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Vendredi 31 août 2007
L62-771-Une-im-html-261a7c64.jpgLiberté 62 n°771
L'hebdomadaire communiste du Pas-de-Calais
Edition du 24 au 30 août 2007
par Liberté 62 publié dans : Une
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Vendredi 31 août 2007

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Liberté 62 n°768 - Le 24  août 2007- 3 -Édito

 

ASSEZ DE GÂCHIS FINANCIERS

Par Dominique Watrin

LES analystes financiers ne sont pas payés de mots ces derniers jours pour alerter sur l’ampleur du séisme boursier international, ses causes spéculatives et ses conséquences à terme sur l’économie mondiale. Pour l’heure, en France, avant même le krach larvé de cet été meurtrier, tous les indicateurs d’une bonne santé économique sont en panne. La consommation stagne. Les investissements industriels devraient connaître un ralentissement au premier semestre. Le commerce extérieur, pendant le même temps, accuse 15 milliards d’euros de déficit.

Or, face à une situation pourtant aussi préoccupante, c’est à peine si l’on a entendu Nicolas Sarkozy proposer plus de transparence dans les circuits financiers. Comme si une opération spéculative «transparente» pouvait être plus légitime qu’une autre plus opaque. La discrétion des dirigeants du pays sur ces questions éminemment cruciales souligne une contradiction de poids pour le nouvel élu, son gouvernement, sa majorité.

Les «mesures phares» votées cet été vont-elles contribuer à répondre aux problèmes de la nation, ou plutôt amplifier la logique spéculative à l’origine de la crise financière ? On attend toujours en tout cas des plus hautes autorités de l’État la condamnation du gaspillage de plusieurs centaines de milliards d’euros partis en fumée dans ce mini krach boursier. Plus que jamais, l’heure devrait être à un grand débat. Non pour savoir comment accompagner au mieux le gâchis actuel, mais pour porter l’exigence de contrôle des fonds publics et d’une autre utilisation de l’argent, par des critères sélectifs de crédit par exemple, privilégiant la croissance réelle, l’emploi, les salaires, les qualifications, la formation. La gauche aurait là matière à démontrer son utilité pour relever le pays et répondre aux attentes des Français.

 

 

par Liberté 62 publié dans : Edito
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Vendredi 31 août 2007
Social
SANS MERCI !

Le préfet Daniel Canepa ordonne la rafle des grévistes de la faim sans-papiers à Lille pour les expulser. Au 67ème jour de jeûne, mardi 21 aôut, les forces de l'ordre ont arrêté 42 sans-papiers dont 40 grévistes de la faim, jusque là installés sur des bâches devant des hôpitaux de la Métropole lilloise. 10 d'entre eux ont été emmenés au centre de rétention près de Roissy, 25 à celui de Lesquin, 4 ont été libérés et 3 ont disparus...


Evénement

RADIO QUINQUIN - JEAN-MICHEL HUMEZ RACONTE…

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LE
secrétariat du syndicat, sans que cela ne s’ébruite beaucoup, décide de faire rentrer Radio Quinquin dans l’usine. Une première. Un essai avait eu lieu chez Renault, mais tout n’ayant pas été prévu et en fonction de certains aléas, la direction avait eu vent de l’affaire. Il fallait donc chercher une autre entreprise, si possible assez grande. C’est ainsi que Massey Marquette fut choisie. On avait pris toutes les précautions pour que l’opération se déroule bien, car il s’agissait véritablement d’une action clandestine exécutée avec quelques camarades décidés.

 
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Vendredi 31 août 2007

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Liberté 62 n°768 - Le 24 août 2007- 4 -Social


SANS MERCI !

Par Sébastien Boncourt

 

Le préfet Daniel Canepa ordonne la rafle des grévistes de la faim sans-papiers à Lille pour les expulser


Au 67ème jour de jeûne, mardi 21 aôut, les forces de l'ordre ont arrêté 42 sans-papiers dont 40 grévistes de la faim, jusque là installés sur des bâches devant des hôpitaux de la Métropole lilloise. 10 d'entre eux ont été emmenés au centre de rétention près de Roissy, 25 à celui de Lesquin, 4 ont été libérés et 3 ont disparus. Ceux de Lesquin vont rapidement passer devant le tribunal en vue de leur expulsion et peut-être s'ajouter au nombre des sans-papiers en lutte qui ont déjà été reconduits à la frontière depuis le début de cette crise : 11 dont 7 grévistes de la faim, à l'heure où nous écrivons ces lignes.

