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Lundi 19 mai 2008



Pas touche à nos allocs !

 

La «réforme» instaurant une majoration unique des allocations familiales revient à voler, en moyenne, 600 euros à chaque famille. Les élus et militants communistes appellent à la riposte.

 

Par Jean-Michel Humez


«UN hold-up de 138 millions d’euros sur les familles» : tel est l’essentiel du message que les élus et militants communistes ont voulu faire passer mardi lors d’une conférence de presse tenue à Lens dans les locaux de la Fédération du PCF. Dans une dénonciation courte, mais explicite, Dominique Watrin, responsable de l’ADECR (élus communistes), fait en premier lieu état du décret en application depuis le 1er mai et qui instaure une majoration unique des allocations familiales. Le système est simple tout en étant injuste. Les allocations familiales, qui étaient jusqu’ici majorées de 33,51 euros à partir de l’âge de 11 ans et de 59,57 euros à 16 ans, ne le seront plus qu’une fois : de 59,57 euros à l’âge de 14 ans. Bilan, selon les calculs de l’Union nationale des allocations familiales (UNAF) : un manque à gagner de près de 600 euros (586,56 euros) par famille.

Pour Dominique Watrin on est loin de la promesse faite par Nicolas Sarkozy d’accorder des allocations familiales dès le premier enfant. Il faut dire que c’était pendant la campagne électorale des présidentielles et chacun s’est déjà fait une opinion sur les promesses du président de la République.

 






Cathy Apourceau, conseillère régionale, souligne que les deux augmentations à 11 ans et 16 ans correspondaient en quelque sorte à l’entrée des enfants en sixième, puis au lycée, une certaine reconnaissance de dépenses supplémentaires pour les familles à l’occasion de ces deux étapes scolaires importantes. Les deux élus communistes considèrent que ce hold-up est un nouveau coup dur porté aux familles.

Le gouvernement fait les poches des familles


En janvier 2008, les prestations familiales ont connu une augmentation de seulement 1 %, et une récente étude fait état d’une chute de 24 % en valeur relative de ces prestations depuis 1984. À ce jour, retrouver le niveau du début des années 1980 supposerait une augmentation de 33 % des prestations familiales ! Il faut également savoir que les montants des aides sont indexés sur les prix et qu’il s’ensuit une perte sèche de pouvoir d’achat pour les familles, car l’allocation familiale c’est du pouvoir d’achat. Les élus communistes réfutent l’argument de Matignon qui fait valoir que «l’argent récupéré servira à financer d’autres mesures en faveur des familles» et notamment l’allocation pour garde d’enfant en bas âge, versée aux familles faisant garder leur petit par une assistante maternelle qui serait majorée de 50 euros. Pour Dominique Watrin, c’est un mensonge de vouloir faire miroiter une quelconque aide supplémentaire pour la garde d’enfant alors que pour la seule année 2006, dans le cadre des contrats qui lie la CAF aux municipalités pour les équipements d’accueil de la petite enfance, on a supprimé 600 millions d’euros. Aujourd’hui, le gouvernement continue dans ce sens alors qu’un enfant seulement sur dix peut accéder à ces structures publiques d’accueil pour la petite enfance ! Les élus communistes soupçonnent le gouvernement de vouloir transférer ces fonds publics vers des structures privées d’accueil individualisé.

 

Sylvie, au RMI, et Sandra, mère au foyer avec deux enfants à charge, ont témoigné de leurs difficultés devant la dégradation continuelle des allocations familiales. La première ne touche pas d’allocations familiales pour sa seule fille de dix sept ans, lycéenne, bénéficiaire de bourses scolaires qui passent intégralement dans la cantine. La seconde a deux enfants à charge, sa fille et le jeune frère de son mari (dont les parents sont décédés). Le jeune beau-frère n’est pas considéré comme enfant à charge. Deux exemples parmi tant d’autres qui illustrent sur le terrain les répercussions des mesures de rationnement des politiques sociales. D’autres inquiétudes sont également dans les esprits avec l’éventuelle modulation de l’allocation de rentrée scolaire ou encore la fin de l’école maternelle… Puisse le mouvement social, familles incluses, ramener Matignon à la raison.

