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Mardi 23 octobre 2007
L62-779-Une-photo-html-m2f0ee351.jpgLiberté 62 n°779
L'hebdomadaire communiste du Pas-de-Calais
Edition du 19  au 25 octobre 2007
par Liberté 62 publié dans : Une
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Mardi 23 octobre 2007


Liberté 62 n°779 - Le 19 Octobre 2007 -3- Edito


 CE QUE NOUS ALLONS DIRE À SARKOZY 

Par Jean-Claude Danglot   


 La journée de grève et de  manifestations du 18 est  incontestablement un grand  succès, d’autant que le président  de la République se faisait fort  avec son gouvernement d’imposer  ses réformes avec le consente-  ment des Français.  Les médias encore une fois n’ont  pas manqué d’imagination pour  diviser, opposer les salariés, les  usagers et pourtant, ils étaient là  cheminots, gaziers, électriciens,  employés et plusieurs catégories  qui se sont joints à cette journée  d’action, déterminés plus que  jamais.  «Le 18» sonne cette fois au calendrier de la rentrée l’urgence de la  riposte sociale à la politique de  casse que mène la droite.
 Cette journée est un appel d’air qui  peut déboucher sur un mouvement  plus vaste, à condition que les  salariés surmontent leurs divisions  pour tous ensemble défendre ce  qu’ils ont en commun, car la perte  des acquis d’un côté ne profite pas  aux autres et en finalité c’est l’ensemble des salariés, toutes caté-  gories, tous secteurs confondus  qui subit cette répression sociale  sans précédent.  Dans cette période cruciale, où se  joue l’avenir de la France et son  modèle de société, l’UNITE ́est le  seul rempart contre cette politique  qui ne répond en rien à l’attente  des Français en matière d’emploi, de pouvoir d’achat, de santé, de  service public, de retraite.  Coïncidence du calendrier, une  autre action symbolique et politique  impulsée par les parlementaires  communistes du Pas-de-Calais va  conduire à travers un parcours de  4 jours, de nombreux demandeurs  d'emploi à la porte de l'Élysée pour  remettre des milliers de CV de  notre région à Sarkozy.
 Nous espérons le rencontrer, non pas pour  qu'il règle quelques problèmes en  terme de promesses, mais pour lui  dire ce qu'on pense de sa fameuse  formule «Travailler plus pour  gagner plus».  Nous allons laisser s'exprimer la  dignité des femmes, des hommes,  des jeunes qui ne supportent plus  le discours moralisateur et culpabi-lisateur alors que la société ne peut  leur offrir l'emploi qu'ils revendiquent à juste titre.  Nous allons lui dire, qu'avant de  faire travailler plus, ceux qui déjà  ont un travail, peut être faudrait-il  déjà en priorité offrir un travail à  tout le monde !  Enfin, nous allons surtout faire  témoigner nos «chercheurs»  confrontés au chômage et au par-  cours du combattant de celles et  ceux qui recherchent un emploi.  D'être montés à Paris sera porteur  des exigences d'une région qui  veut se faire respecter. Pour soutenir cette marche pour l'emploi,  nous appelons pour le Pas-de-Calais au rassemblement le  24 octobre à 10h30 Place du  Cantin ; premier grand rendez-vous pour le Nord/Pas-de-Calais  avant de se rendre en Picardie.
par Liberté 62 publié dans : Edito
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Mardi 23 octobre 2007

 

Social

MANIFESTATION NATIONALE POUR LE DROIT À LA SANTÉ - 20 000 PERSONNES

DANS LE DÉFILÉ PARISIEN

René, salarié à Douvrin, “La prévention est négligée”“JE tiens à manifester , à Paris, en hommage à mon mari décédé des suites de l’amiante”, Denise, veuve d’un travailleur dunkerquois est là, bien avant l’heure du rendez-vous. Il est 13H45, place du 18 juin 1940, en contrebas de la gare Montparnasse. Durant trois bonnes heures, le défilé a longé le quartier des ministères du VIIème arrondissement. La foule des manifestants est compacte ; les victimes des maladies professionnelles manifestent en rangs serrés. Leurs tenues jaunes impressionnent.

Politique

UNE LOI POUR FAIRE DE LA SANTÉ AU TRAVAIL UNE PRIORITÉ NATIONALE

C'est au cours d'une conférence de presse organisée à l'Assemblée nationale ce mercredi 10 octobre, à la veille de la manifestation pour le droit à la santé dans la vie, au travail et en retraite organisée à Paris à l'appel de l'ANDEVA, de la FNATH et de la CGT que Michelle Demessine, sénatrice PCF du Nord et Roland Muzeau, député PCF des Hauts-de-Seine, ont présenté la proposition de loi élaborée à l'initiative des parlementaires communistes...