Il y a quelques jours, le préfet Daniel Canepa qui représente l'Etat français en région, déclarait : « Pendant 11 ans, on a fait une équation tout à fait anormale : grève de la fin = régularisation. L'équation va changer, maintenant, grève de la faim = reconduite à la frontière. » Ce n'est plus seulement l'abscence de papiers qui est combattue, désormais c'est aussi la lutte elle-même.

La préfecture avait annoncé un plan de « sortie de crise » en proposant à 150 sans-papiers, plutôt que de considérer les 533 prévus selon les précédents accords, de réexaminer leur dossier et de leur donner une « décision provisoire de séjour » en attendant. En échange d'un arrêt de la grève de la faim. Alors qu'aucun des 150 n'avait accepté le compromis de la préfecture, celle-ci a ordonné la rafle des grévistes avec l'intention de les faire juger et expulser.

Quelques jours plus tôt, le préfet Daniel Canepa avait invité des associations à une discution sur la situation des sans-papiers. Mettant à éxécution ses menaces, il a exclu de ce tour de table les associations historiquement légitimes pour être les interlocuteurs et les garants du dialogue avec les sans-papiers : le comité des sans-papiers du Nord (CSP 59, auto-géré par les sans-papiers), la ligue des droits de l'homme et le MRAP. Au-delà de ce nouvel acte de refus de dialogue, l'enjeu réside dans l'objet de la discution : si ce sont des associations de "bonne volonté" (Daniel Canepa) plutôt que les sans-papiers eux-mêmes, qui sont entendues par la préfecture, c'est de gestion de crise dont il sera question plutôt que de revendications. Les sans-papiers ont tout à perdre d'une telle manoeuvre.

 

« Préfet clandestin »


Le jour de la rafle des 42, l'actuel ministre de l'immigration Brice Hortefeux a déclaré qu' « il faut redoubler d’efforts pour interpeler les personnes en situation irrégulière, » en soulignant que l'objectif des 25000 reconduites à la frontière pourrait ne pas être atteint en 2007. On comprend que ce qui se passe dans le Nord peut être une expérimentation de ce qui se généralisera ensuite partout ailleurs et que la nouvelle ligne de conduite de Daniel Canepa, consacré "préfet des préfets" par Le Figaro du 25 mars 2006, à savoir « grève de la faim = expulsion, » risque de devenir la règle. « Aujourd'hui, on a un préfet clandestin » répondent les sans-papiers pour qui il y a nécessité à trouver rapidement un interlocuteur crédible.

Un communiqué unitaire de soutien, « Les sans-papiers : boucs émissaires de la politique de destruction sociale du gouvernement, » a été signé, entre autres, par la LDH, le MJCF Nord, le MJS Nord, le MRAP, Ras l’front, FSU, Sud ou encore la CGT. Les représentants en région des partis de gauche, à l'issue d'une rencontre, on réclamé la nomination d'un médiateur, le regroupement des sans-papiers grévistes de la faim dans un même lieu pour assurer "un suivi médical régulier" et la participation des principales associations qui aident les sans-papiers à Lille à la négociation d'une sortie de crise.

En plus des manifestations quotidiennes qui se poursuivent à Lille en semaine, le CSP 59 appelle la population à exprimer son mécontentement et à jeûner, samedi 25 aôut à 15h place de la République, à l'occasion du 11ème anniversaire des événements tragiques de l'église Saint Bernard, en soutien aux sans-papiers dans la guerre implacable que leur livre l'Etat français.

 

 

 

par Liberté 62 publié dans : Social
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Vendredi 31 août 2007

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Liberté 62 n°771- Le 24 août 2007 - 7 – Evénement

 

RADIO QUINQUIN - JEAN-MICHEL HUMEZ
,
ex secrétaire général du syndicat CGT Massey-Ferguson,

RACONTE…

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L
E
secrétariat du syndicat, sans que cela ne s’ébruite beaucoup, décide de faire rentrer Radio Quinquin dans l’usine. Une première. Un essai avait eu lieu chez Renault, mais tout n’ayant pas été prévu et en fonction de certains aléas, la direction avait eu vent de l’affaire. Il fallait donc chercher une autre entreprise, si possible assez grande. C’est ainsi que Massey Marquette fut choisie. On avait pris toutes les précautions pour que l’opération se déroule bien, car il s’agissait véritablement d’une action clandestine exécutée avec quelques camarades décidés.


