Jeudi 20 novembre 2008 4 20 /11 /2008 17:43

LA VILLE D'AVION PRÉSENTE "LE CARNET SUBLIME" MIS EN SCÈNE PAR LUC BRÉVART

 

FAIRE GRANDIR L'IDÉE DE PAIX

 

Par Pierre Pirierros  

FÊTE et place de la commémoration, situations et dispositions précises des événements. Tout est lié ! Cela se passera, à Avion, le 11 novembre prochain. “Le carnet sublime” et les animations culturelles proposés par Luc Brévart vont sʼemparer de la ville, dʼune façon originale, pour nous entraîner dans un monde de réflexion et de franchissement des barrières artistiques. La commémoration du 90ème anniversaire de la fin de la Première guerre mondiale est à la hauteur des enjeux culturels de la municipalité. Jacques Robitail, conseiller général, maire PCF, Pierre Chéret, adjoint à la culture, Michel Grabowski, responsable du service culturel, ont souligné lʼappropriation voulue pour un tel événément par les habitants de la cité et a fortiori par la municipalité. Avion était, rappelons-le, au moment de lʼarmistice sous commandement allemand. Tout est une affaire dʼétablissement des rapports appropriés entre les mythes et lʼHistoire. Et les manifestations, à Avion, vont déclencher, à coup sûr, lʼénergie de la population. Enfants des écoles, des collèges, lycéens, anciens combattants, membres des associations locales, militants tout le monde est appelé à fêter comme il se doit un grand spectacle mis en scène par Luc Brévart et sa compagnie. Cela commencera, dès 15 h30, Place des droits de lʼenfant, jusquʼau début de soirée en la salle Mouloudji. Sons et lumière seront au rendez-vous. Toute cette expérience artistique concerne directement toute la population ; on ne peut la réduire à sa simple expression, cʼest pour cela que cet événement, le seul dans notre région, est une référence. La Fête est liée naturellement au spectacle, cʼest à partir de cette forme intéressante dʼexpression directe de communication, donc, que la municipalité dʼAvion nous invite à suivre toute cette journée dans les différents quartiers de la ville. Le défilé, avec uniformes, musiques et tous les moyens de faire revivre une journée de commémoration, sera la fête dans la fête. La perception de tout cela avec, notamment, le symbole de la paix, apparaît comme un matériau artistique évident et qui est a fortiori, un matériau familier pour les Avionnais. Comme pour beaucoup de choses, lʼexpérience sur le terrain est primordiale. Plus que jamais, la culture est un enjeu important à lʼère des nouvelles technologies, la diversité et le pluralisme aussi ! Faire grandir l'idée de paix, cela résonnait en 1918 mais les millions de blessés garderont les stigmates pendant des années entières.

 

La place de lʼHomme

 

Pour le maire dʼAvion, lʼenjeu de cette commémoration porte toute lʼidée concrète autour de la place de lʼhomme dans la société et au cours de lʼHistoire. “Le carnet sublime”, avec la lecture des lettres des Poilus, est une organisation esthétique rebondissant sur des plans dʼordre pratique, avec comme point de départ le symbole du “Café du Bleuet”.

Cʼest le rapport direct avec la population qui rebondit, à chaque instant, de narration dans la narration et de tableau en tableau. Le clou de cette journée en sera le défilé. Il rappellera aussi lʼamertume du goût de la victoire dans un engagement citoyen total. Michel Grabowski lie la place de la culture avec lʼémancipation intrinsèque, cʼest le moyen indispensable pour être au contact permanent de la population dʼAvion et cela dans tous les quartiers. Cʼest le message également délivré par lʼadjoint à la culture, “cette mémoire nous parle et rejaillit sur tout le territoire.”

Cʼest un spectacle à plusieurs dimensions avec en filigrane la notion primordiale de rapprochement des peuples, malgré tout et malgré les heurts de lʼhistoire. Faire grandir, à tout prix, l'idée de paix.

 

Par Liberté 62 - Publié dans : Politique
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