 

 

par Liberté 62 publié dans : Politique
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Mardi 13 mai 2008

 



LE 1ER MAI A HARNES :

Une journée haute en couleurs et en revendications


  UNE délégation importante de la section PCF de Harnes était présente lors du défilé du 1er mai Harnes. De multiples revendications l'accompagnaient. Ainsi, pouvait-on lire sur les pancartes, nombreuses parmi les drapeaux rouges, des exigences autour du pouvoir d'achat, des retraites, de la régularisation des sans-papiers, du maintien de tous les postes d'enseignants dans l'éducation nationale,… Un slogan particulièrement local a aussi traversé les rangs de la délégation. Notre camarade Yvan Druon interpellait directement Philippe Duquesnoy quant au harcèlement moral que certains communistes subissent actuellement. Le maire actuel s'était pourtant présenté à ses concitoyens sous la bannière "collectif, transparence, concertation" dans le cadre d'un long article paru dans "La Gazette" harnésienne.

Les harnésiens ont par ailleurs cherché le marché hebdomadaire ce même jeudi matin. En effet, la nouvelle équipe municipale avait décidé, pour cause de défilé du 1er mai, de décaler le marché au mercredi 30 avril après-midi… Une réussite ? Seuls 6 commerçants étaient installés sur la Grand'Place. Les habitués jugeront par eux-mêmes ! Par contre, les militants communistes y étaient présents pour distribuer la dernière édition de leur journal "L'Impertinent". En revanche, aucune animation sur la Grand'Place le jeudi matin ; pas le moindre rassemblement à l'occasion de la fête du travail ! Le défilé n'est même pas passé devant la mairie ni aux alentours… Le défilé a été suivi du traditionnel banquet républicain de la section PCF de Harnes à la salle des fêtes. Malgré une organisation de dernière minute due à des difficultés à obtenir une réponse favorable de la part de Philippe Duquesnoy, Maire de Harnes, plus de 100 convives s'y sont rassemblés dans une ambiance fraternelle et conviviale. C'était la première fois depuis les élections, que les militants et sympathisants se retrouvaient aussi nombreux et ils avaient déjà beaucoup à échanger sur la politique locale ! Retrouvez le journal de la section en téléchargement et toute l'actualité harnésienne sur le site internet : www.pcf-harnes.fr

par Liberté 62 publié dans : Politique
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Dimanche 4 mai 2008

 


 



PREMIÈRE ENVELOPPE VOTÉE PAR LA RÉGION NORD/PAS-DE-CALAIS

 

La télévision régionale en partenariat public/privé,

pourquoi et comment ?


Par Pierre Pirierros


DEPUIS toujours le pouvoir s’immisce dans la télévision et ses programmes, à petite ou grande dose, dans un but avoué et souvent pernicieux. Directement et indirectement. Selon. Souvenons nous de la télévision sous De Gaulle-Peyrefitte en mai 1968... C’était hier, certes.

Aujourd’hui, les débats sur son rôle sont constants, ils intéressent toute la sphère de la société et le politique ne serait y être absent. C’est sous l’ère Mitterrand que fut organisée la privatisation de TF1, la chaîne la plus importante d’Europe avec son lot de bonimenteurs. Sarkozy, lui, a compris très tôt comment utiliser un tel canal de diffusion ; une fois élu, il a entrepris un “vaste chantier” de restructuration de la Télévision publique (suppression de la publicité et donc de recettes de la publicité, questionnements autour de France 3 et sa pérennité).

Septembre 2007, le groupe public étudie l'hypothèse d'une réforme en profondeur, avec notamment la fusion au sein d'une même société de toutes ses chaînes à l'horizon 2012, en raison du basculement au tout numérique. Et la question sous-jacente se pose avec force, la Télévision publique va-t-elle dispataître ? Et la CGT de souligner “il nous paraît dangereux et irresponsable pour le gouvernement de poursuivre obstinément dans la voie de l’erreur et de mettre en péril un groupe qui a dégagé des bénéfices en 2007 et qui a présenté un budget 2008 à l’équilibre.” Comment se définit la carte audio-visuelle de demain ?

Et voilà que dans tout ce paysage, le Conseil régional et son président, anticipent et mettent sur pied une “télévision régionale” avec sur les fonds baptismaux, un partenariat public/ privé, autrement dit, une société d’économie mixte, sous l’égide de “La Voix du Nord”, du Crédit agricole, de la Caisse d’Épargne, (première enveloppe, 500 000 euros), et un business plan. Une nouvelle chaîne, c’est la volonté du conseil supérieur de l’audio- visuel qui lance un appel à candidatures.