Premier temps : il fallait faire entrer le matériel, ce qui s’est fait en douce, progressivement avec les allées et venues du personnel aux entrées.


Deuxième temps : il fallait installer l’antenne sur un point stratégique de l’entreprise, le point le plus élevé étant d’ailleurs le toit de la fonderie.


Troisième temps : mettre en application tout le système après 22 heures quand toute l’usine est vide, qu’il n’y a plus personne dans les locaux du CE.


Vers 23h-23h30,quand le service de gardiennage ne surveillait que les entrées principales, il a fallu monter sur le toit, franchir une ultime porte (préalablement une clé avait été empruntée et reproduite dans la journée). Le montage de l’antenneconsistant quand même à faire des trous dans le béton pour l’arrimer, ce qui fut fait avec dextérité en une demiheure de temps. Après cela, les camarades dormirent dans l’usine, afin, d’un part, de protégerle matériel, et surtout d’être capable d’émettre dès 8 heures du matin, après les entrées des équipes matin et jour.Et dès 8 heures du matin, c’était partiavec interviews des responsables des syndicats et du CE, explication sur la vie de l’entreprise, la sécurité, le CE, etc. Un tract avait été distribué aux portes, avant la prise du travail, tout le personnel était donc monté à venir rendre visite à cette fameuse radio qui avait le culot de s’installer à l’intérieur d’une entreprise. Une première dans le département et peutêtre même dans le pays.


LOCAL DU C.E. ÉGAL, LOCAL DES TRAVAILLEURS


La direction de Massey-Ferguson, mise devant le fait accompli et impuissante à renverser la situation fait appel à un huissier qui demande le plus sérieusement du monde aux journaliste de Radio Quinquin de quitter les lieux, ce qui ne les impressionnèrent nullement.

Notre syndicat avait d’ailleurs une position claire et même juridiquement défendable, certes les locaux du CE se situaient à l’intérieur de l’usine, mais ils nous étaient alloués selon la Convention par la direction et nous estimions, à juste titre, que les membres du CE étaient chez eux et avaient le droit de les utiliser à leur convenance.Donc, après les déclarations de l’huissier, la réponse la plus nette possible lui fut donnée : «on ne voitpas très bien pourquoi vous venez nous emm… dans nos locaux». Pour la direction, à ce moment-là, il n’y avait qu’une solution : l’expulsion par les forces de police. Mais attention, nous sommes en 1982, IL Y A LE RAPPORT DE FORCE QUI NOUS EST ENCORE FAVORABLE, la police, ce n’était pas la bonne solution, car une telle intervention aurait crééà coup sûr, un affrontement direct dans les ateliers.


UNE BELLE JOURNÉE DE LUTTE


La journée s’est donc terminée dans de bonnes conditions et il faut saluer l’exploit commun de Radio Quinquin et de notre syndicat qui, durant toute la journée, aura émis du lieu d’exploitation, expliquant déjà à la population de la région, les problèmes posés en matière d’emploi. C’était une riche expérience, qui a été possible, certes, parce qu’il y avait des gars décidés, mais ce n’était pas suffisant, il fallait un rapport de force favorable. Quand la CGT est puissante, organisée et qu’il y a ce rapport de force, il est possible de réaliser de grandes choses.

 

QUELLE RADIO AUJOURD’HUI ?

 

En ces temps déplorables où l’objectif est de soumettre les médias aubon vouloir de l’argent et des politiques qui s’accaparent l’information au nom de l’UMP ou du PS, il faut noter que d’une manière générale la bande FM est bien trop diverse, variée, dissidente pour qu’on puisse la ramener à l’obéissance, à la flagornerie, à la complaisance dans la pensée unique. Il y aura toujours quelque part sur les ondes quelqu’un qui exprimera sa colère, qui criera sa protestation, autant d’actes qui seront transmis de proche en proche. Si la radio reste aussi populaire, c’est parce que les Français lui réservent leur confiance donc plus de temps et d’attention. La bande FM n’est pas encore écrabouilléepar la haute puissance de l’image ou de la politique politicienne. Certes, beaucoup diront qu’il est plus aisé d’écouter la radio, facilement déplaçable, accessible par tous, commode à écouter dans n’importe quel endroit… Mais surtout, le principe même de la bande FM entretient encore une certaine disposition à la liberté avec des espaces que ni le commerce, ni le conformisme n’ont formatés. Le constat est particulièrement vérifiable, le soir après vingt heures, notamment où il existe une réelle liberté de dire, d’écouter, de râler, de questionner, de se contredire… Une réalité qui est un peu partout en voie de confiscation. Au hasard de ces inlassables navigations sur la bande FM, on échappe au crétinisme docile et à la rengaine des tubes débiles. Bien évidemment, ne tombons pas dans l’enthousiasme béat. La bande FM charrie aussi ce qu’il faut de niaiserie et d’intolérance. Il n’empêche que le contraste existe entre «expression globale de la bande FM et le zim-boum-boum des fréquences institutionnelles».