Social

PREMIERS PAS DE LA MOBILISATION ÉTUDIANTE CONTRE LA LOI LRU

La mobilisation contre la loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités (LRU) fait son chemin. Dans toute la France, des Assemblées Générales d'information et de mobilisation qui attirent des étudiants de plus en plus nombreux ont été organisées au cours des deux dernières semaines. Une première journée de mobilisation est programmée le 23 octobre...

Social

TEREOS PRÉPARE SON ENTRÉE EN BOURSE

UNE coopérative comme Tereos, cotée en Bourse, cela est suspect et, pourtant, c’est ce qui est prévu par le conseil d’administration du groupe sucrier en 2008. D’ici là, Tereos, supprime trois unités, à Marconnelle, à Abbeville (Somme) et Vic-sur-Aisne, qui comptent respectivement, 71, 74 et 88 salariés, sans compter, bien évidemment, les saisonniers...

 

Social

ENERGY PLAST - AUX PRUD’HOMMES DE LENS RENVOI PRONONCÉ… LE 11 MARS 2008

Comment pouvez-vous, encore, vous regarder dans la glace ?”, ce cri d’une salariée d’Energy Plast, vendredi 12 octobre, aux Prud’hommes de Lens, à l’encontre des avocats des fonds de pension américains, exprime tout le désarroi des travailleurs bafoués dans leurs droits. La salle d’audiences était trop petite pour recevoir l’ensemble des salariés. Jean Haja, maire de Rouvroy et Dominique Watrin, conseiller général, sont les seuls élus à avoir fait le déplacement pour soutenir le personnel dans cette démarche...

 

par Liberté 62 publié dans : Sommaire
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Mardi 23 octobre 2007
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Liberté 62 n°779 - Le 19 Octobre 2007- 4 et 5 -Social

 

SUCCÈS DE LA MANIFESTATION NATIONALE POUR LE DROIT À LA SANTÉ

 

20 000 PERSONNES

DANS LE DÉFILÉ PARISIEN

 

René, salarié à Douvrin, “La prévention est négligée”

 

Par Pierre Pirierros


L62-PHOTO-A-780-amiante-html-m1bbe4a60.jpgPhotos Liberté 62











JE tiens à manifester , à Paris, en hommage à mon mari décédé des suites de l’amiante”, Denise, veuve d’un travailleur dunkerquois est là, bien avant l’heure du rendez-vous. Il est 13H45, place du 18 juin 1940, en contrebas de la gare Montparnasse. Durant trois bonnes heures, le défilé a longé le quartier des ministères du VIIème arrondissement. La foule des manifestants est compacte ; les victimes des maladies professionnelles manifestent en rangs serrés. Leurs tenues jaunes impressionnent.

Près de 20 000 personnes sur le pavé parisien pour refuser la politique gouvernementale sur l’accès aux soins et exiger des mesures adéquates pour les maladies professionnelles, cela se passait, donc, samedi 13 octobre entre Montparnasse et les Invalides et le succès fut au rendez-vous. Les drapeaux

et les banderoles de la CGT se déployaient avec force et Bernard Thibault, le secrétaire général, ouvrait la marche avec les responsables de la FNATH et de l’Andeva. Des parlementaires communistes avaient également pris part en tête du cortège.

Aujourd'hui, les accidents du travail sont indemnisés de façon forfaitaire et les manifestants réclament leur indemnisation intégrale. En 2006, quatorze salariés de la Française de Mécanique (à Douvrin) ont déclaré une maladie professionnelle liée à l’amiante ; ils s’ajoutent aux douze “cas” de 2005 et aux onze de 2003 ; en 2004, le nombre s’élevait à sept. Mais, il y eut une stratégie délibérée des industriels pour "retarder le plus longtemps possible l'interdiction" de l'amiante en France. C’est tout le débat de fond qui oppose le monde du travail au patronat. Dans notre pays, c’est la prise en compte politique d'un drame humain à l'origine de 3.000 décès par an et 100.000 morts annoncés qui prévaut au lieu et place de toute autre considération. Les fibres d'amiante lorsqu'elles ont été inhalées sont, de par leur dimension, leur forme et leur persistance, très difficiles à éliminer. Elles entraînent l'apparition de pathologies graves et affectent la région pulmonaire. Cette observation fut à maintes fois réitérée, lors d’actions répétées à Douvrin, avec sensibilité, par les anciens fondeurs de la FM et les salariés actuels.