Les élus communistes que d’aucuns accuseraient aussitôt “d’archaïques” n’abondent pas dans le sens de Daniel Percheron, ni de l’exécutif. Ils votent contre lors de la dernière réunion de la commission permanente, le 21 avril dernier. Et de poser des questions fondamentales sur les compétences de l’institution régionale, sur l’enjeu même de cette télévision de proximité, instrument réactualisé de la pensée unique, avancée ou recul de la vie démocratique ? Alain Bruneel, président du groupe communiste, ne cache pas sa colère devant l’appétit des grands groupes de médias adoubés par le Conseil régional. “C’est un véritable maillage capitalistique qui se met en place au service d’une orientation bien précise”

 

Réflexion à poursuivre


Récemment, dans nos colonnes, nous avons publié la prise de position de Jack Ralite et d’Ivan Renar, sénateurs PCF, (participant à la Commission Copé sur l’audio-visuel) sur les dangers de la marche forcée de Sarkozy “qui a choisi le terrain du marché où l’on ne traite que de choses et de lobbies et qui a déjà commencé à mutiler le service public. Nous sommes dans un séïsme qui rappelle celui de la privatisation de TF1.” La télévision régionale à “vocation marchande” se glisseraitelle sur les pas de France 3 ?

Première (et seule) Région à se lancer dans une telle opération, que cachent les desseins d’une telle télévision régionale ? Pour qui et comment ? Que serait cette télévision régionale “publique/privée” qui diffuserait quatre heures de programmes par jour ? Avec quel budget de fonctionnement ? La réflexion mérite d’être poursuivie. C’est le sens d’une initiative proposée par les élus communistes auprès des maires du Nord/Pas-de-Calais, de tous les médias, des journalistes, des syndicalistes, des associations et des treize télévisions associatives régionales. Chacun doit pouvoir jouer un rôle majeur. Le pluralisme et la défense du service public sont de grandes revendications à prendre à bras le corps. C’est le sens de l’action des élus communistes régionaux.

 

 

par Liberté 62 publié dans : Politique
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Mercredi 23 avril 2008

 


 


Trois cent cinquante

pour un nouveau départ !

 

Les militants communistes et de nombreux sympathisants se mettent en marche pour reconquérir la municipalité.

LA décision du Comité de section, tenu le 27 mars dernier, de réunir 5 jours plus tard, le 2 avril, une Assemblée militante était importante après le choc provoqué par l'élection de l'UMP Natacha Bouchart dirigeant une équipe de «Bric et de Brac» avec l'aide du Front national.

Le pari fut tenu comme l'indiquait Bertrand Péricaud pour le secrétariatde section du PCF devant  350 personnes (on peut vérifier sur le site www.calaistv.fr qui a relaté jeudi 3 avril l'initiative). Pour Bertrand Péricaud : «Les communistes calaisiens tireront du réconfort de votre nombreuse présence ce soir et surtout la force de se lancer à la reconquête de la municipalité».

 

Ce n'est pas le bilan de gestion municipale de gauche qui a été sanctionné


Beaucoup s'interrogent encore sur les causes de l'échec de la liste conduite par Jacky Hénin dont c'était le 1er mandat comme maire après Jean-Jacques Barthe. Candidats et membres du comité de section, réunis le 27 mars, avaient chargé Bertrand Péricaud de donner des pistes d'analyse et de réflexion pour demain. Tant de travail avait en effet été fait en 7 ans... La rénovation du centre ville, le centre commercial «4B» au coeur de la ville, la piscine-patinoire ICÉO accessible à tous, les nouveaux locaux du «Channel», les travaux de la cité internationale de la dentelle et de la mode, le futur stade de l'Epopée, le nouveau centre administratif municipal et celui des services techniques,les nouveaux locaux de la CAC, ceux des transports urbains, la mise en route des grands chantiers de rénovation urbaine avec les premières démolitions de grands immeubles vétustes à Matisse, Rodin, la construction par l'OPHLM de quartiers nouveaux et à taille humaine du Rond point des Droits de l'homme au quartier Salengro au Fort Nieulay, l'implantation d'Armatis, de la zone commerciale Curie, la perspective du nouvel hôpital zone du Virval, etc...