par Liberté 62 publié dans : Evénement
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Mercredi 22 août 2007
photo-une-html-12244cab.jpgLiberté 62 n°770
L'hebdomadaire communiste du Pas-de-Calais
Edition du 17 au 23 août 2007
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Mercredi 22 août 2007

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Liberté 62 n°770 - Le 17 août 2007-3- Edito


LES ASSASSINS SONT PARMI NOUS

Par David Noël

 

L'HOMME le plus riche du monde s’appelle Carlos Slim. Sa fortune s’élève à 59 milliards de dollars, un milliard de plus que celle de Bill Gates, le patron de Microsoft, et trois fois le PIB du Soudan, qui compte 42 millions d’habitants. Magnat des télécommunications, Carlos Slim est aujourd'hui le principal actionnaire des plus importants groupes du Mexique. L'ensemble de ses participations représentent près de 5 % du PIB mexicain en 2006, tandis que les sociétés qu'il contrôle représentent près d'un tiers des 422 milliards de dollars circulant à la Bourse mexicaine, selon les calculs du magazine américain Fortune.

Si certains chiffres nous rendent incrédules, il en est d’autres qui ne peuvent que nous révolter. En cet été 2007, un milliard de personnes vivent toujours avec moins d’un dollar par jour. 100 000 êtres humains meurent de faim ou de ses conséquences immédiates chaque jour dans le monde. Un enfant de moins de 10 ans meurt toutes les 5 secondes de cette même cause. Selon le rapport annuel de l’organisation pour l’alimentation et l’agriculture, 842 millions d’hommes et de femmes souffrent de malnutrition chronique aggravée, un chiffre en constante augmentation. Pourtant, il est avéré que l’agriculture mondiale peut, à l’heure actuelle, nourrir dans de bonnes conditions 12 milliards d’individus, soit près du double de la population mondiale ! Ces quelques chiffres aberrants font dire à Jean Ziegler, rapporteur spécial auprès des Nations unies sur le Droit à l’alimentation, auteur de L’Empire de la honte que «chaque enfant qui, aujourd’hui, meurt de faim est, en réalité, assassiné».

Les assassins sont parmi nous. Ce sont ces «500 multinationales qui contrôlent 52 % du PIB mondial », «ne s’intéressent absolument pas au sort des pays dans lesquels elles sont implantées», «mènent une politique de maximalisation des profits et assoient leur pouvoir par la corruption des dirigeants».

Le Brésil constitue un cas d’école des ravages du capitalisme néolibéral. Depuis 1975, les grandes firmes agricoles brésiliennes ont défriché la forêt vierge et ses arbres gigantesques, sur une surface équivalant à la France et au Portugal réunis, pour y cultiver du soja, au point que le Brésil en est devenu le premier producteur mondial. Or, le soja appauvrit la terre amazonienne. Un soja qui est ensuite exporté massivement vers l’Europe, où il sert à nourrir... les cheptels, et, en particulier, les poulets. Pendant ce temps-là, les paysans souffrent de malnutrition chronique (comme 25 % des Brésiliens), et vivent dans une telle misère qu’ils doivent puiser leur eau - à boire - dans des mares polluées, à leurs risques et périls. Au Brésil comme ici, ce sont les multinationales qui font la loi. 85 % de la filière agro-alimentaire brésilienne est aux mains de groupes comme Monsanto, Novartis, Danone ou Nestlé. Nestlé qui a fait grimper son bénéfice net de 11,4 % à 2,63 milliards d’euros au premier semestre 2006… Au total, le chiffre d'affaires du numéro un mondial de l'alimentaire a augmenté de 11 % à 29,8 milliards d’euros . Au milieu du chaos du monde, les profits des multinationales continuent d’exploser. Le sidérurgiste allemand Thyssen-Krupp vient d’annoncer un résultat trimestriel avant impôts de 1,22 milliard d'euros, contre 806 millions d'euros un an plus tôt. Son chiffre d'affaires a augmenté de 11 % à 13,34 milliards d'euros. Le groupe aérien Air France-KLM a annoncé, jeudi 9 août, un bénéfice net de 415 millions d'euros au premier trimestre 2007, en hausse de 70,1 % par rapport aux 244 millions d'euros dégagés sur la même période en 2006.

