MINES

 

LES SALARIÉS LIQUIDÉS AU NOM DE “L’AJUSTEMENT À LA MONDIALISATION”

 

Par Pierre Pirierros

 

 

L62-phot-p6-html-3dfc6e33.jpgÀ Noeux-les-Mines, c’en est fini de Cadence Innovation ! Les moules restent toujours propriétés des deux constructeurs français Renault et PSA. Près de cinq mois après la liquidation de l’entité à Noeux-les-Mines, voilà que le monde financier se voit “soulagé” par l’attribution d’un fonds européen versés à la France pour le dossier Cadence Innovation. Il s’agit bien de fonds européens dits d’ajustement à la mondialisation pour dépanner les chocs économiques. Cette appellation n’est pas sans raviver de douloureux souvenirs aux anciens salariés noeuxois dont la lutte pour la survie de l’outil de travail restera comme un précédent dans un bassin d’emploi donné. Dès juin 2006, la CGT, ses délégués, les salariés tiraient la sonnette d’alarme mais l’acharnement des Équipementiers automobiles s’est vite transformé en lutte de pot de fer contre pot de terre.

Le secteur des équipementiers automobiles se trouve fragilisé actuellement devant une concurrence exacerbée alors que les délocalisations d’activités entières sont légion. Dans l’usine noeuxoise sont fabriqués, notamment, des boucliers pour pare-chocs en polyéthylène et tous les accessoires dérivés. Comme dans toute restructuration et liquidation, ce sont les salariés qui ont trinqué. Cette situation est vécue comme telle par l’ensemble des 1400 salariés de Cadence Innovation à travers toute la France. Le tribunal, lui, validait les plans des candidats à la reprise des autres sites de cet équipementier Faurecia pour Bunhaupt-le-Haut (Haut-Rhin), Sora pour Pouancé (Maine-et-Loire) et Plastic Omnium pour Vernon. Sur les 1400 salariés, il y aura plus de 700 emplois purement et simplement supprimés dans une conjoncture très difficile. Les délocalisations touchent tous les secteurs d’activités et surtout les équipementiers. Faurecia, Delphi, Valeo, Bosal, la Française de Mécanique (avec la fermeture de la fonderie) Cadence innovation, STARuitz sont touchés de plein fouet ; des “grands” du secteur de l'équipement automobile taillent de plus en plus dans leurs effectifs en France et ils ne se limitent plus aux intérimaires, ils suppriment aussi des CDI. Les équipementiers suivent les usines des constructeurs, les “petites pièces” ont été délocalisées dans des pays à faible coût de main d’oeuvre. Les entreprises veulent être de plus en plus compétitives sur le marché des pièces automobiles mais aussi hors automobile.

 

Concurrence exacerbée

 

Pendant des années, observe Abderrahmane Baouche, ancien délégué central de la CGT, c’est la concurrence exacerbée qui s’installe partout. Nous, nous sommes, déjà, dans cette vague de restructurations et nous souffrons de tous les aléas d’une compétitivité installée chez tous les équipementiers automobiles”. Les donneurs d’ordre Renault, propriétaire des “moules” pour les parechocs peuvent à tout moment peser dans un sens ou dans un autre. Mais il n’y a pas que Renault ; Peugeot, actionnaire à 72 % de Faurecia, montre le chemin de sa puissance de tutelle et donne comme motif la part d’un marché important de la plasturgie. Dans le même secteur géographique, quatre unités produisent la même chose, Faurecia (Marles-les-Mines et Auchel), Plastic Omnium (Bruay) et Cadence Innovation. En s’accaparant un marché supplémentaire Faurecia éliminerait sans coup férir un concurrent de trop et ferait ainsi de sa stratégie, une pièce maîtresse dans le monde des équipementiers automobiles. Renault, constructeur à “bonne image de marque” est toujours dans la tourmente. Et l’automne prochain, des bouleversements importants assombriront l’emploi à Renault- Douai. Des effectifs conséquents seront “déplacés” dans d’autres sites dont STA à Ruitz. Les équipementiers automobiles et les constructeurs sont dans la tourmente.