Avec un tel bilan, lié à quantité de travaux dans les quartiers et d'initiatives pour la vie au quotidien, la gauche unie (PCF, PS Officiel, MRC, PRG, Écologistes locaux) ne pouvait pas perdre ! Et avec le projet, la vision d'avenir dont elle était porteuse encore moins ! L'échec a été d'autant plus sévère, d'autant plus injuste, à contre-courant de ce qui se passait nationalement, qu'il ne s'est pas produit sur la base de la gestion municipale, du bilan jamais contesté des réalisations 2001-2008 mais sur une campagne haineuse de destabilisation menée contre le maire. Il suffirait pour s'en convaincre de consulter la presse locale depuis le 16 mars pour mesurer qu'il n'y a plus désormais de retenue du tout...

 

 

 

Une machinerie anti-PCF et anti-Hénin


Certes, le terrain avait été préparé de longue date par une partie des médias (le quotidien «Nord Littoral» s'ingéniant depuis 2004 à «Tailler un costume sur mesure à Jacky Hénin») mais les législatives de juin 2007 et la défaite de l'UMP Bouchart au 2ème tour a déclenché toute une nouvelle stratégie «à la Sarkozy». Il restait alors pour la droite à construire un rassemblement de tous les anti PCF-Hénin. À jouer la carte du «changement» sans contenu (37 ans de communisme !) en menant sournoisement au départ une campagne populiste aboutissant en fin de campagne à des «arguments» du style : «Vous n'avez pas de travail ? C'est la faute à Hénin ! Venez me voir après les élections !» ou encore : «Vous n'avez pas de logement ? Vous êtes victime du «copinage» ! Venez me voir après les élections !»

Tout aura alors été utilisé jusqu'aux plus basses manoeuvres sur les indemnités des élus alors que chacun sait qu'au PCF les élus reversent l'essentiel de leurs indemnités à leur formation politique. Tout cela se développant d'abord en «souterrain» pendant que le PCF bataillait pour un accord d'union à gauche obtenu mi-janvier seulement !

Au soir du 9 mars, rien n'était pour autant joué. La «Liste d'ouverture populaire et sociale» (ça ne s'invente pas !), véritable «armée mexicaine» dirigée par l'UMP, avec le MODEM, des responsables locaux de la CFDT et quelques Kouchner à la «sauce calaisienne» faisait moins bien que les scores UMP-UDF additionnés en 2001 (36,3% contre 38,7%). Une liste, pour la première fois, du Front national (12%) annonçait une triangulaire au 2ème tour... La liste d'union à gauche, en recul de 10% sur le 1er tour 2001, restant en tête avec un «réservoir» potentiel de voix avec les 5% des Verts, 4% de la LCR, 3% de LO... et sans compter les abstentionnistes du 1er tour particulièrement nombreux dans les quartiers populaires (entre les deux tours une centaine de militants en quatre jours sont allés à la rencontre de près de 9500 abstentionnistes !). Tout cela n'aura pas suffi à déjouer les manoeuvres politiciennes...

Le Front national a négocié contre espèces son retrait. Le conseiller régional Dubout cocufiant ainsi son électorat pour laisser le champ libre à l'UMP.

les Verts et leur conseillère régionale Bourgeois en sortant d'une rencontre avec Bouchart se fendrait d'une déclaration très médiatisée contre le vote Hénin.

Sans parler des phrases assassines de L. Roussel préférant liquider la LCR locale que d'appeler au rassemblement de toute la gauche, ou de l'appel d'un ex-candidat LO appelant à barrer la route aux communistes et à Hénin. La machine infernale était lancée...

 

Maintenant créer les conditions politiques de la reconquête

 

Avant de laisser la parole à Jean Hénard, animateur du comité de soutien à la liste «OUI POUR CALAIS», puis à Jacky Hénin, Bertrand Péricaud insistait sur la réunion, à nouveau, ces prochaines semaines, des militants par cellule, quartier pour faire le point sur la situation nouvelle depuis 1971 d'un parti désormais dans l'opposition localement et pour créer les conditions politiques de la reconquête.