Éliminer, prévenir et réparer”, la CGT demande que les personnes ayant été exposées soient recensées et bénéficient d’un suivi médical. L’exemple de l’amiante montre qu’une mauvaise gestion du risque est coûteuse humainement et financièrement à la collectivité nationale, du fait notamment de la dilution ou de la mutualisation des responsabilités dans le temps. “Les employeurs doivent indemniser à hauteur des préjudices que l'organisation du travail a généré” souligne la CGT en déplorant que contrairement aux engagements pris, il n'y ait toujours pas de reconnaissance des travaux pénibles. Dans un contexte de mondialisation de l'économie, il existe des conflits d'intérêts entre l'accumulation des profits financiers et la santé publique. Dans l'affaire de l'amiante, les mesures de prévention ont été et restent quasi inexistantes puisqu'aucune campagne nationale de dépistage n'a vu le jour. Cette stratégie s'est révélée désastreuse pour la santé des salariés et pour l'environnement.

 

 

Prévention


La prévention, c’est un des premiers clignotants de la chaîne de veille sanitaire, dit René, de la FM, et nous savons combien, avec la complicité des employeurs, de l’inaction de l’État et le silence complice de certains médecins du travail, cette chaîne de veille sanitaire a failli à sa mission et n’a pas accompli sa tâche puisque nous en sommes la preuve, nous victimes de l’amiante, milliers de victimes de la plus grande catastrophe sanitaire que la France est connue, catastrophe provoquée, qui aurait donc pu être évitée, avec les conséquences affreuses de vies brisées, de souffrances, de mort. Avec nos actions, nous aidons les familles dans toutes leurs difficultés, pour faire reconnaître les maladies, pour se faire indemniser. ”

S'agissant d'un problème tel que celui de l'amiante, il est nécessaire de se doter d'importants moyens tant matériels que financiers. Seule une structure organisée peut y répondre, aidée par l'organisation syndicale et bénéficier de l'expérience syndicale. Le rôle d'un syndicat, comme la CGT, est d'aider et défendre les salariés même dans les cas les plus spécifiques.

 

Quel accès aux soins ?


Prévention, accès aux soins et aux médicaments, ces points cruciaux, sont vecteurs de revendications fondamentales. Dans ce cadre, la franchise médicale imposée par le gouvernement va encore aggraver la possibilité pour tous de se soigner. La politique gouvernementale consiste, non seulement, à opposer des établissements hospitaliers entre eux, mais aussi à mettre des niveaux de concurrence entre les structures. C’est une totale aberration alors que le secteur privé s’organise de plus belle et s’installe là où le public lui laisse toute la possibilité pour le faire. Fait aggravant avec l’instauration de la franchise médicale.

 

Partage des richesses


Les économies au niveau de la Sécurité sociale prônées en haut lieu pénalisent doublement les populations en créant une médecine à multi-vitesses et en faisant porter aux mutuelles un poids de plus en plus important et par conséquent une hausse des cotisations à prévoir. Les syndicalistes soulignent un état catastrophique pour tous les hôpitaux, sans exception, du Nord-Pas-de-Calais et au-delà de toute la France. Et pourtant, les tutelles (ministère, Agence régionale d’hospitalisation), veulent, toujours, opposer les établissements entre eux. Tout cela sera aggravé. En 1967, ce fut le ticket modérateur, (non remboursé), puis ce furent les forfaits hospitaliers puis les forfaits par consultation. La Franchise médicale se traduira, dès le 1er janvier 2008, par un retournement de la situation de solidarité, le malade paiera pour le malade. C’est la logique de la rationalisation du soin que les syndicalistes de la CGT qualifient de rationnement ; la vision au niveau des tutelles consiste en des plans d’économie qui se répercutent sur tous les domaines.

Le plan d’économies de l’Assurance Maladie imposé à la Région Nord/Pas-de-Calais et à l’ensemble des établissements de santé doit être retiré immédiatement. Notre région demeure, toujours, à la traîne. Le partage des richesses est une notion inconnue de Sarkozy et de la droite. Aujourd’hui, ils vont beaucoup plus loin, en créant la mise en place d'une «Franchise», c'est-à-dire un seuil annuel de dépenses en dessous duquel l’assurance maladie ne remboursera rien. La manifestation de samedi 13 octobre dernier à Paris a rassemblé 20.000 personnes dont de nombreuses délégations du Nord/Pas-de-Calais. Ce fut un beau succès pour le droit à la Santé.

