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Lundi 17 décembre 2007
L62-787-Une-photo-html-m784fc5a2.jpgLiberté 62 n°787
L'hebdomadaire communiste du Pas-de-Calais
Edition du 14 au 20 decembre 2007
par Liberté 62 publié dans : Une
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Lundi 17 décembre 2007

 

Mangez des pommes !

 

Par Thomas Boulard.


SOUVENEZ-VOUS, tel était le slogan de la campagne de Jacques Chirac pour l’élection présidentielle de 1995. Son thème : la fracture sociale… On connaît la suite… Le nouveau Président de la République prétend maintenant, lui aussi, s’attaquer à cette fracture sociale mais, en réalité, il l’aggrave… Ce gouvernement que Nicolas Sarkozy dirige, c’est l'ami des riches qui donne des leçons. Pour preuves. On nous conseille de “rouler à vélo” pour ne pas subir la hausse vertigineuse du prix du carburant. Sarkozy pense donc que tous les Français travaillent à moins de 15 minutes, en voiture, de leur domicile ! On nous dit : “Il faut 5 fruits et légumes par jour”. C'est oublier l'inflation vertigineuse du prix de ces derniers. Le nombre de Français qui ne mange pas à sa faim ne cesse de croître ! Et comment croire le Président et son gouvernement quand ils se vantent de vouloir améliorer le pouvoir d'achat et quand dans un même temps ils instaurent la “franchise médicale” qui frappe de plein fouet , tous les ménages y compris les plus modestes. Ils plombent le budget des collectivités locales avec la décentralisation à outrance sans compensation financière et en réduisant les aides déjà en place. Le risque, c’est de voir s'instaurer des impôts supplémentaires de la part des Communautés d'agglomération et des Conseils généraux et régionaux… C’est toujours le budget des ménages qui trinquera ! Ils subissent, sans mot dire, le diktat financier des multinationales pétrolières (aux bénéfices records !). Ils refusent d’abaisser la taxe sur les carburants pour que le porte-monnaie de chacun souffle un peu! Ils traînent la patte quant à la mise en place du chèque transport et refusent la taxation des stock-options, actifs et produits financiers. Ils accordent un cadeau fiscal de plus de 15 milliards d'euros à quelques 200.000 privilégiés qui n'en avaient sûrement pas besoin !…

Alors que 15 milliards, ce n'est même pas l'équivalent de ce qu'ils appellent le trou de la Sécu (qui n'existe d'ailleurs pas) ; 15 milliards, c'est le coût de la gratuité des soins et la suppression du forfait hospitalier pour tous ; 15 milliards, c'est plus que le coût du smic à 1500 € tout de suite et la revalorisation de toutes les petites retraites de 300 € ; 15 milliards, c'est plus que l'augmentation de tous les petits et moyens salaires situés entre 1500 et 3000 €.

Mais le Président et son gouvernement ont choisi d'accorder ces 15 milliards à des privilégiés plutôt que de les consacrer au plus grand nombre d’entre nous ! En appauvrissant et en divisant les Français, Sarkozy les condamnent à la résignation. Il appauvrit leur capacité de résistance et de mobilisation… Le peuple subit sans réagir. Ce n'est, ni plus ni moins, que l'aboutissement du système capitalisme. Il appauvrit la force de travail (ouvriers, salariés et dirigeants des PMI-PME) majoritaire dans ce pays et dans le monde. Il l'asservit au profit d'une force exploitante (actionnaires et grand patronat) pourtant minoritaire et que chaque jour qui passe rend plus assoiffée de profits.

Dans ce contexte de morosité économique et sociale, de pouvoir d'achat en berne, d'accroissement exponentiel de la fracture sociale, il apparaît presque indécent de vous souhaiter de bonnes fêtes de fin d'année tant sont nombreux celles et ceux, qui meurtris par ces difficultés ou l'isolement, ne pourront pas célébrer dignement ces instants de bonheur, joies familiales et rêves… L'intelligence appelle donc à la compréhension de la situation et à la résistance par l'engagement parce que dans un pays de plus en plus riche, comme le nôtre, il est possible de faire autrement : pour vous, mais pas sans vous. Il y a donc URGENCE à réagir au risque d'être, un jour, privé de pommes !

 

 

par Liberté 62 publié dans : Edito
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Lundi 17 décembre 2007

 

Social
Quel avenir pour Outreau Technologies ?

L62-787-Outreau-tech-html-1c8ae754.jpgQUEL avenir pour Outreau Technologies ? Cette question est posée quotidiennement par les salariés et les syndicalistes de la CGT de cette entreprise, fleuron métallurgique, spécialisé dans le matériel ferroviaire et le coeur de voie. Une réunion des délégués cégétistes avec Alain Bruneel,conseiller régional, président de la commission de développement économique, s’est déroulée, mardi dernier, à la Bourse de travail de Boulogne-sur-Mer ; à l’ordre du jour, la vente des bâtiments par le propriétaire actuel, le fonds d’investissement “Sun capital partner” à une société israélienne, “Fishman”...