Les maîtres du monde pavoisent. En vacances à Wolfeboro dans une maison de près de 2000 m2 appartenant à Mike Appe, ancien dirigeant de Microsoft, qu’il loue 30 000 $ par semaine, Nicolas Sarkozy a rencontré George Bush. Les baisses d’impôts accordées par le président américain aux contribuables fortunés se sont élevés à 2 600 milliards de dollars. Du jamais vu… Partout, dans une atmosphère de revanche sociale, les maîtres du monde et leurs valets organisent la division des classes populaires et démantèlent les dernières barrières de l’Etat-providence pour instaurer la dictature des marchés. La France compte 7 millions de travailleurs pauvres, plus d'un million de personnes bénéficient du RMI, plus de 500.000 de l'allocation solidarité. Indifférents aux ravages du capitalisme, Nicolas Sarkozy et François Fillon ont multiplié les cadeaux fiscaux aux riches, planifié des milliers de suppressions de postes dans la fonction publique et remis en cause le droit de grève. Leurs priorités ne sont décidément pas les nôtres…

Les assassins sont parmi nous. Mais leur force apparente ne repose que sur du sable et déjà, au Venezuela ou en Bolivie, les peuples se soulèvent contre la barbarie capitaliste et inventent une autre société. Chez nous aussi, Sarkozy et son gouvernement peuvent être défaits. Première étape d’une lutte qui ne fait que commencer, la rentrée sociale doit être placée sous le signe de la résistance et de l’espoir. Résistance et espoir : avec le Parti communiste, ces deux mots peuvent se conjuguer au présent.



  1.  
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Mercredi 22 août 2007

Social
MÉTALLO-SOIGNANT

Après la fermeture historique du site de Noyelles-Godault en janvier 2003, les 830 salariés de Metaleurop ont du faire face au chômage. Parmi eux, Patrick Lombard a vécu une reconversion réussie dans le milieu hospitalier. Naturel confiant, tempérament optimiste et dynamique, phrases ponctuées d'un petit rire clair et joyeux, s'il avait un mot d'ordre ce pourrait être...

Politique 

CANTON DE LENS NORD OUEST / LOOS EN GOHELLE- ÉLECTION CANTONALE D U 9 SEPTEMBRE 2007

TROIS QUESTIONS À JEAN-MICHEL HUMEZ

Politique
CANTON DE LENS NORD OUEST / LOOS EN GOHELLE- ÉLECTION CANTONALE D U 9 S E PTEMBRE

LE RÔLE DU CONSEIL GÉNÉRAL- L'ENGAGEMENT DES ELUS COMMUNISTES

Politique
CANTON DE LENS NORD OUEST / LOOS EN GOHELLE - ÉLECTION CANTONALE D U 9 SEPTEMBRE
RENFORCEZ LE GROUPE COMMUNISTE AU CONSEIL GÉNÉRAL EN VOTANT JEAN MICHEL HUMEZ

 

 

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Mercredi 22 août 2007

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Liberté 62 n°770 - Le 17 août 2007 - 5 -Social

 

MÉTALLO-SOIGNANT

 

Après la fermeture historique du site de Noyelles-Godault en janvier 2003, les 830 salariés de Metaleurop ont du faire face au chômage. Parmi eux, Patrick Lombard a vécu une reconversion réussie dans le milieu hospitalier. Naturel confiant, tempérament optimiste et dynamique, phrases ponctuées d'un petit rire clair et joyeux, s'il avait un mot d'ordre ce pourrait être : «je ne me fait pas de bile,» ainsi qu'il se plaît à le répéter. Il nous raconte l'histoire d'un métallo devenu aide-soignant au centre hospitalier de Lens, à qui il arrive de rencontrer des malades anciennement employés à l'usine de métallurgie.