 

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Mardi 23 octobre 2007

 

 

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Liberté 62 n°779 - Le 19 Octobre 2007 – 6 et 7 – Social

 

UNE LOI POUR FAIRE DE LA SANTÉ AU TRAVAIL UNE PRIORITÉ NATIONALE

Par Jérôme Skalski

 

C'est au cours d'une conférence de presse organisée à l'Assemblée nationale ce mercredi 10 octobre, à la veille de la manifestation pour le droit à la santé dans la vie, au travail et en retraite organisée à Paris à l'appel de l'ANDEVA, de la FNATH et de la CGT que Michelle Demessine, sénatrice PCF du Nord et Roland Muzeau, député PCF des Hauts-de-Seine, ont présenté la proposition de loi élaborée à l'initiative des parlementaires communistes concernant l'amélioration de la santé des salariés au travail et la prévention des risques professionnels auxquels ils sont exposés.

Photo Patrice Leclerc

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Roland Muzeau et Michelle Demessine au cours de la manifestation
pour le droit à la santé dans la vie, au travail et en retraite organisée
à Paris le samedi 13 octobre


«Al'issue des travaux des missions parlementaires d'information sur l'amiante nous avons décidé, en liaison avec les associations et les syndicats, de faire aboutir cette démarche et de ne pas la laisser devenir lettre morte», a expliqué Roland Muzeau devant les représentants d'associations et de syndicats présents.

Face au développement des conséquences de l'exposition des travailleurs à l'amiante, dans une société où les forces politiques et économiques dominantes organisent et justifient, l'affaiblissement du droit du travail, la mise en danger de nombreux salariés manipulant des substances toxiques ou encore l'imposition de pressions néfastes pour leur santé, l'initiative des parlementaires communistes répond à une situation d'urgence indéniable qui exige plus qu'un «unanimisme de propos»

 

Un dossier au coeur de nombreuses batailles associatives, juridiques et syndicales pour faire reconnaître les droits des salariés


«Les questions qui sont posées aujourd'hui ne sont pas celles de l'après amiante, a souligné Roland Muzeau, ce n'est pas un dossier qui est derrière nous mais, malheureusement, très présent, qui est et qui sera d'actualité pendant de très nombreuses années et qui est plus que jamais au coeur des multiples batailles associatives, juridiques et syndicales pour faire reconnaître le droit des salariés à la santé. Il est associé à de nombreux autres dossiers, notamment ceux de la chimie dont les produits ne sont ni bien répertoriés, ni bien connus des salariés qui les utilisent.»

 

 

Un outil mis à la disposition de ceux qui luttent et agissent sur les questions de la santé au travail


Considérant le lien qui unit le dossier amiante à ceux qui touchent la santé des salariés au travail en général, la proposition de loi communiste se veut, ont précisé Michelle Demessine et Roland Muzeau un outil mis à la disposition de ceux qui luttent et agissent sur les questions de la santé au travail face à un gouvernement et à un patronat dont l'attitude à cet égard est le plus souvent réactive et régressive.

 

Les parlementaires devant leurs responsabilités

 

Déposée dans les prochains jours et mettant les parlementaires devant leurs responsabilités, elle sera assortie d'une liste de signataires la plus grande possible. «Cette proposition de loi nous entendons la faire connaître, a souligné Michelle Demessine. «Nous allons tout faire pour qu'elle soit saisie à la base, par toutes les catégories de salariés, et qu'elle s'impose effectivement dans la législation et les faits.»

 

PRINCIPALES AVANCÉES PROPOSÉES

Le projet de loi visant à améliorer la santé des salariés au travail et à prévenir les risquesprofessionnels auxquels ils sont exposés défendu par lesparlementaires communistescomprend 50 articles. Principales avancées proposées.

 

Renforcement du rôle de la branche accidents du travail et maladiesprofessionnelles du régime général de la sécurité sociale en matière de prévention.


Elargissement et précision des obligations des employeurs en matière d'évaluation et de prévention des risques professionnels.


Généralisation des Comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHS-CT) de plein exercice.Création de postes de déléguésde prévention dans les PME-PMI.


Facilitation de la déclaration et de la reconnaissance des risques et des maladies professionnels.


Création d'une médecine du travail indépendante actuellement directement attachée par un lien de subordination à l'employeur. Suppression de la fiche d'aptitude qui est souvent un moyen pour amener à l'utilisation de produits dangereux en choisissant le salarié qui est sensé être le plus apte à en subir le moins les effets nocifs.


Réorientation de la médecine du travail vers la prévention et généralisation de la consultation médicale professionnelle avec une périodicité d'un an.


Gratuité réelle et sans limite des soins pour les victimes du travail.