L'Observatoire des métiers de la métallurgie vient de publier des chiffres menaçants pour l’emploi puisque “3.000 à 4.000 emplois par an devraient disparaître” dans la filière automobile d’ici 2010. C’est tout le système de l’actionnaire principal qui est posé et notamment lorsque l’actionnaire principal ne met pas la main à la poche. C’est un problème de trésorerie alors que l’on assiste à des centaines de suppressions d’emplois. Le travail à flux tendu est une forme de disparité d’une véritable programmation de production. Cette logique, c’est celle de la baisse du coût du travail, baisse des charges, pour permettre aux entreprises d’être concurrentielles sur le marché mondial. Dans le cas précis, la liquidation de Cadence Innovation résulte de l'insuffisant soutien financier des actionnaires américains successifs, le groupe Venture en faillite puis un pool de banques et fonds de pension.

 

 

 

CONSEIL RÉGIONAL

LE SENS D'UN DÉBAT DÉMOCRATIQUE...

 

SUITE à une déclaration condescendante du vice-président du conseil régional Pierre de Saintignon à propos de l’affaire Sublistatic ("Liberté 62" de la semaine dernière) et de la démarche des élus communistes, Alain Bruneel, président de la commission économique, nous adresse la déclaration suivante.


Je ne comprends aucunement la violence des propos de mon collègue Pierre de Saintignon pour qui j’ai une profonde estime au regard de son activité intense en faveur du développement économique de notre région. Simplement, ma démarche, dans le cadre du conflit Sublistatic, s’inscrit dans un esprit de conflictualité positive afin que la gauche réussisse durablement sur la question de l’insécurité sociale.

Malheureusement, dans cette région, j’ai la forte impression que les débats sur les questions économiques ne peuvent être abordés que par quelques initiés ayant la science infuse. Cette démarche n’est aucunement ma conception du débat démocratique car la diversité citoyenne et politique doit pouvoir s’exprimer dans le champ économique.

Par ailleurs, je rappellerai que le groupe communiste et républicain n’est pas dans l’exécutif régional mais dans la majorité de gauche ; ce qui explique la diversité d’appréciation sur les orientations décidées. Loin de moi de vouloir donner des leçons à l’exécutif, mais mon rôle d’élu de gauche est de faire entendre la voix des salariés en souffrance sociale dans l’objectif d’apporter des solutions concrètes à leur situation particulière.

Malheureusement, mon attitude reste incomprise par l’exécutif régional qui préfère pratiquer l’ostracisme à mon égard au lieu d’accepter le pluralisme des idées à gauche. Pour illustrer mon propos, je rappellerai que j’ai été écarté deux fois par l’exécutif régional concernant le traitement de deux dossiers économiques tels que : Wagon automotive à Douai et celui de la Papeterie de Maresquel."

 

 

par Liberté 62 publié dans : Social
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Vendredi 29 juin 2007

Liberté 62 n°763 - Le 29 Juin 2007 – p.7 – Social

 

CODE DU TRAVAIL ET CONVENTIONS COLLECTIVES BAFOUÉS,

LICENCIEMENTS COLLECTIFS

 

QUATRIÈME SEMAINE DE GRÈVE À UNION ÉLECTRIQUE RUITZ

Par Pierre Pirierros

 

Les revendications sont multiples chez les grévistes et les salariés d’Union électrique (zone industrielle de Ruitz) qui entament leur quatrième semaine d'un mouvement démarré le 4 juin dernier. Face à une direction qui s'assoit sur les lois, ils ne se laissent pas intimider, le moins du monde, et mettent en avant - comme priorité des priorités – le respect du code du travail et des conventions collectives. “La situation dans notre entreprise est telle que, poussés à bout, les salariés, se sont mis en grève, à l’appel de la CGT. Les licenciements abusifs sont légion. Notre direction, la famille Delbecq, (père et fils,) agit comme bon lui semble sans aucune règle sociale ni considération envers le personnel. L'entreprise familiale a des limites...”

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La Construction CGT est solidaire du combat des “Union électrique”

 











LA liste des revendications est longue mais avant toutes choses, ce que nous voulons c’est le respect des lois”, Patrick Auverlot, délégué central syndical CGT, est catégorique. Et de nous préciser que "la grève est la meilleure des ripostes face à l’arbitraire existant dans cette entreprise du BTP depuis sa création en septembre 2000". 82 CDI, autant d’intérimaires, l’effectif varie selon les travaux engagés mais ce qui est sûr, c’est “la loi du plus fort” qui a cours à Union électrique. Le droit d'alerte a été exercé par les délégués syndicaux cégétistes. L’Inspection du travail à Béthune, notamment M. Gallet, et la direction du travail à Arras, Mme Piette, ont été informés avec des documents précis sur cette situation, or, rien n’y fait. Les grévistes, une quarantaine, eux, poursuivent une mobilisation exemplaire, dans le strict cadre de la loi, mais leur “patience” a des limites et Patrick Auverlot de dénoncer de drôles de collusions ; exemple, le patron fait appel à la police pour ses déplacements à l’intérieur de l’entreprise...