Pas question pour les communistes de baisser les bras comme ils l'ont montré, salle du Minck, 15 jours après l'échec. Ils savent bien que si une partie importante de la population calaisienne souffre de la misère, ce n'est pas le fait de «37 ans de gestion communiste» (comme cela a été martelé pendant trois semaines de campagne) mais du capitalisme. De ce capitalisme qui ferme ici les usines pour les délocaliser en Asie ou Europe de l'Est. De ce capitalisme qui, chaque jour, réduit le pouvoir d'achat des plus modestes pour grossir les profits du patronat. L'UMP Bouchart, par la seule gestion municipale, ne fera pas plus disparaître le chômage de Calais et du Calaisis. Les communistes lui ont rappelé ses promesses démagogiques mercredi 2 avril. Plus que jamais aux côtés du monde du travail et des Calaisiens les plus modestes, les communistes Calaisiens ont pris date, avec Jacky Hénin !

 

REPORT DU CONSEIL MUNICIPAL

Les élus communistes s’interrogent

Le premier conseil municipal de la nouvelle mandature (pour la ville de Calais) aurait pu se tenir ce mardi 8 avril à 19 h, comme sa convocation le laissait supposer. Il n'en sera rien. En effet, le nouveau Maire de Calais a préféré ne pas donner suite au premier conseil et convoquer un nouveau conseil en date du jeudi 10 avril à 19 h. Evidemment la faute en reviendra à l'opposition qui aurait pu faire annuler les délibérations prises, car les règles de convocation du conseil n'étaient pas juridiquement exemptes de reproches ....

Plus sérieusement, c'est au maire qu'il appartient de convoquer dans les règles le conseil municipal. Aidé d'un chef de cabinet compétent, assisté d'un adjoint avocat, pouvant des services compétents dès lors qu'on les informe en temps et en heures..., il était possible de bien démarrer. Il n'en sera rien ! Pour la première fois, nous serons dans l'a peu près.....

Nous vous en informons !


PS : Les services ayant assumé leur tâche comme à l'habitude, trouvez l'erreur.

 

 

 

par Liberté 62 publié dans : Politique
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Mercredi 23 avril 2008

 



 



CONSEIL GÉNÉRAL DU PAS-DE-CALAIS

L'Assemblée départementale

a adopté les bases de leur fonctionnement

 

Dominique Dupilet a été réélu président du Conseil général. Dominique Watrin devient président du groupe communiste.

 

 

Par Jean-Michel Humez

 

 

 

 


LA semaine dernière, les élus départementaux se sont réunis pour désigner les responsables et définir les tâches à tous les niveaux du fonctionnement du Conseil général comme cela se fait après les élections cantonales. Sans surprise, Dominique Dupilet, président socialiste sortant, a été réélu avec toutes les voix de gauche. Dominique Watrin, désigné président du groupe communiste quelques jours auparavant fit une déclaration pour appeler à la vigilance et à l'action.

 

Plusieurs motions de la part du groupe communiste


À l'occasion de cette séance, les élus communistes ont déposé plusieurs motions. Concernant la généralisation du livret A aux banques privées, les conseillers départementauxdemandent la suppression de cette mesure et demandent lacréation d'un grand service public de crédit et de l'épargne permettantnotamment de soutenir unepolitique audacieuse du logement social.

S'agissant de la reprise par EGL (société privée australienne) de Gazonor, filiale de Charbonnages de France, les élus communistes demandent que les fruits financiersde l'exploitation de gaz de mine puissent être réinjectés enfaveur des droits des mineurs, des veuves et des habitants du bassin minier. Protestant contre l'allongement de la durée de cotisation pour une retraite à taux plein, les conseillers généraux communistes demandent une revalorisation générale des pensions et l'indexation de celles-ci sur les salaires.

Prenant l'exemple des entreprises ENCA et STAF à Hénin- Beaumont, les élus communistes demandent que toute la clarté soit faite sur les aides publiques dont ont bénéficié ces entreprises et exigent que les pouvoirs publics fassent respecter le droit du travail. Face à l'attaque massive du gouvernement contre les politiques de service pupblic qui vont passer par la suppression de nombreux postes, les élus communistesréclament le retrait du programmegouvernemental et demandent lamise en place d'un véritable débat pour assurer l'avenir de tous lesservices publics dans l'intérêt des populations et de l'aménagement du territoire.

Solidaires de la mobilisation civique, les élus communistes réclament l'arrêt du fichage généraliséde tous les enfants en âged'être scolarisés face à l'utilisation des données recueillies dans uncadre extra scolaire.Pour l'enfant, toute informationsortie de son contexte peut êtresource de discrimination.

 

TROIS QUESTIONS À DOMINIQUE WATRIN

Président du Groupe communiste


  • Vous venez d’être élu Président du Groupe Communiste du Conseil Général ?