Amélioration de la réparation consacrée aux victimes du travail. Position du principe de la parité des indemnités journalières avec le salaire net journalier. Les maladies professionnelles ne relevant pas de la responsabilité du travailleur, mais de l'entreprise, les indemnités journalières ne doivent pas subir de décote. Prise en compte de l'indemnisation à partir du dommage sans temps de latence dans la prise en charge liée au retard des dossiers.


Réduction de la durée d'exposition des travailleurs affectés aux opérations de désamiantage avec port d'équipement de protection sans remise en cause des droits salariaux, durée sur laquelle doit être

comptée le temps d'habillage et de déshabillage.


Création d'un registre des salariés étant ou ayant été exposé à l'amiante, outil support à la mise en place d'un suivi médical spécifique qui n'existe pas actuellement.


Levée de l'articulation de la preuve du lien direct entre la maladie et le travail et le taux d'incapacité afin que ce dernier ne soit pas critère de reconnaissance de la maladie.


Alors qu'actuellement le gouvernement manifeste de fortes velléités de faire disparaître la présomption de faute inexcusable, généralisation de la présomption de faute inexcusable de l'employeur à tous les salariés exposés à des risques pour leur santé ou leur sécurité.


Alignement du taux de rente sur le taux d'incapacité alors qu'aujourd'hui le taux de rente est calculé sur la moitié du taux d'incapacité.


Position d'un plancher minimum pour l'allocation de cessation anticipée d'activité au niveau d'un SMIC brut mensuel et calcul de cette allocation sur la base de la moyenne actualisée des salaires mensuels bruts des douze meilleurs mois de la carrière professionnelle du bénéficiaire. Alignement du délai de prescription des demandes d'indemnisation adressées au Fond d'Indemnisation des Victimes de l'Amiante (FIVA) sur le délai commun en matière de réparation des dommages c'est-à-dire sur 30 ans et non entre 4 et 9 ans actuellement.


Déplafonnement de la contribution due par les entreprises ayant exposé leurs salariés à l'amiante afin de responsabiliser les employeurs en la matière.


 

«L'amiante a été le révélateur de ce qui ne fonctionnait pas dans la protection au travail des salariés»


«Dans le cadre de la mission parlementaireconsacrée au dossier amiante, nous nous étions engagé devant les associations et lesvictimes à travailler sur la proposition de loi que nous présentons aujourd'hui de manière à traduire dans le droit ce qui en avait émergé. La question des conditionsde travail est plus quejamais à l'ordre du jour.L'amiante a été le révélateur de ce qui ne fonctionnait pas dansla protection au travail des salariés.La contradiction entre la compétitivité et les conditionsde travail des salariés est la plupart du temps résolue de manière négative pour les salariés. Avec cette loi, nous avons maintenant un outil pour faire grandir les mobilisations. Nous avons voulu revoir l'ensemble du dispositif amiante et l'améliorer. Si la révélation de ce drame avait obligé les gouvernements successifsà mettre en place de nouveaux dispositifs, néanmoins, il y avait encore beaucoupde choses à améliorer alors que les revendications des victimes de l'amiante et des associations sont plus que pressantes. »

Michelle Demessine,

sénatrice PCF du Nord.

 

 

«Ne pas laisser les dossiers amiante et santé au travail au fond d'un tiroir»


«A l'issue des travaux de la mission d'information sur l'amiante qui avait été conduite par le Sénat nous avons souhaité poursuivre ce travail et ne pas laisser les dossiers amiante et santé au travail au fond d'un tiroir. Depuis 2005, date de remise du rapport nous avons travaillé en poursuivant les contacts que nous avions noués avec les associations, les organisations syndicales, les avocats, les chercheurs, les inspecteurs et les médecins du travail.»

Roland Muzeau,

député PCF des Hauts-de-Seine

 

«On n'est pas victime, on est deux fois coupables d'être malade !»


«En cessation d'activité pour raison médicale, vivre avec 60 % du SMIC, ce n'est pas normal ! En plus, la nouvelle taxe que le gouvernement veut nous imposer, pour moi, c'est une amende : je suis malade donc je paye une amende de 1euro. Cela non plus, ce n'est pas normal ! Je viens de passer des examens assez sérieux en début du mois et s'il fallait je paye, je ne pourrais pas. C'est lamentable : on est deux fois coupable. On n'est pas victime, on est deux fois coupables d'être malade !»

Didier Payen,

représentant de la CGT

sur le dossier amiante.

 

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Mardi 23 octobre 2007

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Liberté 62 n°779 - Le 19 Octobre 2007 - 7 -Social

 

PREMIERS PAS DE LA MOBILISATION ÉTUDIANTE CONTRE LA LOI LRU

 

La mobilisation contre la loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités (LRU) fait son chemin. Dans toute la France, des Assemblées Générales d'information et de mobilisation qui attirent des étudiants de plus en plus nombreux ont été organisées au cours des deux dernières semaines. Une première journée de mobilisation est programmée le 23 octobre.