La sous-préfecture de Béthune a le dossier en mains. Mais qu’en faitelle ? La CGT de la construction du Pas-de-Calais, réunie en assemblée, lundi dernier, met tout cela devant l’opinion et la population en pointant les contradictions évidentes entre la “paix sociale” voulue par Sarkozy et l’emploi. Mais que vaut un emploi sans garanties légales, ni protection juridique ? La grève à Union électrique est là pour nous rappeler, à juste titre, qu’au sein du BTP, il y a des situations anormales, la famille Delbecq, elle, s’arroge des droits exorbitants au mépris des lois en vigueur dans cette corporation.

 

Diviser pour mieux régner

 

Diviser pour mieux régner, cela se vérifie de jour en jour et, surtout, actuellement, en période de grève ; on ne compte plus les délitset les entraves commis par la direction. Pas de réunion de CHSCT, pas d’information aux élus du comité d’entreprise, fiches de paie irrégulières, malgré la mensualisation, faux certificats CACES (certificat d’aptitude à la conduite en sécurité), création de zones de déplacement non conformes aux conventions collectives, faux laissez- passer pour les sites “Seveso”, etc. La grève est une période cruciale pour tous les travailleurs, c’est le creuset de toutes les aspirations à travailler mieux dans un autre climat. “Et pourtant, observe le délégué syndical de la CGT, nous suivons scrupuleusement la loi, les débordements et les provocations ne sont pas de notre fait. Nous avons alerté, en temps et en heure, l’Inspection du travail et la direction départementale du travail. Nous n’avons pas le retour voulu. Il ne s’agit pas d’apaiser les esprits mais bien de poursuivre la lutte pour nos droits.”

Grégory Glorian, secrétaire de l’Union départementale CGT et Christophe Van Lierde, secrétaire CGT de la Construction, soutiennent le combat engagé par les salariés d’Union électrique. Eux aussi, rejettent les dysfonctionnents ; “l’essouflement du mouvement de grève” est escompté par la direction. Les grévistes réfutent les provocations, d’où qu’elles viennent. “Il s’agit d’un conflit social, dans un secteur précis, mais la situation est tout à fait particulière dans cette entreprise”, ajoutent-ils aussitôt. Une tableronde est demandée aux pouvoirs publics par les syndicalistes et les grévistes pour faire avancer les revendications de base.

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Patrick Auverlot (au centre), délégué syndical central

CGT, “notre combat est aussi un combat pour

le respect de la dignité au travail” ; à ses côtés,

Grégory Glorian, secrétaire de la CGT du Pas-de-

Calais. Photos Liberté 62

 


Confusion des genres

 

La confusion des genres est inadmissible entre l’employeur Delbecq et une société d’intérimaires gérée par le même employeur, avec les mêmes cartes de visite (l’une au verso, l’autre au recto) et lorsqu’on pose la question à la direction, celle-ci dit ne pas être au courant. L’emploi permanent de personnel de cette agence d’intérimaires “Ardel” sur des chantiers “Union électrique” (et vice-versa) constitue un délit de marchandage. Fait plus grave, des intérimaires de l’agence Ardel, des artisans, sont appelés par la direction pour remplacer les grévistes.

Tout cela dans un climat délétère, l’entreprise doit 340 000 euros à l’Urssaf, ce qui amène la direction, en toute illégalité, à amputer les indemnités de grand déplacement d’environ 300 euros par mois.

Sur un chantier en Vendée, dit l’un d’eux, nous n’avions que 50 euros pour le logement, le deux repas, midi et soir ; à ce tarif là, nous travaillons à perte et tout est à l’avenant. C’est le cas aussi pour un chantier à Clermond- Ferrand où les indemnités de déplacement couvraient à peine les frais engagés sur place. Tout cela dans une attitude de diktat du patron. Et que dire d'un chantier en Nouvelle-Calédonie où les neuf salariés ont dû payer des indemnités pour un véhicule endommagé ?”