 

Social
Manifestation pour le maintien des locaux syndicaux

L62-787-Local-CGT-min-html-m5bd49e9d.jpgLa CGT Mineurs, l'Union départementale CGT, la fédération Mines Énergie CGT organisaient la riposte, le 7 décembre dernier, au local de la CGT à Bruay-la-Buissière, en exigeant le maintien des locaux actuels de la place du commandant L'Herminier. En effet, la place et le lieu d'un siège syndical ne sont pas anodins. Ils correspondent à la lutte et à l'Histoire des mineurs de la CGT. Achille Blondeau, ancien secrétaire de la fédération nationale du Sous- Sol, a placé ce combat sous cet auspice. Il n'est pas possible de voir le siège syndical servir de faire-valoir à d'autres personnes qui ont rompu le lien avec la corporation minière.

 

Social

L’avenir se conjugue au présent !

L62-787-Houdain-en-col-html-8b86415.jpgCe mardi 18 décembre à 9H30, Daniel Dewalle est convoqué au tribunal administratif de Lille, pour répondre de ses actions pour la défense de la population. Défense du secteur public et des services publics, lutte contre le chômage, pour un environnement de qualité, Daniel Dewalle, maire de Houdain, conseiller régional, ceint de son écharpe tricolore est sur tous les fronts. Avec lui, les élus de cette commune et les communaux CGT...

 

Politique

Réaffirmer l’identité communiste avec le PCF

L62-787-p11-html-m2ae442c0.jpgTrès majoritairement, les sections se sont prononcées contre la dilution ou la dissolution du Parti. PENDANT deux jours durant s'est tenue l'assemblée des secrétaires de sections à la Défense. Une délégation du Pas-de-Calais était présente aux divers débats de cette réunion. Pour l'occasion, nous avons rencontré Cathy Poly Apourceau, secrétaire fédérale et membre du CN pour connaître son sentiment....

 

Evenement

Développer la solidarité et de nouvelles pratiques de solidarité

 

L62-787-secourpop-phot-html-7fb27edc.jpgAu sortir du dernier congrès du Secours populaire français du Pas-de-Calais, Liberté 62 s'est entretenu avec son nouveau secrétaire général fédéral , Christian Lampin. Tour d'horizon des activités et des projets du Secours populaire français dans le Pas-de-Calais...

 

par Liberté 62 publié dans : Sommaire
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Lundi 17 décembre 2007

 


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Liberté 62 n°787 - Le 14 Décembre 2007 - 5 -Social

 

La direction vend les actifs immobiliers...

Quel avenir pour Outreau Technologies ?

 

Par Pierre Pirierros

 

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Discussion affinée entre l'élu régional et les

syndicalistes (Photo Liberté 62).

 

QUEL avenir pour Outreau Technologies ? Cette question est posée quotidiennement par les salariés et les syndicalistes de la CGT de cette entreprise, fleuron métallurgique, spécialisé dans le matériel ferroviaire et le coeur de voie. Une réunion des délégués cégétistes avec Alain Bruneel,conseiller régional, président de la commission de développement économique, s’est déroulée, mardi dernier, à la Bourse de travail de Boulogne-sur-Mer ; à l’ordre du jour, la vente des bâtiments par le propriétaire actuel, le fonds d’investissement “Sun capital partner” à une société israélienne, “Fishman”... “Le but est simple, se faire du cash, soulignent Frédéric Caulier, Pascal Soret, délégués du personnel, Alain Delattre, ancien secrétaire du comité d’entreprise, le foncier va rapporter douze millions d’euros mais le loyer (et tout ce qui va avec le contrat, dont la taxe foncière) coûtera cher à l’entreprise Outreau technologies, 1,2 million d’euros... Déjà, la disparition des fabrications des grosses pièces n’était pas faite pour garantir l’avenir, aujourd’hui, la vente du foncier est la suite dans une série d’étapes dommageablespour l’emploi. L’effectifactuel est de 300 personnes et tousse posent la question de la pérennité du site.

J.F. Carré, secrétaire de la fédération de la métallurgie CGT tire lui aussi la sonnette d’alarme. Et Alain Bruneel de préciser avec force, “le ferroviaire a un avenir devant lui, avec les compétences régionales, le pôle I Trans, le TER, la boucle d’essais, Outreau Technologies a toute sa place dansun domaine technique affiné, comme l’est la fabrication du coeur de voie. Nous allons faire des démarches auprès des élus concernés, de la CAB, (communauté d’agglomération du Boulonnais) de son président, M. Lengagne. Nous ne pouvons pas vivre avec cette épée de Damoclès sur la tête des travailleurs.”

Concurrence


Le maire de Saint-Étienne-au-Mont, Jean-Claude Juda, ne dit pas autre chose et il a effectué des démarches auprès de la CAB. La préemption des terrains est une possibilité juridique, l’usine est sur ses deux tiers sur cette commune, le reste sur la commune d’Outreau. Au-delà de l’aspect juridique et institutionnel, c’est bien l’emploi qui est en jeu et cela la direction locale le sait parfaitement. La concurrence dans ce secteur se fait pressante puisque début 2009 les Espagnols vont construire une usine en région Aquitaine avec des fonds publics. Le savoir-faire des salariés d’Outreau est indéniable mais d’année en année les effectifs sont tirés vers le bas et des dossiers pour inaptitude professionnelle sont signés par dizaines par la médecine du travail pour faire baisser les postes de travail en place. Cela aussi, la CGT le condamne comme elle l’a condamné en son temps !