 

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Au cours de l’Assemblée générale des étudiants de Lille III.
(Photo Liberté 62)

 

A Lille III, plus de 150 étudiants étaient rassemblés, ce mardi 16 octobre, pour une Assemblée Générale au cours de laquelle un débat d'information s'est déroulé pendant deux heures ainsi qu'un vote appelant à la participation des étudiants à la manifestation du 18 octobre et à l'abrogation de la loi LRU. Avec les étudiants, des représentants des personnels et des enseignants étaient présents et sont intervenus. Liberté 62, a interrogé François, un étudiant mobilisé.


Liberté 62 : «Pourquoi êtes-vous rassemblés contre la loi LRU ?»

François : «Tout simplement parce qu'elle attaque en profondeur le système universitaire français. D'abord sur les questions de démocratie. Cette loi revient sur tous les acquis démocratiques de l'université de ces cinquantes dernières années. En réduisant le nombre de représentants étudiants et personnels dans les conseils, en y faisant entrer des représentants du «monde économique et social» autrement dit le patronat et en donnant des pouvoirs immenses aux Présidents d'université.»

L. 62 : « Vous contestez aussi la réforme budgétaire contenue dans cette loi.»

F. : «Oui, la loi LRU revient aussi sur la façon dont est gérée l'université. Elle encourage clairement au désengagement de l'Etat et surtout elle encourage les universités à aller chercher de l'argent dans les entreprises, à donner aux entreprises une légitimité pour donner leur avis sur l'université et ses formations.»

L. 62 : «C'est faire entrer le loup dans la bergerie...»

F. : « Tout à fait. La loi LRU attaque aussi les contenus pédagogiques de l'université notamment, sur la continuation de la réforme LMD, elle met en oeuvre une véritable casse du cadre national des diplômes et des rapports qui sont établis entre diplômes, grilles salariales et conventions collectives. Autrement dit ces diplôme ne seront valables que sur un bassin local d'emploi.»

L. 62 : « Mais cette loi a déjà été votée ?

F. : «Cette loi ayant été votée, certains peuvent croire que notre mobilisation est plus compliquée. Mais même si nous ne nous battons pas contre un projet de loi, mais contre une loi qui a été votée, il faut savoir que cette loi a été votée à la va-vite, sans concertation, et même, tout au contraire, à l'encontre de tout ce qui avait été proposé par le milieu universitaire. Dans le contexte social actuel où le service public, à tous les niveaux, est attaqué, la loi LRU est un élément du démantèlement du service public en général. Nous sommes mobilisés pour son abrogation. »

 

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Mardi 23 octobre 2007

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Liberté 62 n°779 - Le 19 Octobre 2007 - 8 -Social

 

TEREOS PRÉPARE SON ENTRÉE EN BOURSE...ET LIQUIDE TROIS USINES SUCRIÈRES DANS LE PAS-DE-CALAIS, LA SOMME ET L’AISNE

Par Pierre Pirierros

 

 


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Roger Veste, délégué central CGT de Tereos-Lillers : "La
direction veut aller très vite et liquider les usines de Marc-
onnelle, Abbeville et Vic-sur-Aisne. (Photo Liberté 62)


UNE coopérative comme Tereos, cotée en Bourse, cela est suspect et, pourtant, c’est ce qui est prévu par le conseil d’administration du groupe sucrier en 2008. D’ici là, Tereos, supprime trois unités, à Marconnelle, à Abbeville (Somme) et Vic-sur-Aisne, qui comptent respectivement, 71, 74 et 88 salariés, sans compter, bien évidemment, les saisonniers.

Un emploi dans la sucrerie, c’est, quasiment, un autre emploi, (sous-traitance, transports). La sucrerie s’approvisionne en betteraves principalement dans le département de la Somme, mais aussi dans l’Oise et la Seine-Maritime. Le groupe possède 27 sites en France et de nombreux sites, dans les DOM-TOM, à la Réunion, au Brésil (Guarani, un mastodonte), au Mozambique, en Allemagne, en Espagne, en République Tchèque. Bruxelles avait décidé fin février dernier de diminuer sa production de sucre de 12 % pour la saison 2007-08, soit au moins 2 millions de tonnes. L’Union européenne avait engagé en juillet 2006 une réforme de son secteur sucrier pour “mettre fin aux excédents structurels”. Lire, par ailleurs, l’intervention de Jacky Hénin, député européen, auprès du ministre de l’Agriculture. Le même problème se pose dans d’autres pays de l’Union européenne, comme en Grèce, par exemple, où les sucriers de Thessalonique reçoivent des subsides pour limiter la transformation de betteraves.