Les témoignages des salariés en déplacement complètent les dires des syndicalistes. Le comité d’entreprise élu en juin 2006 ne peut fonctionner faute de moyens logistiques et financiers. Cela s’ajoute au mauvais climat ambiant. Des heures sont retirées des fiches de paie, sans explications. La liste des revendications, on le constate, est impressionnante. Les salariés d’Union électrique se battent pour leurs droits, le respect de la dignité au travail et l’application des lois en vigueur dans le Bâtiment et les travaux publics. Les insultes y sont monnaie courante et cela est, aussi, tout à fait inacceptable. Lors des récentes opérations de distributions de tracts à la population, à Ruitz, à Béthune, à Bruayla- Buissière, ils ont reçu le soutien des élus et militants communistes dont Danièle Seux, maire de Divion, Daniel Dewalle, maire de Houdain, Josette Quéva, de la section d’Auchel. La défense de l’outil de travail est un repère significatif dans la lutte entreprise par les salariés d’Union électrique. Pour le code du travail et les conventions collectives.



 

 

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Lundi 25 juin 2007
Une-L62-762-html-1dcfc8f0.jpgLiberté 62 n°762
L'hebdomadaire communiste du Pas-de-Calais
Edition du 22 au 28 juin 2007

par Liberté 62 publié dans : Une
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Lundi 25 juin 2007
UN SURSAUT REEL S'EST PRODUIT


La droite remporte ces élections. L’UMP est majoritaire dans la nouvelle Assemblée nationale. Mais non seulement cette victoire est moins large qu’annoncée, mais il y aura moins de députés de droite qu’en 2002 ! Un sursaut réel s’est produit aujourd’hui avec les candidats socialistes, communistes, Verts autour desquels la gauche s’est rassemblée. Le président de la République et le gouvernement ne peuvent pas conclure de ces élections que le soutien des Français leur est acquis et qu’ils ont maintenant les mains libres pour réaliser les rêves de la droite « décomplexée » et du grand patronat.

Le vote de ce second tour des élections législatives constitue un élément nouveau sur ce qu’avait révélé le premier : la résistance à ce qui était présenté comme une « vague bleue » irrésistible a été bien plus forte que prévue. Comme dimanche dernier, où elle avait battu des records, l’abstention est très forte. Environ six électeurs sur dix auront participé à l’élection de leur député, alors qu’ils ont voté il y a six semaines à 85 % pour désigner le président.

Les élections de 2007 viennent d’ouvrir une période nouvelle, pour notre pays, pour notre société et son avenir. Les députés, les élus, les militantes et militants communistes sont déterminés à se mobiliser pour contribuer à rassembler le plus largement dans la résistance aux mauvais coups et arracher tout ce qui pourra l’être.

On trouve et on trouvera le Parti communiste, les députés communistes dressés contre cette politique : c’est un acquis de ces élections qui n’était pas donné d’avance, pour le moins ! Le premier tour, avec 4,7 % des voix, avait révélé un redressement du PCF. Vingt-quatre candidates et candidats communistes avaient été placés par le suffrage universel en situation d’affronter la droite au second tour. On peut penser, au vu des tout premiers résultats parvenus à cette heure, qu’au moins une quinzaine d’entre elles et eux vont être élus, en augmentant de façon significative le total des voix qui s’étaient portées sur la gauche au premier tour. La démocratie exige que leur voix puisse être entendue demain à l’Assemblée par la reconnaissance d’un groupe des députés communistes et apparentés.


Déclaration du Parti communiste français

Paris, le 17 juin 2007.

par Liberté 62 publié dans : Edito
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Lundi 25 juin 2007


Social
SUBLISTATIC HÉNIN-BEAUMONT

CAFOUILLAGE BUREAUCRATIQUE

SUR LES INDEMNITÉS DE LICENCIEMENT


Sommaire-L62-762-html-4f7c4758.jpgL ES anciens salariés de Sublistatic sont en colère et on les comprend. Les conditions de la convention de reclassement personnalisé (CRP) avaient été acceptées, mais voilà qu’une prime promise par le président du Conseil régional n’est plus d’actualité. À Hénin-Beaumont, c’est la confusion la plus totale... Fin janvier, le personnel constatait que les indemnités de licenciement “promises” aux 224 salariés recouvraient la liquidation totale de leur entreprise. "On nous a demandé d'accepter les conditions de la convention de reclassement personnalisé pour obtenir 3.000 euros de prime, plus 7.000 euros si nous décrochons un CDI, un CDD ou une formation", soulignait la secrétaire adjointe du comité d'entreprise...


Social
MARESQUEL