 

Sept réunions du CE pour rien ?

 

L’an dernier, l’on apprenait que la candidature de l’autrichien VAE n’a pas été retenue pas plus que celle du groupe anglais Balfour-Beatty. La CGT, elle, avec la participation de Cogifer, parle de la relation directe avec la construction de nouvelles lignes à grande vitesse et des contrats qui en résulteraient pour l’entreprise. La direction d’Outreau Technologies va vendre tous les bâtiments des cinq sites français à Fishman, mais pas ceux de l’étranger... Pas moins de sept réunions du comité d’entreprise se sont tenues sur ce sujet mais à chaque fois la direction a passé en force et décide de la cession des actifsimmobiliers de la société. Et la motion déposée, lors de la dernière réunion du CE, le 7 décembre dernier, précise bien que le comité d’entreprise n’a toujours pas la possibilité d’apprécier la stratégie à court, moyen et long terme. L’avis du CE, dans ce cas, n’est pas en mesure d’être donné. Or, la direction s’apprête à donner son feu vert à la cession des bâtiments à la société Fishman dont les biens à travers le monde ne se comptent plus.

Outreau Technologies, ex-Manoir Industries, (depuis le 1er janvier 2004), est un site industriel héritier d’une longue tradition remontant au XIXe siècle. Au fil de cessions, d’acquisitions, de modifications de statut, l’entreprise anciennement Aciéries Paris Outreau puis Fonderie Aciers Outreau puis Manoir Industries Outreau a été la propriété successive de patrons de l’industrie puis de financiers. Le site d’Outreau est le seul site à produire des coeurs de voie, pour combien de temps encore ? Les interrogations sur ce point sont légitimes. Que va faire la direction avec l’argent de la vente du bâtiment ? Va-t-elle l’utiliser pour mettre en place un plan social ? Ce patrimoine industriel va-t-il disparaître ? Tout cela a été soumis à l’élu PCF afin que tout soit fait pour éviter le pire. La discussion a abouti à des actions concertées pour la défense de l’emploi. Le débat s’est poursuivi avec d’autres syndicalistes d’une dizaine de secteurs du pubic et du privé, débat que nous relaterons dans notre prochaine édition. La table ronde exigée par les syndicalistes de la CGT sur ce dossier est toujours d’actualité, l’engagement

 

 

 

 

Conseil régional : situer les problèmes en amont

 

Débat des salariés avec Alain Bruneel et Claude Vanzavelberg sur les revendications fondamentales


APRÈS les bassins d’emplois de Saint- Omer et deDunkerque et avant Boulogne-sur-Mer, Alain Bruneel, président de la commission de développement économique, a rencontré des syndicalistes à Calais, en la maison des associations. L’élu communiste était accompagné de Claude Vanzavelberg, conseiller régional, adjoint au maire et de Bertrand Péricaud, secrétaire fédéral du PCF en charge des entreprises.

Consulter le plus largement possible les salariés sur la mise en application du Schéma régional de développement économique(SRDE) passe des étapes nécessaires et indispensables ; seule la discussion sur le terrain peut permettre de peaufiner les demandes, examiner les professions et les réflexions inhérentes. Aussi, la plus grande des transparences est une garantie pour avoir toutes les cartes en mains et toutes les données économiques afin d’obtenir une information des plus fiables. L’existence de telles rencontres est à apprécier à leur juste valeur. C’est un exercice efficace de la démocratie et cela permet d’avoir une vision globale des réalités socio-économiques du Nord/Pas-de-Calais.

La consultation des salariés, elle, est essentielle, il n’y a pas d’autre alternative. Ce sont eux qui connaissent le mieux leur entreprise et c’est sur eux que s’appuient en permanence ces élus communistes pour étudier les dossiers qui les préoccupent et abonder ainsi dans un Schéma économique quiau départ leur échappait ! Syndicalistes de la Chambre de commerce, de la SNCF, ex-salariés d’Umicore, ont donné le ton sur leurs revendications fondamentales et leurs aspirations à vivre mieux.

Les financements issus de l’impôt du contribuable doivent se traduire par des créations d’emplois dans la région en opposition totale aux délocalisations et aux fermetures d'entreprises. Les fonds publics régionaux sont versés également pour les congés de conversion, les formations professionnelles dans le cadre des plans sociaux. “Notre position prend appui sur l'action des salariés et des syndicats, les subventions publiques doivent servir uniquement à créer des emplois et des emplois pérennes. Il ne s’agit en aucun cas d’une remise à flots des entreprises”, observent Alain Bruneel et Claude Vanzavelberg.Mettre à la disposition des salariés,des syndicalistes, de toutes les personnes concernées, une lecture précise d’un tel Schéma n’est pas chose aisée mais la confrontation des idées et des expériences est un matériau extrêmementconcret. Dresser et créer une notification sociale des entreprises serait une bonne chose pour mettre à plat le sens exact des attributions des fonds publics. Le Schéma régional de développement économique, adopté en novembre 2005, a pour but de fédérer toutes les énergies citoyennes. Qu’en est-il vraiment ?