  • Oui, les membres du Groupe ont souhaité se réorganiser collectivement. Les résultats des élections cantonales dans le Pas-De-calais sont en contre-tendance du national. Même si nous conservons au final le même nombre de conseillers généraux (10), nous enregistrons une baisse de 1.5 % par rapport à 2001 dans les cantons comparables (contre +0.3 % sur l’ensemble de la France). Nous devons maintenant procéder à une analyse serrée canton par canton car dans quelques cantons ruraux, nous faisons des résultats remarquables. Nous avons aussi fait la preuve avec René Hocq que nous étionsen capacité de reconquérir des cantons perdus ce que nous souhaitons aussi sur Liévin Nord.


  • Le Groupe Communiste a-t-il des responsabilités nouvelles dans la nouvelle configuration politique issue des élections municipales et cantonales ?


  • Les français ont exprimé leur exaspération face à la détérioration de leurs conditions de vie et de travail. Ils ont sanctionné nettement les contre-réformes libérales de Fillon et Sarkozy et la montée des inégalités. La gauche qui gère aujourd’hui 20 régions sur 22, 60 départements sur 101 doit maintenant faire la preuve qu’elle ne décevra pasencore, qu’elle est vraiment porteuse d’une autre politique. Le groupecommuniste du Conseil Général quiparticipe à l’exécutif départementaln’aura de cesse de rappeler cettedonne ainsi que la nécessité de résister concrètement aux mauvaiscoups en posant les questions politiquesde fond (par exemple laquestion décisive de l’Europe).


  • Comment concrètement entendez- vous travailler ?


  • J’ai évoqué devant le Groupe plusieurs pistes. Je crois qu’il nous faut en premier lieu anticiper beaucoup mieux les grands dossiers départementaux. Par exemple, quelles sont nos propositions dans le cadre du grand chantier de la jeunesse annoncée par le Président du Conseil Généralle 20/03 ?Nous devons aussi être plus attentifsà rendre compte de notre travail dans le cadre des 3 importantes délégations de vice-présidents qui nous ont été accordées (personnes âgées, enfance-famille ; nouvellestechnologies). Nous pensons également qu’il nous faudra renouer des liens plus étroits avec les syndicats et les associations. Enfin, si le Département duPas-de-Calais a évidemment ses spécificités sur beaucoup de dossiers, nous avons sûrement à travailler plus étroitement avec les élus communistes au Département du Nord ou à la Région pour nous enrichir mutuellement.

 

 

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Lundi 31 mars 2008




NON AU DUMPING SALARIAL

EN EUROPE

Solidarité avec les salariés de Dacia-Renault

 

Par Jacky Hénin, Député au Parlement européen

 

13.000salariés de l'usine Dacia de Pitesti, en Roumanie, font actuellement grève. Ils demandent une augmentation de salaire de 550 lei (soit 147 €) alors que leur salaire moyen brut est de 1064 lei (285 €). Donner satisfaction à ces travailleurs, ne coûterait que 2 millions d’euros à Dacia, alors que cette filiale du groupe Renault, a engrangé plus de 300 millions € de bénéfices ces deux dernières années. Les ventes de son produit phare la Logan ont progressé en un an de 253 %. Le choix est simple : Il s’agit de satisfaire soit les salariés de Dacia, soit les actionnaires privés du groupe Renault-Nissan.

La lutte des ouvriers de Dacia pour augmenter leur salaire, si elle est victorieuse bénéficiera à tous les salariés de l’automobile de l’Union européenne. Car les bas salaires et les mauvaises conditions de travail d’un pays de l’Union européenne, font les délocalisations, le chantage à l’emploi, la désindustrialisation d’un autre. En particulier lorsqu’on délocalise du travail de la Zone Euro à la Zone dollars dans laquelle se trouve la Roumanie. C’est pourquoi je suis solidaire des travailleurs de Dacia, comme je l’ai été des salariés de Volkswagen Forrest en Belgique et comme je le suis de tous les salariés de la filière automobile en France.

Nous avons besoin de développer sur tout le territoire de l’Union européenne une industrie automobile performante, respectueuse de l’environnement, et capable de relever le défi de la fin du pétrole. Cette industrie automobile européenne, créatrice d’emplois stables en Europe, ne pourra exister sans une harmonisation sociale vers le haut en matière de salaires, de conditions de travail et de formations. C’est tout l’objet de la «charte pour le développement d’une industrie automobile écologique et créatrice d’emplois», que j’entends faire adopter par l’Union européenne.

