Lundi 6 octobre 2008

 



UL CGT D’AUCHEL

 

PÉRENNITÉ DES EMPLOIS ET EXPERTISE DES SITES INDUSTRIELS”

 

Josette Quéva, secrétaire de lʼUL CGT dʼAuchel rappelle ci-dessous la liquidation dʼAuchelaine et les menaces qui pèsent sur Faurecia ; la pérennité des emplois exige sérénité et expertises



POUR commencer, il serait bon de rappeler les causes du déclin de la société Auchelaine. En novembre 2004, un arrêté préfectoral interdisait lʼinjection en chaudière des déchets gras au-dessus dʼun certain seuil de pollution.

Février 2005, les travailleurs dʼAuchelaine se voyaient mettre en congés payés forcés, la Direction prétextant un coût énergétique trop élevé (EDF,GDF) le comité dʼentreprise majoritaire CGC-CFTC de lʼépoque accompagna cette décision. Mars 2005, ouverture dʼun plan social avec licenciement de 84 personnes, le comité dʼentreprise CGC-CFTC collabore à nouveau en négociant quelques milliers dʼeuros plutôt que le maintien des postes de travail. Mars 2006, dernier plan, même stratégie avec, en prîmes pour le patronat, une indemnité supralégale liée à des records de production dans une entreprise en sous effectif, la Direction dʼAuchelaine poussant lʼarrogance jusquʼà rappeler des ex travailleurs, récemment licenciés, en contrats intérimaires à leurs postes de travail de toujours, tout ceci sous lʼoeil bienveillant des syndicats collaborateurs précités.

Lʼaccord signé par le comité dʼentreprise majoritaire CGC-CFTC va jusquʼà écarter les travailleurs malades, inaptes de cette indemnité supra-légale, heureusement, le conseil des prud ʼhommes de Béthune à récemment rendu justice à ces écartés en condamnant les Dirigeants dʼAuchelaine sur ce point, car dʼautres jugements sont en cours sur dʼautres formes dʼinjustices. Aujourdʼhui, via la voix du nord du dimanche 28 septembre 2008, les élus CGC se proposent de conseiller les syndicats de Faurécia Auchel afin de bien négocier leur situation sociale, allant jusqu ʼà prôner lʼalliance intersyndicale. les syndicats CFTC-CGC oublient un peu trop rapidement avoir écartés la volonté permanente des élus CGT dʼAuchelaine de vouloir combattre la fermeture de leur usine, refusant dʼutiliser le budget de fonctionnement pour nommer un expert objectif au comité dʼentreprise.

Dʼautre part, le syndicat CGC affirme le reclassement de 70% des salariés licenciés : Ce pourcentage est-il basé sur les deux plans sociaux ? Quʼentend par reclassement le cabinet ESSELLE ? Inclus tʼil : Les Conventions de Reclassement Personnalisé (CRP) Les contrat intérimaires Les contrats à durées déterminés dʼune durée supérieure à 6 mois(CDD) Une réponse détaillée serait intéressante, et là, le syndicat CGT pense que nous serons loin des 70 % affirmés. Pour terminer, si le syndicat CGTpeut se permettre un conseil au syndicat CGC Auchel, ce serait de rencontrer son homologue de Faurécia et lui demander de ne pas commettre les mêmes erreurs faites à Auchelaine en votant favorablement à la demande des élus majoritaires au nombre de voix CGT pour la nomination dʼun expert objectif , la majorité au comité dʼentreprise de Faurécia Auchel étant donnée au syndicat CFDT grâce à la naissance soudaine du syndicat CGC au dernières élections professionnelles dans cette entreprise. Pour le reste, que le syndicat CGC se rassure, le syndicat CGT est suffisant armé et solidaire pour se passer des conseils dʼun syndicat dʼencadrement, le syndicat CGT Faurécia Auchel nʼaura pas dʼautre combat que le maintien de lʼemploi sur le site dʼAuchel.”

 

 

SÉANCE PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN, JACKY HÉNIN : “LES COMITÉS EUROPÉENS D’ENTRERPRISE DOIVENT DEVENIR DE VÉRITABLES LIEUX DE DÉMOCRATIE”

 

A 10 mois des élections européennes, après 51 ans dʼexistence, les institutions de lʼUnion européenne découvrent le “social”. Découverte paradoxale pour des institutions qui viennent de porter la durée légale du temps de travail à plus de 48h. Découverte relative car le social est absent des priorités de la Présidence française. Découverte dérangeante pour des institutions, si proches des milieux dʼaffaire, si éloignées des syndicats de salariés, et qui confondent lʼIntérêt général des peuples de lʼUnion avec les intérêts particuliers des marchés financiers. Découverte faite sous pression des NON irlandais, hollandais, français et des multiples grèves dans lʼUnion pour les salaires. Oui, la commission et la majorité de ce parlement se voient obligées dʼadmettre que lʼUnion nʼest pas seulement peuplée dʼactionnaires et de consommateurs. Il existe aussi des salariés dont le travail créent la richesse de lʼEurope. Ainsi, la Commission se voit contrainte dʼexhumer la directive sur les comités européens dʼentreprise. LʼEffort est méritoire mais le contenu nʼest faible. Les Comités européens dʼentreprise doivent devenir de véritable lieu de démocratie sociale donnant aux salariés les pouvoirs dʼinterventions nécessaires sur les choix stratégiques des entreprises. Ces nouveaux pouvoirs permettraient dʼempêcher un groupe comme Renault de mettre en concurrence sauvage les travailleurs de France, dʼEspagne, de Roumanie…

De tels pouvoirs auraient permis dʻéviter à EADS, la catastrophe industrielle quʼa connu lʼAirbus A380. OUI, lʼEurope a besoin dʼurgence dʼune authentique démocratie sociale, sinon elle éclatera comme une baudruche sous les pressions centrifuges de la globalisation financière.

Par Liberté 62 - Publié dans : Social
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