Présentation

Recherche

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Lundi 25 février 2008

undefined




Liberté 62 n°797 - Le 22 Février 2008 - 11 –Culture

L’enjeu de la culture dans le contexte des élections municipales - Rencontre avec Carole Dubois, adjointe au maire à Lillers, en charge de ce dossier

Par Pierre Pirierros

Et la place de la Culture dans les élections municipales ? Pourquoi seuls les communistes en parlent ? Pourquoi cet enjeu n’est pas abordé ? Quant au MEDEF, il accélère son action pour poursuivre la casse de la culture et de ses métiers, mettre fin à l’exception du régime des Intermittents du spectacle et à la présomption de salariat des artistes et techniciens du spectacle, de l’audiovisuel et du cinéma.


L62-797-p11_html_m437afb30.gif

 

C’EST avec toutes ces questions en tête que nous avons rencontré Carole Dubois, adjointe au maire de Lillers, en charge de ce dossier sensible et complexe.

Pour nous, c’est une double démarche, précise-t-elle, continuer à agir avec toute la population en répondant aux “besoins” des uns et des autres. Notre mission est de respecter les souhaits des habitants mais aussi d’affiner une programmation des plus éclectiques. “Le Palace”, dont les travaux sont en voie de finition, est un lieu emblématique pour toute la ville. C’est un patrimoine inscrit dans la mémoire des Lillérois et c’est un lieu que l’on attend avec impatience car il correspond à une forte demande. Nos projets culturels ont pour mérite d’être partagés, non par des habitués, mais par la population dans son ensemble. À partir d’un positionnement très positif, nous axons les fondements de l’élaboration de notre politique culturelle.”

Dans un contexte politique précis où le gouvernement, ou plutôt le président de la République, multiplie les annonces et les prises de position tous azimuts, le silence autour des enjeux d’art et de culture est, assourdissant. Quant à la ministre de la Culture, elle reste floue à part son sentiment que la question des intermittents serait réglée et ses déclarations sur la nécessité de l’argent privé. Autant de sujets d’inquiétude pour la liberté de la création. Et pourtant, ces artistes et techniciens continuent de subir les nouvelles annexes 8 et 10 et nombre d’entre eux sont encore, mois après mois, chassés de leur métier. Cette situation est grave.

Et Carole Dubois d’observer qu’“il y a brouillage des responsabilités car l’État ne joue pas son rôle. C’est un saupoudrage qui ne convainc personne. Or, la politique culturelle dans une ville et de surcroît dans une ville comme Lillers est un enjeu de société. Si la collectivité territoriale ne le fait qui le fera à sa place ? C’est, bien sûr, une démarche volontariste et c’est la base d’actes délibérés mise en place dans les municipalités communistes, dans notre ville, et ailleurs. Les échanges que l’on peut avoir sur ces dossiers, en Avignon, comme ce fut le cas, cet été, ou ailleurs, nous renseignent beaucoup sur les pratiques et les questionnements sur le plan local, régional et national. Pour cela, il faut prévoir une ligne budgétaire claire et définie en toute liberté sans interférences d’atermoiements de faiblesse ni de découragements de toutes sortes. C’est une interrogation, elle recouvre un sens des responsabilités. Nous ne pouvons pas nous contenter d’une politique au rabais comme c’est le cas en haut lieu. Récemment, j’ai rencontré la nouvelle directrice de la DRAC Nord/Pas-de-Calais ; elle fut interloquée devant le travail effectué à Lillers sans intervention des tutelles, ni régionales, ni nationales. Cette rencontre a permis d’avancer nos propositions, comme un travail en amont, avec la gamme des expressions artistiques, sans tenir compte d’une logique comptable. Et puis, une ville qui met en avant une politique culturelle part d’un postulat de mises en contradiction de l’individu et de sa place dans la société, ou tout simplement, dans un territoire où vivent 10 000 personnes.”

Vie associative et engagements citoyens

Réseaux locaux, vie associative, engagements citoyens, partenariats avec le monde scolaire, les collèges, les lycées, toutes ces notions présupposent un parocurs d’exercices culturels de proximité. Proximité établie par la Médiathèque. “Les Foyers ruraux”, par exemple, vont s’implanter à Lillers, ce qui est une bonne chose, car le conte est une forme attractive de liens avec tous les quartiers et le contact dans des zones semi-rurales. Le spectacle vivant est une donnée incontournable et là encore “Le Palace” va avoir toute sa place et sa capacité à “entraîner” un public nouveau. Peser sur le contenu du programme, avec des initiatives, des propositions et des idées, le travail des candidats sortants se conjugue les engagements pris.