Au nom de la Charte des droits fondamentaux, adoptée avec tambours et trompettes par le Parlement européen en décembre, je demande à Nicolas Sarkozy, futur Président de l’Union européenne en juin, d’intervenir auprès de la direction de Renault pour qu’elle arrête immédiatement son action en justice pour rendre la grève illégale», et qu’elle accepte de satisfaire les justes revendications des salariés de Dacia. Nous sommes tous des Dacia-Renault.

par Liberté 62 publié dans : Politique
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Vendredi 21 mars 2008

 


46% Contre 54%

Il a manqué 2 500 voix pour garder Calais à gauche !

 

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LA liste conduite par Jacky Hénin, maire, a rassemblé 14 723 voix (+ 3 913 par rapport au 9 mars) alors que le total des voix de gauche faisait 14 707 au soir du 1er tour (liste d’Union + LO + LCR + Verts) sur 29 641 votants. Au 1er tour la liste de droite faisait 10 424 voix, elle totalise dimanche 17 294 voix soit + 6 870 voix par rapport au 9 mars alors que la liste FN faisait 3 540 voix.

On est passé de 29 641 votants à 33 273 soit + 3 632 votants. L’analyse de la tenue des cahiers d’émargements fait apparaître + 9% de votants ne s’étant pas déplacés le 9 mars concrétisant les milliers de contacts tenus par les militants entre les deux tours mais le sursaut n’a pas été suffisant parce l’électorat FN se mobilisait clairement lui à droite tandis que celui des Verts (5 % au 1er tour) et de la LCR (4 %) boudait les urnes offrant un boulevard à la droite UMP !

La chute est d’autant plus sévère qu’elle ne s’est pas produite sur la base de la gestion et du bilan des réalisations de 2001 à 2008, mais plutôt sur une fièleuse campagne de déstabilisation menée contre le Maire. Depuis 2005 par un journal local «Nord Littoral», quotidien qui s’est ensuite, dès les législatives de juin 2007, mis au service d’une campagne anti-union P.C.F.-P.S. sous le thème «mettre fin à 37 ans de communisme à Calais».

Campagne de déstabilisation menée depuis l’élection du FN Dubout à la Région en 2004 par des tracts ravageurs dans les quartiers populaires. Non campagne d’une partie de l’électorat PS avec des batailles internes de leadership sur le fonds : union ou pas avec le P.C.F. ! Ajoutons à cela une candidate UMP battue aux Législatives mais qui troque son étiquette Sarkoziste pour une «liste d’ouverture populaire et sociale» où viendront se greffer des militants PS, de la CFDT, à ceux de la droite camouflée et du MODEM et on obtient une mixture particulière… celle qui en 3 semaines de campagne officielle a fait de Jacky HÉNIN «l’homme à abattre» et non celui dont il fallait discuter bilan et projet !

Pas question pour les Communistes de baisser les bras. Depuis mardi les discussions vont bon train entre Camarades, avec les gens. On fera un premier point au prochain Comité de Section. Comme l’a déclaré, dès dimanche soir, Jacky HÉNIN : «en ce soir de défaite, je pense à tous ceux qui souffrent et vont souffrir. La vie c’est de se battre !»

Face à l’assemblage hétéroclite de la liste Bouchard, il est clair que les militants communistes ont tout de suite fait le choix de la reconquête pour 2014. Ils entendent bien s’organiser pour cela !

 

 

 

 




 

DANS LE CALAISIS…

 

Bernard Carpentier, Conseiller Général et Maire U.D.F. de Ardres depuis 19 ans cède la mairie à une liste PS-Apolitique… Christian Lassalle à Brêmes les Ardres cède sa mairie à notre Camarade et Ami Thierry Poussière qui fait élire ses 14 colistiers face à deux listes «sans étiquette ». On y reviendra pour cette commune de 1 400 habitants dans l’Ardrésis. À Coulogne notre Camarade Gérard Pourmarin avait réuni 15,2 % des électeurs le 9 mars, une progression notable sur 2001 qui permet d’y doubler le nombre des Élus Communistes et Républicains. À Marck la liste du P.C.F. réalise elle au 1er tour un peu plus de 16,5 % face au refus d’Union du Maire sortant PS.