Par Sébastien Boncourt

PAR quel chemin passe-t-on pour aller de la manipulation des mélanges chimiques et des «ponts» déplaçant les tonnes de métal à l'accueil des personnes accidentées et malades ? C'est peut-être parce que Patrick Lombard est «toujours partant,» comme il se définit lui-même. Partant pour accepter l'offre faite en 1991 pour devenir sapeur-pompier à l'intérieur de l'usine qui vient de l'embaucher. Le contrat de travail n'a pas été facile à obtenir : 10 ans plus tôt, le jeune diplômé en chaudronnerie fait son entrée à Metaleurop dans le secteur zinc de l'atelier des mélanges en tant qu'intérimaire. Il fabriquera ses «lingots» de métal doté de ce «statut» pendant plus de 8 ans, avant d'obtenir un poste «aux 3-8.» A 28 ans, le voilà responsable d'une ligne de cuivre : « le pont arrivait chez nous et on y injectait du souffre pour que le cuivre remonte à la surface, il restait ensuite à l'écumer.» Les conditions de sécurité étaient-elles remplies ? «Pas trop, mais à la fin on a eu des casques à air soufflé et les interdictions de fumer dans les ateliers. Il fallait surtout éviter les gouttes de plomb qui dégoulinaient des ponts.»

Dans un tel contexte, les accidents sont nombreux et Patrick Lombard, le métallo-pompier, est régulièrement appelé pour porter secours aux collègues victimes essentiellement de brûlures sous l'action du métal fondu et du gaz. Mais si Patrick Lombard s'est reconverti, c'est d'abord par nécessité. Les actionnaires annoncent, début 2002, qu'ils réinjectent du capital dans l'usine mais que ce sera le plan de la dernière chance. Les métallos assistent à la fuite des ingénieurs et comprennent vite que les choses tournent mal. Bientôt, chacun entreprend d'envisager l'après-Metaleurop. Son expérience de pompier incite le métallo à se renseigner sur le métier d'aide-soignant, sans attendre la cellule de reclassement mise en place par l'Etat. On imagine que le tempérament optimiste de Patrick Lombard a dû être son meilleur atout dans la tempête qui a suivi la fermeture du site de Noyelles-Godaut. Il participe aux manifestations qui accompagnent la catastrophe et se souvient des boucliers et des matraques des CRS rapportés, tels des trophées, après les échauffourées de Lens. Toujours optimiste.

C'est aussi dans cet état d'esprit qu'il réussi son concours pour entrer à l'IFSI (institut de formation aux soins infirmiers) à Lens et son année de formation, malgré quelques obstacles qui se présentent à un homme de 40 ans : il prend rapidement conscience qu'il a besoin de lunettes et éprouve quelques difficultés à suivre les prises de notes. L'intégration dans le groupe d'étudiants fût-elle aisée ? «Très réussie, répond-il, d'autant que nous étions 7 Metaleurop et que les autres avaient entendu parlé de nous, leur accueil et celui des professeurs a été très chaleureux. » Patrick Lombard témoigne d'une bonne image des anciens de Metaleurop auprès de ceux qu'il rencontre au cours de sa reconversion. Depuis qu'il a été embauché au centre hospitalier de Lens, en février 2005, il lui arrive de croiser d'anciens collègues qui sont parfois là pour des raisons de santé liées à leur ancienneactivité professionnelle. Le chaudronnier- pompier se serait-il finalement débrouillé pour soigner les mêmes gens ? On se plaît à le croire.

 

L'HÔPITAL DE LENS  FERME UNE ÉQUIPE  DE NUIT DU SMUR  SUR DEUX

 

Mardi 7 août, le centre hospitalier de Lens a annoncé que, sur les deux équipes équipes mobiles de nuit en activité jusque là, une seule sera maintenue. La CGT craint que les mesures d'économie en soient à l'origine. Selon la direction, les difficultés de recrutement et les faibles besoins d'intervention sont les véritables causes de cette décision.

DANS son communiqué, elle déclare que l'hôpital «n'a jamais réussi à médicaliser la deuxième équipe de SMUR». Ces équipes sont composées d'un conducteur, d'un infirmier et d'un médecin senior, c'est-à-dire possédant une expérience conséquente dans le domaine des urgences. C'est précisément ce médecin qui fait défaut, tout comme de nombreux spécialistes manquent dans les équipes médicales de l'ensemble du Nord-Pas de Calais. Si la région en forme un contingent suffisant, ceux-ci sont souvent attirés par les salaires plus élevés du secteur privé. La direction de l'hôpital ajoute que l'activité de nuit reste faible (3 interventions en moyenne).