C’est en amont, avec les acteurs du mouvement social, que doit s’engager la discussion et cette pratique concerne les quatorze bassins d’emploi du Nord/Pas-de-Calais. Une réunion des représentants des bassins d’emplois est prévu vers la mi-juin, à Lille, pourdresser un premier bilan ; commele soulignent Jean-Pierre Lefebvre, d’Umicore et Herv Caux, de la Chambre de commerce, “C’est tout l’avenir qui est posé et l’enjeu de l’emploi ne peut laisser personne indifférent”. Une autre réunion sera organisée à Calais dans le courant du mois d’avril pour examiner avec les intéressés leurs situations, leurs problèmes et leurs propositions.

 

 

 

 

 

 

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Lundi 17 décembre 2007

 

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Liberté 62 n°787 - Le 14 Décembre 2007 - 6 – Social

 

AU SIÈGE DE LA CGT MINEURS À BRUAY-LA-BUISSIÈRE : LA PERMANENCE D'UN COMBAT

Manifestation pour le maintien des locaux syndicaux

 

Par Pierre Pirierros

 

La CGT Mineurs, l'Union départementale CGT, la fédération Mines Énergie CGT organisaient la riposte, le 7 décembre dernier, au local de la CGT à Bruay-la-Buissière, en exigeant le maintien des locaux actuels de la place du commandant L'Herminier. En effet, la place et le lieu d'un siège syndical ne sont pas anodins. Ils correspondent à la lutte et à l'Histoire des mineurs de la CGT. Achille Blondeau, ancien secrétaire de la fédération nationale du Sous- Sol, a placé ce combat sous cet auspice. Il n'est pas possible de voir le siège syndical servir de faire-valoir à d'autres personnes qui ont rompu le lien avec la corporation minière.

 

LE registre de la mémoire et des représentations collectives recèle encore des enjeux très importants. Éviter l’oubli, le réparer, la détermination d’un engagement prend appui sur lecombat collectif, qu’il soit politique ou social. C’est l’espace défini pour “dessiner” le monde de demain, avec la même vibration qu’au début du combat. À partir d’un tel espace, le monde de la mine, l’idéologie “choisie” est un domaine immense avec tous les ayants-droit.

Achille Blondeau fait partie de ces hommes que l’historien marxiste Éric Hobshawm qualifie de passeurs de mémoire tout en ajoutant, " il faut continuer à dénoncer et à combattre l’injustice sociale, le monde ne guérira pas tout seul”. Raymond Frackowiak, secrétaire des mineurs CGT Nord/Pas-de- Calais, Éric Delannay, secrétaire de l'UD CGT du Pas-de-Calais, ont pris la parole pour souligner combien le local syndical revêt toute son importance et ne doit pas être l'objet de convoitises d'éléments extérieurs. Ce siège date de 1949 et a été payé par l'argent des membres du syndicat CGT des mineurs. Il est hors de question de brader le patrimoine régional des mineurs. L'affaire est actuellement devant la justice. Avant les prises de paroles, Achille Blondeau eut le plaisir de dédicacer un livre relatant son itinéraire syndical et politique. Cet ouvrage, paru aux éditions du Geai Bleu, sous la plume de Pierre Outteryck, retrace également les actions de toute une corporation.

 

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Raymond Frackowiak avec Achille Blondeau devant le siège
CGT de Bruay-la-Buissière.Le local syndical actuel, place du
Commandant L'Herminier.

Les représentants de l'UD CGT .

Ténacité


La figure d’un syndicaliste au sein d’une grande fédération comme le fut, la Fédération du sous-sol, souligne Pierre Outteryck, ce sont les tripes avec une ténacité sans faille pour défendre et représenter les mineurs. L’exercice délicat du travail de l’historien s’est articulé sur le fourmillement souvent précis des propos d’Achille.” La méthode detravail de l’auteur rebondit sur la vison singulière que l’on a de la vie dans le Bassin minier du Nord et du Pas-de-Calais. Cette vie qui embrasse toute une région, toute une corporation, toute une population. Deux mondes se juxtaposent et s’opposentcarrèment, les compagniesminières, puis les HBNPC, et ceux qu’elles exploitent. C'est, à l'évidence,la vie elle-même qui modifie lesconditions du combat, détermine les tactiques, force à aller de l’avant. Àtravers la vie d’Achille Blondeau, les engagements et les combats de lacorporation minière sont de solides repères.

Les responsabilités nouvelles d’Achille Blondeau dans sa fédération, en 1956, voient un contexte difficile,la fin de la IVème République,le Plan charbonnier de 1960. 1963,1968, des dates qui, à elles seules,ne sont pas qu’une compilation defaits et de gestes. Heureusement.L’élection au poste de secrétaire général de la Fédération du soussol, en octobre 1968, se situe dansun cadre précis, faire face à la récessionde la politique minière, déclenchéeinéluctablement par la mise en place de la CECA en 1951. Ce n’estpas une particularité formelle, le contenu de la fonction est déterminante.Les déplacements à l’étranger sont nombreux, les confrontations avec des syndicalistes du monde entier, aussi (URSS, Chili, Grande-Bretagne, Roumanie, Tchécoslovaquie). La vie familiale est un élément entier dans son action, ce n’est pas une autre réalité.Cela lui permet de donner à l’adhésion de ses idées une certaine sensibilité.