L’ouverture sur la vie comme sur le registre humain, ce sont des possibilités offertes aux différents publics. La forme sert l’exercice. Depuis 1998, le travail de Carole Dubois, élue communiste, avec la force de ses convictions, est d’agir dans un développement structurant des pratiques culturelles avec l’exigence d’une démocratisation délibérée et d’un accès à toutes et à tous du travail proposé. Il y a un décalage entre les grandes métropoles et les villes moyennes.

Les “Ateliers” de réflexion élaborent tout ce creuset qu’est la connivence avec les quartiers, ses habitants, ses réflexions, ses demandes et ses attentes ! L’enjeu des élections municipales, élections de la proximité, ne peuvent occulter la place de la Culture et cela est à mettre à l’actif des élus communistes dans un département dans le Pas-de-Calais où là encore les politiques suivies ne sont pas faites en synergie avec la population et servent des “intérêts locaux” sans rapport avec la réalité d’une véritable politique culturelle.

Le travail au quotidien, commente Carole Dubois, nous autorise à rédéfinir constamment nos pratiques ; pratiques portées à la connaissance de chaque habitant. Ce dernier est à son tour sollicité dans une gamme très large des propositions qui lui sont faites. C’est une interaction permanente. C’est l’enjeu d’une bonne dialectique.”

par Liberté 62 publié dans : Culture
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 3 décembre 2007

L-62-760-p5-A-html-m464cf71d.jpg





AU CHANNEL, SCÈNE NATIONALE DE CALAIS, OUVERTURE, CE SAMEDI À 15H, DES ABATTOIRS UN ESPACE RADICALEMENT TRANSFORMÉ APRÈS DEUX ANS DE TRAVAUX

Par Pierre Pirierros

 


L62-785-p10-html-30b24ed5.jpgL
A
vie culturelle, lorsqu’elle a cette intensité, fait appel au tempérament particulier des uns et des autres. Calais poursuit un effort considérable avec la Médiathèque, totalement, rénovée, l'École de Musique et la future Cité de la Dentelle. La Culture correspond à une certaine organisation dans un lieu dit, en l’occurrence, les Abattoirs, et cette part de la vie a besoin de constantes humaines, des sensibilités et un champ de résonance qui donne toute la profondeur et toute la matière à des pratiques artistiques diversifiées ? Et puis, un lieu “culturel” se voit et se repère immédiatement dans le paysage d’un quartier, d’une cité, d’une ville. Incontestablement, c’est le cas du Channel, Scène nationale de Calais. L’Artiste comme le spectateur sont liés par une expérience commune acquise au fil des pratiques et d’une connivence certaine qui aboutissent à la création et à donner une ambiance exceptionnelle à toute vie. Il n’y a pas de culture préétablie mais ce sont le rêve et l’émotivité qui s’ajoutent - l’un à l’autre - et qui deviennent complémentaires pour changer le monde et créer un réel dynamisme.

L’ouverture des “Abattoirs” de Calais, au Channel, est un dossier très important pour tout le Nord/Pas-de-Calais, c’est une réhabilitation formidable confiée à un architecte de talent Patrick Bouchain dont les travaux dans maintes villes de France traduisent une permanence aboutie des formes, auxquelles se mêlent un sentiment de respect d’une stricte identité. Deux exemples nous viennent immédiatement à l’esprit, l’usine LU à Nantes et la Condition publique à Roubaix. Aux Abattoirs, la manière géométrique d’aborder toutes ces variations permet une coordination totale, c’est un ensemble qui intéresse l’oeil et l’esprit. La transformation d’un tel espace - sur une superficie bâtie de 14 000 mètres carrés - rejaillit sur toute la population, ce changement complet est une nouvelle manière de vivre, pour l’équipe du Channel, pour tous ceux qui le fréquentent et pour toute la vie calaisienne.