Puisqu'il ne s'agit que d'une «moyenne,» cette dernière précision invite à se demander ce qui se passe quand il y a 10 interventions à réaliser la même nuit. De même, comment traiter une seconde intervention quand l'unique équipe de nuit est déjà sur le terrain ? La direction répond par la «mutualisation des équipes médicales» et appelle à l'organisation d'une «réunion entre les hôpitaux publics du bassin de l'Artois, les équipes d'urgence et le SAMU.» En clair, si un deuxième accident se produit quand l'équipe est déjà sollicitée, on fait appel à Béthune ou Arras. En espérant que la victime, par exemple, d'un accident thoracique sache attendre patiemment l'arrivée des sauveteurs béthunois en se félicitant de participer à la rentabilité de l'Hôpital public.

Pour la CGT, il s'agit bien de ça. En 2002, l'Etat lance son plan «Hôpital 2007» qui fixe des objectifs de retour à l'équilibre pour les établissements et se débarrasse du principe de péréquation qui permettait progressivement aux hôpitaux de rattraper leur retard en matière de soins, comme c'est largement le cas dans la région. «Des mesures d'économie qui mettent en péril la santé publique,» selon le syndicat.

 

 

FRANCHISE HYPOCRITE

 

La nouvelle «franchise» sur les soins entrera en vigueur en janvier 2008 et touchera aussi les plus pauvres.

 

CETTE mesure consiste à augmenter de 50 centimes le prix des boîtes de médicaments et de 2 euros celui du «paramédical », notamment les transports en ambulance, à hauteur de 50 euros par an et par personne. Les familles nombreuses apprécieront cette délicatesse. Martin Hirsch, l'un des hommes de l'«ouverture» de Nicolas Sarkozy, avait réclamé que les plus démunis soient exonérés de cette franchise. Mais le Président Sarkozy n'a répondu à cet appel que par un acte de charité en épargnant les moins de 16 ans, les titulaires de la couverture maladie universelle et les femmes enceintes. Restent 4 millions d'indigents qui se feront un plaisir de financer la lutte contre la maladie d'Alzheimer, une cause que personne ne songerait discuter et qui permet d'éviter une éventuelle baisse de la franchise.

Le procédé est astucieux puisque la franchise était, à l'origine du projet, destinée à remplir les caisses de la Sécurité Sociale et, ainsi que le déclarait Nicolas Sarkozy le 2 avril dernier : «Si l'assurance-maladie est équilibrée, on baisse la franchise.» Perspective désormais envolée. Certains esprits perfides pourraient faire remarquer que le 11ème alinéa du préambule de la constitution de1946 indique qu'il sera «garantit à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence». La hausse du prix des médicaments et des actes paramédicaux entravent ce principe qui a été rappelé dans la loi de 2004 relative à l'assurance maladie : «le montant de la majoration de la participation de l'assuré devra être fixé à un niveau tel que ne soient pas remises en cause les exigences du11ème alinéa du Préambule de la Constitution de 1946.» Celle nouvelle taxe est non seulement injuste, elle est aussi anti constitutionnelle.

 

Une pétition contre la franchise sur les soins est disponible sur internet à l'adresse «appelcontrelafranchise.org» et des manifestations seront organisées dans les principales villes françaises par le Collectif contre les franchises médicales, le 29 septembre prochain. Ce collectif affirme que «l’instauration de franchises, la généralisation des dépassements d’honoraires par la création d’un secteur optionnel aboutiraient à l’abandon progressif d’un système d’assurance maladie solidaire dans lequel chacun cotise selon son revenu et est soigné selon son état de santé.»

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À renvoyer à la Fédération du Pas-de-Calais du PCF

66 rue de la gare - 62300 Lens

 

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Lundi 20 août 2007

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Liberté 62 n°770 – Le 17 aôut 2007- 9 -Politique

CANTON DE LENS NORD OUEST / LOOS EN GOHELLE- ÉLECTION CANTONALE D U 9 SEPTEMBRE 2007

 

 

TROIS QUESTIONS À JEAN-MICHEL HUMEZ

CANDIDAT DU PCF

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Les habitants de Loos-en-Gohelle et une partie des Lensois sont appelés àdésigner leur nouveau conseiller général. Y-a-t-il un risque de forte abstention après les scrutins présidentiels et législatifs ?