 

Permanence du combat

 

Sa présence la semaine dernière à Bruay-la-Buissière atteste de la permanence du combat, comme le combat pour le logement et la lutte contre la silicose. 13000 mineurs silicosés sont reconnus(à des taux différents) dans larégion, mais ils ne sont pas tousindemnisés et dans le bassin minierdu Nord - Pas-de-Calais, des milliersde mineurs atteints de la silicose nesont pas reconnus. L'aggravation deleur mal est trop souvent contestée,tout comme la reconnaissance dudécès par silicose ou pneumoconiose. La silice pénètre directement dans les poumons, telle une fine pointe que l’on peut détecter au microscopeé l e c t r o – nique. La silicose,l'une desplus anci e n n e s maladies professionne l l e s , continue à tuer. Il s'agit d'une maladie pulmonaire incurable provoquéepar l'inhalation de poussières contenantde la silice cristalline libre. Elleest irréversible et, de plus, continue àprogresser même après la fin de“l'exposition”.Les procédures de recours en casde rejet sont lourdes, souvent rebutanteset injustes. La maladie estévolutive et se déclare biendes années après la finde l’activité.C’est, donc,un dossierdifficile queles syndicalistes suivent avec attention etpèsent de tout leur poids pour faire reconnaître cette maladie professionnelle alors que des dérives bureaucratiques constituent un“parcours”infernal pour le mineur et sa famille. La société de sécurité socialeminière est juge et partie et lestémoignages sur l’attitude d’un médecin, d’un expert attestent de cette réalité. Les dépistages se poursuiventet on en compte pour cetteannée 18000 et déjà 1500 “cas” ontété reconnus, ce qui montre bien lesdangers de cette maladie évolutiveprofessionnelle. Les médecins traitantsdoivent pouvoir assumer leurrôle et responsabilité jusqu'au termedu dossier, y compris dans les décisions du médecin-conseil. Le suivi médical des victimes, amélioré, doit être placé en situation d'indépendance médicale absolue.

Avoir un siège CGT-Mineurs dans un secteur, comme celui de Bruay, c'est continuer le combat contre tous les arbitraires , c'est aussi un atoutconsidérable alors que le patronats'organise de plus belle pour mettreà bas tous les acquis de toute cettecorporation et le Code du travail.Ce combat est aussi celui de la fédérationMines-Énergie CGT qui vientde remporter, haut la main, lesrécentes élections professionnelles.

 

 

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Lundi 17 décembre 2007

 

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Liberté 62 n°787 - Le 14 Décembre 2007 - 7 - Social

 

HOUDAIN SE MOBILISE POUR LA PÉRENNITÉ DES SERVICES PUBLICS

L’avenir se conjugue au présent !

 

Par Pierre Pirierros

 

Ce mardi 18 décembre à 9H30, Daniel Dewalle est convoqué au tribunal administratif de Lille, pour répondre de ses actions pour la défense de la population. Défense du secteur public et des services publics, lutte contre le chômage, pour un environnement de qualité, Daniel Dewalle, maire de Houdain, conseiller régional, ceint de son écharpe tricolore est sur tous les fronts. Avec lui, les élus de cette commune et les communaux CGT.

 

L62-787-Houdain-en-col-html-8b86415.jpgLE Trésor public (perception) d’Houdain fermera et les services seront regroupés à Bruay. Bien sûr, on ne va pas tous les jours à la perception mais tous ceux qui ont besoin d’un conseil,d’un renseignement, ou d’un délai de paiement (quand les difficultés s’accumulent, paiement de la taxe d’habitation, etc...) savent qu’ils disposent d’un service de proximité, à leur écoute.

Si ce projet était appliqué, ce sera avec une administration d’un autre type donc avec un risque de moins de compréhension et moins de souplesse. Dans le budget de la commune, comme des villages environnants, toutes les factures sont payées par le Trésor public d’Houdain et toutes les recettes passent par lui. Le trésorier (percepteur) d’Houdain est en fait le trésorier (comptable) de la commune. Un trésorier de proximité est préférable à toute autre solution ! Déjà, en juin 2006, la municipalité d’Houdain et son premier magistrat tiraient la sonnette d’alarme et organisaient un référendum pour la défense des services publics. Récemment, ce furent d’autres actions qui furent menées dans cette ville ; ainsi le 7 décembre dernier, toute la ville s’était arrêtée de 16 heures à 18 heures pour refuser ce qu’on peut qualifier de dépeçage des services de proximité. Trésor public, Poste, Justice, Énergie : tout va être bouleversé et cela n’est pas possible.