 

Reconversion difficile

 

La reconversion au plan local s’avère très difficile, tant pour la betterave que pour les emplois directs. Le secteur sucrier, dit la CGT de l’Agro-alimentaire, est sacrifié par l’Union européenne. L’unité de Marconnelle transforme 5500 tonnes de betteraves par jour. Le blé, à Abbeville et à Marconnelle, peut-il remplacer la betterave ? Rien n’est moins sûr. Tereos fait fructifier ses unités du Brésil avec 58 % de production supplémentaire de cannes à sucre et un taux de résultats financiers en hausse de 140 %... Voilà pour une configuration “mondialisée” de cette coopérative de planteurs où le groupe Tereos consolide ses activités. L’implantation, en 2000, de Tereos au Brésil, premier producteur mondial de canne à sucre, répondait à deux objectifs, participer à l’expansion du marché mondial du sucre en progression de plus de 2 millions de tonnes chaque année, au bénéfice de la canne qui fournit 80 % des approvisionnements en sucre. Tereos est implanté dans l'état de Sao Paulo à travers la société Guarani. Au Brésil, c’est l’expérience en matière de production de bio-éthanol qui a attiré également le groupe.

 

La direction veut aller vite

 

Mardi 16 octobre dernier, se tenait un comité central d’entreprise où la fermeture de ces trois unités a été annoncée avec un calendrier précis, “mais tout va aller très vite, souligne Roger Veste, délégué syndical CGT de Tereos-Lillers, car la direction veut, avec son plan social, se débarrasser de ces sites et des salariés à la mi-janvier 2008. Une deuxième réunion du CCE sur ces fermetures aura lieu le 6 novembre prochain et une troisième réunion, le 27 novembre”. Toujours en pareil cas, ce sont les salariés qui paient les pots cassés et les syndicalistes soulignent que la casse de l’emploi est un coup très dur pour les secteurs concernés, du fait des difficultés à retrouver un emploi qualifié.

 

JACKY HÉNIN, député européen,

AU MINISTRE DE L’AGRICULTURE :

 

"NOUS SOMMES FACE

À UN DÉSASTRE”

DEPUIS le début de l’année, plus de trente sucreries ont fermé leurs portes en Europe, constate l’élu européen en interpellant, le ministre de l’Agriculture : «Nous apprenons aujourd’hui que le groupe TEREOS envisage la fermeture de deux sites de production, alors qu’il a réalisé en 2006 un résultat en hausse de 84 %. Si cette rumeur de fermetures se confirmait, 300 personnes seraient menacées de perdre leur emploi.

La cause de cette hécatombe, vous le savez, vient de la réforme du marché du sucre initiée en 2004 et lancée par Bruxelles en2006. En effet, sous la pression de l’OMC, l’Europe a mis fin à ses prix garantis et à ses protections douanières et pris la lourde décision d’ici 2010 de réduire les prix d’un tiers et de produire 5,6 millions de tonnes de betteraves en moins (pour la saison 2007 – 2008, diminution de 12% soit au moins 2 millions de tonnes). Cette réforme mise en oeuvre par l’Union Européenne signifie la mort du système qui avait permis le maintien en Europe d’une production sucrière de qualité, respectueuse de l’environnement.

Aujourd’hui, nous sommes face à un désastre : diminution de 30 % de la production, la fermeture d’un tiers des sucreries, la perte de 10.000 emplois industriels directs et indirects, sans omettre une baisse substantielle de revenus pour 30.000 exploitations de la métropole et sans oublier la Réunion qui risque une véritable implosion économique et sociale. Avec un cynisme absolu, ces mesures ultra-libérales sont justifiées à Bruxelles par la nécessité d’aider les pays de l’ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique). Or, l’expérience montre que le système de libéralisation a tout crains des marchés ne profite ni aux paysans, ni aux consommateurs mais aux seules multinationales. Certes, le statu quo n’est pas possible, mais les solutions sont à la recherche d’une véritable politique de régulation du marché, dont l’Europe pourrait se faire le promoteur.


Cela passe par :


le maintien des prix et des quotas avec une nouvelle répartition favorisant les petits producteurs,


la disparition des subventions favorisant le dumping social,


des prêts bonifiés pour les producteurs et les transformateurs qui investissent dans la modernisation, la recherche et l’emploi,


Lier l’accès au marché européen à des closes sociales à de véritables aides au développement

et à la modernisation des pays ACP pour qu’ils développent leurs marchés intérieurs.