J.M.H. : Le risque est réel que les populations ne voient pas l’importance de voter pour leur Conseiller Général. Et pourtant, le Conseil Général influe directement sur la vie de tous les jours tant dans notre vie quotidienne que par le soutien au développement des communes. Ses compétences sont diverses et multiples. Le Conseiller Général est, avec les Conseillers Municipaux, un élu de proximité, connu des gens. Une participation importante des électeurs à ce scrutin cantonal affirmera, si besoin en était, l’attachement des populations à l’institution départementale. Cela est d’autant plus important que certains préconisent aujourd’hui la disparition des départements au nom d’une certaine construction européenne. Un tel engagement des électeurs rejoindra l’action des élus communistes en faveur du maintien des lieux de décisions à proximité des citoyens tels que communes et départements. Faut-il rappeler que les décisions de l’Assemblée Départementale concernent chaque électrice, chaque électeur, dans sa vie quotidienne. Le Département a, en effet, la charge de la construction des collèges, ainsi que celle de leur entretien et de leur fonctionnement.

Le Département investit également de manière conséquente pour l’entretien et la réfection des routes départementales et pour les services de secours et de lutte contre l’incendie. L’action sociale du Conseil Général est importante pour 60 % de son budget dans des domaines tels que l’aide sociale à l’enfance, l’aide aux personnes âgées ou handicapées ou l’insertion des bénéficiaires du RMI. Le Conseil Général s’est engagé dans des politiques volontaristes fortes en matière de transport scolaire (qui bénéficie de la gratuité totale), du développement rural, du sport, du monde de la culture. Le Conseil Général du Pas-de-Calais mène des actions considérables dans des domaines aussi vastes et concrets que ceux que je viens de souligner. Les Conseillers Généraux communistes prennent une part active à ce travail. Ils assument pleinement leur rôle pour que les besoins des habitants de notre département soient le mieux pris en compte.


Quelle place occupe le groupe communiste au sein du Conseil Général ?


J.M.H. : Le groupe communiste apporte toute son originalité et bien sûr sa touche sociale. Notre groupe est partie intégrante de la majorité de gauche au Conseil Général. Il compte pour beaucoup dans l’élaboration de la politique du département. Les élus communistes ont pris des responsabilités concrètes et importantes et s’acquittent avec honnêteté et compétence de leur tâche. Ils sont partie prenante de cette majorité avec la volonté d’ancrer toujours plus à gauche les orientations, les choix du département. Ce bilan, ils le revendiquent pleinement d’autant que pour bon nombre d’actions, il est marqué de leur empreinte. Ils contribuent par leurs votes, par leur action, à tout progrès réalisé par le Conseil Général.


Le groupe communiste joue donc un rôle original au sein du département ?


J.M.H. : Oui mais son action ne nous fait pas oublier les retards de notre département même si le bilan du Conseil Général est positif. Le Pas-de- Calais accumule des retards considérables dans tous les domaines vitaux notamment au niveau des services publics. Les élus communistes sont sensibles aux questions de la fiscalité et déplorent le manque criant de moyens pour l’école, la police (et notamment celle de proximité), la recherche, la santé… Certes, tout cela n’est pas forcément de la compétence du Conseil Général, mais force est de constater que nous sommes plus mal traités qu’ailleurs. En séance publique, comme dans les commissions ou encore lors de la préparation du Contrat de Plan, les élus communistes ne manquent jamais l’occasion de rappeler les préoccupations des habitants de notre département. Ils ne cessent de proposer à leurs partenaires d’intervenir fortement auprès du gouvernement afin d’obtenir des mesures exceptionnelles en sa faveur.

En quelque sorte, les élus communistes entendent continuer à être la caisse de résonance du mouvement département. Pour les élus communistes, le Conseil Général doit continuer à être géré à gauche et bien à gauche. C’est dans cet esprit constructif et combatif qu’ils prennent toute leur place et entendent bien peser d’avantage encore d’un bon poids dans les orientations à venir de l’Assemblée Départementale.

TON DE LENS NORD OUEST / LOOS EN GOHELLE

É L E C T I O N C A N T O N A L E D U 9 S E P T E M B R E 2 0 0 7

 

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par Liberté 62 publié dans : Politique
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