Cette exigence est au centre d’une action unanime du conseil municipal, action à laquelle la population s’est associée. La défense des services publics est, donc, au coeur d’une sensibilisation intense qui a vu de nombreux exemples de lutte par le passé récent, rassemblements en sous préfecture, à Béthune, contre la disparition ducommissariat de police, cortèges de voitures pour la DDE à Arras, rencontres avec les personnels, prises de parole sur les lieux concernés... Le temps de la réflexion est un bon tremplin pour aller plus loin et être en phase avec le monde syndical et associatif. Dans ce contexte, les statuts des personnels des services publics, avec les garanties collectives sont considérés comme inadaptés par le ministère de tutelle.

 

Contre l’esprit de “ville dortoir”


Une commune sans Poste, sans Police, sans Trésor public, sans DDE, devient par la force des choses, une “ville dortoir” et cela est impensable, inadmissible et intolérable. Les syndicalistes présents au rassemblement du 7 décembre, tels Didier Castelain, (CGT La Poste), Hervé Merlin (territoriaux CGT), Henri Tobo (EDF-GDF CGT) sont catégoriques: “Le combat engagé est légitime, à nous de le populariser et d’en saisir toutes les aspérités. Il n’est pas possible de continuer ainsi sur la casse des services publics.” La situation sociale est le reflet général de la société, les fermetures de services et des entreprises concernent tous lessecteurs d’activités et toutes leszones géographiques. C’est toutl’avenir qui est posé et cet enjeu nepeut laisser personne indifférent.Aussi, l’action d’Houdain s’inscrit dans une démarche de résistance, des réflexions et des pratiques et ensouligne l’acuité face au bradageactuel.

La mobilisation face à une situation délétère est à situer dans la configuration d’un débat général qui concerne des pans entiers de la vie de tous les jours. La droite fignole depuis des mois des actes de casse destinés à enrober un “paquet cadeau” qu’elle sait empoisonné pour toute la population et les plus démunis.Le gouvernement actuel veut céderles biens de la Nation aux appétitsfinanciers et tout marchandiser.“L’heure est aujourd’hui à l’ouverturedu capital, en ce qui concerne l’énergie, dit Henri Tobo. Nous savons que les ouvertures de capital débouchent toujours sur des privatisations et de situer la place offensive qu’ont lesmilieux de la finance. Ils n’ont aucun scrupule et montrent leur vrai visage. Devant l’obstination de la droite et du Medef, il s’agit de créer un rapport de forces décisif. Et nous attendons depied ferme de connaître de quelsinvestissements dans l'outil de production et les réseaux parle le gouvernement. Concernant les tarifs, l'exemple de Gaz de France est édifiant: les hausses de prix sont vertigineuses !”.

La question fondamentale qui est dans toutes les têtes est celle de la prise en compte des revendications économiques, sociales, humaines et non pas un alignement sur des politiques qui tournent le dos au chômage, à la précarité et à l’exclusion. Ce qui se passe à Houdain est révélateur de l’état de dégradation générale des services publics. À Houdain, le référendum de juin 2006 pour le maintien de tous ces services publics a eu un bel impact sur la population. La solennité du référendum transforme l’acte citoyen et l’acte civique d’un seul coup en faisant des habitants les défenseurs autorisés et légaux des services publics appelés à disparaître ou à se restructurer ; ce qui est quasiment la même chose, puisque de toutes façons, ils ne seront plus “présents”. Une nouvelle initiative de ce type est, de nouveau, envisageable, il reste à confirmer une date. L’état d’esprit de colère est à un tel niveau que la mobilisationrécente à Houdain fait partie de l’actualité sociale et politique.

Contrairement à un discours ambiant, sur la croissance sociale, les mesures annoncées par le gouvernement labellisent un tournant libéral tout en voulant faire croire que les salariés en sont bénéficiaires et, eux seuls, paradoxalement. Le danger est là. Maintenir une justice de qualité et de proximité est l’affaire de tous : avocats, magistrats et greffiers se sont mobilisé, récemment, pour exiger l'abandon des projets de suppression des juridictions dans le cadre de la réforme de la carte judiciaire, comme le tribunal d’instance d’Houdain. Aujourd’hui, la fiscalité locale n’est plus du tout en rapport avec la réalité. Elle repose essentiellement sur les impôts “familles” que sont la taxe d’habitation et la taxe foncière. La disparition du Trésor public et du tribunal d’instance sont un coup porté à une entité précise que sont la commune et ses habitants.

Dans notre région, commentent-ils, nous sommes les premiers en termes de profits engrangés et les derniers en ce qui concerne le service public !” Proximité, travail de terrain, les élus de Houdain ont une grande expérience pour aller au devant de la population. Le succès d’une action concertée vit la formation (avec tracteurs) d’un cortège qui mit à son programme de luttes, les finances, le courrier, la justice et la sécurité. Ce mardi 18 décembre à 9H30, Daniel Dewalle est convoqué au tribunal administratif de Lille, pour répondre de ses actions pour ladéfense de sa commune. L’avenir se conjugue avec le présent.

 

 

 

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Lundi 17 décembre 2007

 



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Liberté 62 n°787 - Le 14 Décembre 2007 -p 11 – Politique

 

ASSEMBLÉE EXTRAORDINAIRE DES DÉLÉGUÉS DE SECTIONS, LES 8 ET 9 DÉCEMBRE À PARIS

Réaffirmer l’identité communiste avec le PCF

Très majoritairement, les sections se sont prononcées contre la dilution ou la dissolution du Parti.