Face à cette catastrophe économique et sociale annoncée, commentla France compte intervenirauprès des instances européennesen prenant en compte les modestes propositions que je vous soumets ?”

 

 

par Liberté 62 publié dans : Social
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Mardi 23 octobre 2007

 

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Liberté 62 n°779 - Le 19 Octobre 2007 - 9 -Social

 

LES “ENERGY PLAST” (HÉNIN BEAUMONT)

AUX PRUD’HOMMES DE LENS

RENVOI PRONONCÉ… LE 11 MARS 2008

 

Comment pouvez-vous, encore, vous regarder dans la glace ?”, ce cri d’une salariée d’Energy Plast, vendredi 12 octobre, aux Prud’hommes de Lens, à l’encontre des avocats des fonds de pension américains, exprime tout le désarroi des travailleurs bafoués dans leurs droits. La salle d’audiences était trop petite pour recevoir l’ensemble des salariés. Jean Haja, maire de Rouvroy et Dominique Watrin, conseiller général, sont les seuls élus à avoir fait le déplacement pour soutenir le personnel dans cette démarche.

Par Pierre Pirierros




L62-780-p9-samsonite-html-5d03a11.jpgVendredi 12 octobre dernier, rue Lamendin, aux Prud’hommes de Lens, Jean Haja et Dominique Watrin ont assuré les salariés de leur soutien.



APRÈS une petite heure d’audience, le président annonce “pour le bon droit” des salariés le report du procès au 11 mars 2008, “dans un calendrier pas facile à établir”. Le délai du dépôt des écritures des parties en cause doit être respecté ainsi que la transmission des traductions éventuelles. La colère retentit, soudainement alors que l’avocat des 187 salariés (sur 203) de l’entreprise héninoise avance les arguments de la fraude évidente lors de la cession de Samsonite à Energy Plast, via HB Group, le 31 juillet 2005.

Cette date a toute son importance, c’est la pierre angulaire de toute cette affaire sociale qui, deux ans après, a des répercussions désastreuses pour l’ensemble du personnel puisque l’unité “Energy Plast” est, purement et simplement, liquidée. Le renvoi est donc prononcé au 11 mars avec dépôt définitif des écritures au 15 février. Voilà deux dates qui ne bougeront plus, dit le président du Conseil de prud’hommes de Lens et le 11 mars, l’affaire va être jugée sur le fond, indépendamment d’autres interférences avec des audiences au TGI de Paris ou au tribunal de commerce, pour le même dossier mais sur d’autres points. Il est vrai que Samsonite, la multinationale américaine, HB Group, basé au Luxembourg, et les fonds de pension américains (Los Angeles, Chicago), vont tout faire pour éviter la condamnation de Samsonite et, surtout, éviter d’avoir à payer les indemnités aux salariés concernés. Maître Fiodor Rilov, l’avocat des salariés est percutant lorsqu’il détaille, à la barre, tout l’historique de la cession frauduleuse. La partie adverse contre attaque immédiatement en disant ne pas avoir eu à temps les conclusions du dossier, déposées le 14 septembre dernier. L’avocat du liquidateur et celui de l’AGS (allocation garantie salaires) veulent aussi le renvoi.

 

Déjouer la stratégie de Samsonite

 

Maître Rilov résume, si l’on peut dire, cette affaire “mettre fin à toute une stratégie de licenciement et d’externalisation du personnel, c’est un argument solide”. Le 15 février dernier, rappelons-nous, le tribunal de commerce de Paris prononçait la liquidation judiciaire après la cessation de paiement, ce qui signifiait la fin de l’entreprise installée depuis 1984 dans le paysage industriel d’Hénin-Beaumont. Reprendre une usine qui “tourne” à pertes est pour le moins paradoxal ; Energy Plast n’étant qu’un prête nom et la CGT en épluchant le rapport d’expertises découvre tous les dessous d’une affaire financière qui n’est, ni plus, ni moins, qu’une manipulation managériale entre le bagagiste Samsonite et ces repreneurs. Aujourd’hui, l’usine est liquidée. Il n’est pas possible pour lui de se faire ainsi extorquer son savoir-faire et son expérience professionnelle. Dans un dossier complexe comme celui-ci, l’ensemble des problématiques doit être vu par le Conseil de prud’hommes.

 

Insupportable


Les salariés sont catégoriques : “Nous allons devant les tribunaux et nous avons les preuves pour dire avec force que Samsonite voulait rouler tout le personnel dans la farine. C’est insupportable ! La cessation de paiements et le redressement judiciaire ne sont, en rien, des notions abstraites ; en fait, des signes évidents de casse de toute l’unité et, en défini