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Vendredi 21 mars 2008



Hénin-Beaumont

La victoire d’une gauche rassemblée et tournée vers l’avenir

Par David Noël





Marine Le Pen a perdu son pari, dimanche soir. Une large majorité des électeurs d’Hénin-Beaumont ont fait confiance à la liste d’union de la gauche menée par Gérard Dalongeville et Marie-Noëlle Lienemann.

 

L62-801--4_html_m75a600e8.gifAVEC 28 % des voix et 5 élus (contre trois actuellement), le FN réalise un score très important, près de dix points au-dessus du score de Steeve Briois en 2001, mais en deçà des espérances des dirigeants frontistes. C’est l’échec d’une stratégie engagée par le FN depuis 2001 qui visait à faire d’une grande ville populaire comme Hénin-Beaumont la vitrine d’un FN relooké dirigé par Marine Le Pen.



La déception est palpable chez Steeve Briois et Marine Le Pen


Si les leaders de l’aile dure du FN, acquis à une alliance avec le MNR ou les Identitaires ont aussi été balayés par la «vague rose» des municipales et le reflux de l’extrême droite, la déception est palpable chez Steeve Briois et Marine Le Pen, qui étaient convaincus de pouvoir l’emporter à la faveur d’une triangulaire.


Sanction pour la stratégie de Daniel Duquenne


Les résultats de dimanche sanctionnent également la stratégie de l’Alliance Républicaine de Daniel Duquenne, l’ancien secrétaire de section socialiste fidèle à Pierre Darchicourt et opposant à Gérard Dalongeville depuis 2001. Lâché par la Fédération socialiste du Pas-de-Calais, Daniel Duquenne et ses amis voulaient faire tomber celui qu’ils considéraient comme le «Jacques Mellick d’Hénin-Beaumont», quel qu’en soit le prix ; entrés en dissidence, ils ont monté une liste d’ouverture avec le Modem et les Verts, soutenue au deuxième tour par l’UMP. Ils obtiennent 19 % des voix et trois élus au conseil municipal, dont une élue du Modem et un élu UMP. L’Alliance Républicaine n’est pas parvenue à convaincre qu’elle incarnait une alternative crédible à gauche. Ses dirigeants n’ont eu de cesse de justifier leurs convergences avec le FN : «Gérard Dalongeville est un mauvais gestionnaire. Ce n’est pas parce que le FN le dit que nous allons cesser de le dire. Ce n’est pas parce que le FN dit que le soleil se lève à l’Est que nous allons dire le contraire !» expliquait ainsi Georges Bouquillon, un des leaders de l’Alliance Républicaine, quelques jours avant le premier tour. Les Héninois ont surtout entendu Christine Coget, numéro 2 de l’Alliance Républicaine et chef de file du Modem expliquer à France 3 : «Pour nous, c’est tout sauf Dalongeville !». Des propos qui ont scandalisé les derniers socialistes fidèles restés autour de Daniel Duquenne.


Une victoire pour la gauche rassemblée


La victoire de Gérard Dalongeville est une victoire personnelle pour le Maire d’Hénin-Beaumont, mais c’est d’abord et avant tout la victoire des Héninois et des Beaumontois qui ont choisi dimanche un projet résolument tourné vers l’avenir. Cette victoire (52 %), c’est aussi une victoire pour la gauche rassemblée. Le rassemblement de la gauche initié par Marie-Noëlle Lienemann, pour le PS, avec le PCF a fait naître une dynamique qui ne s’est jamais arrêtée et qui a porté Gérard Dalongeville.


Les communistes d’Hénin-Beaumont conscients de leurs responsabilités nouvelles


Cette victoire conforte les communistes d’Hénin-Beaumont, conscients de leurs responsabilités nouvelles. Avec deux élus au conseil municipal, les communistes devront travailler au service de la population, mais aussi reconstruire à Hénin- Beaumont un Parti Communiste puissant, présent dans les luttes comme dans les quartiers populaires. Le travail ne fait que commencer, mais c’est la seule manière de répondre à la désespérance sociale et civique qui a mené le FN aux portes d’Hénin-Beaumont.


 


 


 


 


René HOCQ, conseiller Général du canton d’Auchel : "Les habitants ont exprimé leur désir de faire confiance au candidat de gauche que je suis. Ils souhaitent donner davantage de sens à leurs préoccupations quotidiennes"

 

 


"LA politique du Président de la