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PENDANT deux jours durant s'est tenue l'assemblée des secrétaires de sections à la Défense. Une délégation du Pas-de-Calais était présente aux divers débats de cette réunion. Pour l'occasion, nous avons rencontré Cathy Poly Apourceau, secrétaire fédérale et membre du CN pour connaître son sentiment.


  • Liberté 62 : Tu as participé à l'assemblée des 8 et 9 décembre à Paris. Quels enseignements tires tu de ces deux journées ?


- Cathy Poly : J'ai d'abord noté et c'est rassurant, que de nombreuses interventions des délégués de section ont réaffirmé ce week-end que la base du Parti ne souhaitait pas la liquidation du PCF. Les discussions ont exprimé très largement l'attachement politique des communistes au PCF. A tel point que dans le projet de mandat final, la direction a été obligée d'ajouter les discussions qui expriment très largement l'attachement politique des communistes au PCF, la nécessité de faire vivre et de développer nos idées dans les années à venir. Ils souhaitent que des efforts importants soient consacrés, notamment par la direction nationale, à impulser l'activité et le renforcement du PCF. Bien évidemment je regrettepour ma part que dans le mandat voté par l'assemblée on peut lire quelques paragraphes en dessous, le contraire de ce que veulent les communistes : "Il ne s'agit d'exclure aucune hypothèse concernant le parti ou sa stratégie"en d'autres termes on laisse ouvert le processus de liquidation.


  • L. 62 : N'est-ce pas le sens de ton intervention au CN du mardi 4 décembre ?


- C. P. : Oui tout à fait je pense et c'est ce que j'ai réaffirmé au CN au nom de la fédération que le parti a besoin de ne plus entretenir le flou, il a besoin d'avoir un positionnement, une stratégie claire, ne souffrant d'aucune ambiguïté. Il s'agit de travailler au redressement du parti, pas à sa transformation en une composante d'une "nouvelle force politique" de gauche, fédérant ou fusionnant notamment des communistes, des socialistes et des gauchistes. L'existence du PCF ne peut pas rester en suspens pendant un an, alors qu'il y a les luttes et des échéances électorales importantes. L'action d'un PCF autonome est nécessaire à mes yeux pour construire un rassemblement transformateurde la société. Le dialogue indispensableavec les autres forces degauche, et avec leurs composantes antilibérales doit être conduit et développépour construire un front unitaireet non une fusion pour constituer un nouveau parti. Au lendemain de l'assemblée, qui s'est terminée dans lacacophonie, il nous faut maintenant travailler à l'avenir de notre parti et la première étape sera évidemment celle des élections municipales et cantonales.

Une partie de la délégation du Pas-de-Calais.

 

Les principaux extraits du mandat voté

 

L’ASSEMBLÉE DU PCF a mandaté la direction pour l’année qui vient en plaçant d’emblée ce mandat sous la triple exigence «du combat contre le capitalisme mondialisé, de la riposte à la politique Sarkozy et de la construction d’un rassemblement qui ouvre au plus vite une alternative de changement». Se félicitant des premiers mouvements sociaux de résistance, et s’inquiétant de l’état de la gauche, ce mandat «souligne l’urgence de la reprise d’initiative politique des communistes

pour ouvrir de nouvelles perspectives». Le mandat acte que «le communisme reste une visée et une pensée de notre temps», qu’il est «nécessaire que vive et rayonne un parti qui s’y réfère explicitement», mais que «les communistes sont devant un défi existentiel, un devoir d’invention sous peine de disparaître». Il indique que les discussions engagées «mettent en débat les nombreuses exigences de renouvellement du combat communiste et de l’organisation pour le mener efficacement ». Il acte que ces discussions «expriment largement l’attachement politique des communistes au PCF, la nécessité de faire vivre et se développer ce parti dans l’année 2008». Dans le même temps, il indique que «les communistes veulent aller ensemble au bout de la confrontation d’idées qu’ils ont engagée en travaillant toutes les pistes de manière ouverte et innovante ». Sur ces bases, le mandat énonce six décisions qui cadrent désormais la feuille de route de la préparation du Congrès décisionnel prévu pour fin 2008.


1.La préparation du Congrès restera «un processus ouvert», «mené de manière transparente et pluraliste ». «Il ne s’agit d’exclure aucune hypothèse concernant le Parti et sa stratégie, ni de prendre d’avance une orientation que les communistes choisiront à leur congrès».


2. Est décidée la mise en place d’un ,dispositif de travail «exceptionnel» sur les grandes questions du projet communiste (changement dans la mondialisation ; unité du salariat ; type de développement ; conception de la transformation sociale…). Un «groupe d’animation national» sera chargé d’organiser ateliers et conférences nationales sur ces questions «avec l’apport de tous les communistes et au-delà des personnes, des forces souhaitant y être associées».


3. «Quatre campagnes populaires» sont lancées dans la durée sur les questions des «retraites et de la protection sociale», du «pouvoir d’achat et de la sécurisation des parcours professionnels», «pour la construction d’une VIe République et contre la réforme constitutionnelle en cours, «pour une Europe

démocratisée et contre le nouveau traité européen».


4. Le conseil national est mandaté pour «assurer tout au long de l’année le rayonnement de l’activité du PCF et du projet communiste», et notamment le «renforcement de son activité sur les lieux de travail».


5. Le Conseil national est également chargé «d’explorer dans l’autonomie du Parti les possibilités et formes nouvelles de rassemblements », de «développer et d’expérimenter des convergences, des coopérations originales, des «fronts» d’idées et d’actions, des nouvelles dynamiques politiques et citoyennes à vocation majoritaire.»


6. Est enfin décidée «la construction d’une initiative internationale» permettant de «franchir une nouvelle étape de l’engagement européen et international du PCF», «d’avancer dans la voie d’un nouvel internationalisme ».

 

 

 

par Liberté 62 publié dans : Politique
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Lundi 17 décembre 2007

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Secours populaire français du Pas-de-calais

 

Développer la solidarité et de nouvelles pratiques de solidarité

 

Au sortir du dernier congrès du Secours populaire français du Pas-de-Calais, Liberté 62 s'est entretenu avec son nouveau secrétaire général fédéral , Christian Lampin. Tour d'horizon des activités et des projets du Secours populaire français dans le Pas-de-Calais.

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Christian lampin,nouveau secrétaire général de la fédération du Secours populaire français à l'occasion des Premières Résonnances Lycéennes internationales organisées au lycée Joliot Curie de Oignies ce mardi 11 décembre.

 

 

Liberté 62 : «Comment se déroule un congrès du Secours populaire français ?»

 

Christian Lampin : «Au Secours populaire, nous tenons notre congrès tous les deux ans. Cette année, après notre congrès départemental qui s'est déroulé à Boulogne-sur-mer, 15 délégués de la fédération du Secours populaire du Pas-de-Calais se sont rendus à Brive-la-Gaillarde pour participer au congrès national. A l'occasion de notre congrès, nous renouvelons nos instances, nous faisons un bilan d'étape et nous fixons nos nouvelles orientations pour les deux ans à venir.»

 

L62 : «Quelles sont les initiatives impulsées par le Secours populaire dans le Pas-de-Calais ?»

 

Christian Lampin : «Nous menons cinq grandes campagnes au cours de l'année. Notre première campagne est celle que nous appelons la campagne Don' Actions. Au cours de cette campagne, le Secours populaire réunit des fonds sour forme de tombolas pour organiser la solidarité tout au long de l'année. Pourquoi Don' Actions ? A la fois parce que cette campagne s'inscrit dans une logique de financement mais aussi parce qu'elle nous permet d'expliquer nos actions et d'impulser des engagements.

Après la campagne Don' Actions, au printemps, nous organisons une campagne de Solidarité internationale. Le Secours populaire est une association reconnue d'utilité publique. Il oeuvre pour réduire la misère et les inégalités sur le territoire national. Il travaille aussi au niveau international et ceci depuis sa création. Aujourd'hui, le Secours populaire, au niveau national, pour venir en aide aux populations qui souffrent de la misere dans le monde, est partenaire d'environ 90 organisations : au Bangladesh par exemple, à suite du cyclone qui a fait récemment des dizaines de milliers de victimes, au Sri Lanka, au Liban, en Palestine, en Albanie ou encore en Amérique latine.

Pendant l'été, nous lançons notre campagne Vacances. Nous donnons la possibilité de pouvoir partir en vacances pour des enfants qui en sont exclus. A ce sujet, le constat est alarmant : 70 ans après 36 et les congés payés, un enfant sur trois, aujourd'hui, en France, ne part pas en vacances ! Pendant cette période, le Secours populaire organise son action autour d'un temps fort qui est celui de la Journée des Oubliés des Vacances. L'année dernière, cette journée s'est déroulée à Margate en Angleterre : au niveau régional, 5 000 enfants du Nord et du Pas-de-Calais sont allés en Angleterre passer une journée à la mer en traversant le Chanel. Depuis 16 ans maintenant, nous accueillons aussi 250 enfants Bielorusses victimes de la catastrophe de Tchernobyl. Nous organisons, pour les enfants du Pas-de-Calais, un partenariat avec la fédération du Secours populaire de Savoie. D'autres opérations sont aussi menées : journées en parc de loisir , acces à la culture ou encore au sport.

Ensuite, au cours de notre quatrième campagne, en septembre, nous mettons l'accent sur la pauvreté et la précarité. Nous faisons en effet le constat que la précarité et le chômage sont instalés dans notre société et que de plus en plus de jeunes mais aussi de familles monoparentales et de personnes âgées ne s'en sortent pas. Le Secours populaire engage une grande campagne d'affichage et fait appel aux dons. Avec cette campagne, nous essayons de structurer la possibilité d'offrir, aux gens qui en ont besoin, de quoi se nourrir de quoi de se vêtir à la rentrée.

 

L62 : «Actuellement, vous avez engagé votre campagne des Pères Noël Verts ? »

 

Christian Lampin : «Oui, c'est notre campagne d'hive