Francis Peduzzi, directeur du Channel et toute l’équipe ne cachent pas leur satisfaction de voir l’aboutissement d’un tel projet après deux ans de travaux. Lors d’une récente rencontre, il ne cachait pas un sentiment du “travail accompli en parfaite collaboration avec Jacky Hénin, le maire, les élus concernés, les tutelles que sont la Région, le Département mais aussi le ministère de la Culture. L’aide précieuse de la municipalité de Calais est une autre satisfaction et un encouragement à aller plus loin. La place de la vie culturelle dans la ville correspond à des enjeux importants et ces enjeux nous interpellent. Aujourd’hui, deux ans de travaux impressionnants, tout l’espace des Abattoirs est modifié de fond en comble”. Expression amusée pour dire que tout a été repensé avec les matériaux actuels pour une transition des plus agréables. Transition vers un avenir prometteur et une programmation avisée. Francis Peduzzi souligne toute l’ambition d’une totale transformation et d’un projet captivant, pour le public, pour ceux qui y travaillent et toutes les personnes, qui, un jour ou un autre, sont amenées à y pénétrer. C’est là, la récompense du travail bien fait. Ces progrès, les visiteurs s’en saisissent lorsqu’ils “contemplent” les bâtiments dans leur ensemble avec ses salles distinctes, “Le Chapiteau”, avec une irisation exceptionnelle, “Le Passager”, “La Grande Halle”, les lieux de résidence, “La Tisanerie”... Et puis, il y a le Belvédère, qui avec ses vingt mètres, est un point d’exclamation dans le paysage. Dans la disposition ludique - entre la destinée du voyage et la source elle-même - on y découvre le sentiment d’un certain état de fixation, emblèmes, flèches d’orientations et autres signes que l’on croise au Channel. Un grand merci à Elisabeth Lonquéty qui nous a servis de guide lors de la visite de lundi dernier.

 

Actes singuliers

Tout cet ensemble forme un tout dont la “découverte” répond toujours à un acte singulier. La surprise dans cet espace donné est totale, à commencer par la façade principale, qui nous invite à pénétrer, aisément, dans la Tisanerie (ou accueil principal) avec deux baies vitrées. C’est François Delarozière qui en est le concepteur. Dès l’entrée dans la Grande Halle, la lumière est un appel au monde moderne, ce monde moderne qui arrive à grands pas comme dirait Gramsci. L’idée du “déroulement” des salles associe différents plans de création plastique et artistique. On cherche à s’évader et cette évasion nourrit les matériaux, “mis à la disposition” du public. La fonction originale a été restaurée grâce aux ambitions de Patrick Bouchain. L’Histoire s’arrête et commence sur le couperet de la modernité. Des vagues successives ont ponctué la vie culturelle depuis plusieurs décennies. Et c’est un nouvel esprit qui souffle sur toute cette vie culturelle, puisque le Théâtre recouvre la notion d’universalité. Le projet architectural donne forme aux “enchaînements” des différentes salles à partir du hall d’accueil. Il livre à tous, aux metteurs en scène, aux scénographes, aux acteurs, et surtout au public, des possibilités de pratiques nouvelles qui imposent de nouveaux usages. C’est l’apanage d’une réussite de restauration exemplaire. Respectueux des formes et des contraintes du spectacle contemporain, les architectes en délivrent toute la performance possible pour une structure réhabilitée totalement. L’impression de se sentir parfaitement à l’aise est ressentie dans maints endroits, comme “la Tisanerie”, “le Belvédère” ou “Le Passager”. Le Théâtre est aussi et surtout une organisation humaine au premier chef. Mais en définitive, ce qu’on retient c’est le but, c’est-à-dire les oeuvres et le répertoire, les comédiens, bref, l’artiste. L’ordonnancement des salles autorise toutes les audaces. Dépasser l’oeuvre et rendre tout cela visible, voilà un thème agréable où tous les superlatifs sont possibles ! “Fermeture pour cause d’ouverture, samedi 1er décembre à 15 H.” La métaphore est agréable et Les Abattoirs se présenteront, alors, à nous. C’était une étape nécessaire d’organisation d’un tel espace, avec la recherche de lignes, de couleurs, d’harmonie, de fonctionnalité. Le spectateur a devant lui (et pour lui) un lieu spécifique et il est le lieu de la magie du théâtre et du lien social et politique. Les incertitudes de notre époque, elles, s’inscrivent dans la réalité quotidienne en prenant aussi en compte les mutations contemporaines. Dans le Théâtre grec, le spectacle n’était pas seulement une activité ou un divertissement, il faisait partie intégrante de la vie de la cité.

 

Ouverture des lieux sur la vie

Avec l’ouverture complète de tels lieux, uniques en France, pour ne pas dire en Europe, participer à l’engouement d’un tel événement correspond à l’appropriation de ce lieu ; en fait, c’est un élément incontournable de la manière d’apprécier ce qui a été fait. À la nécessité de ces émotions, il y a l’exigence du visible dans un domaine où la fluidité de l’architecture nous renseigne beaucoup sur ce qu’est le spectacle vivant. L'ouverture sur la vie est indéniable. Tout est fait pour le public, que ce soit pour les scolaires ou le public adulte, rien ne peut échapper aux mouvements successifs d’une multiplication de signes. C’est toujours et encore cette idée de la pérégrination (dans un ancien bâtiment d’abattage, de découpage et au stockage des viandes) qui domine un travail “fait pour les Calaisiens” mais aussi pour tous les publics.

L’on pense à Paul Valéry lorsqu’il disait que “la véritable tradition dans les grandes choses n’est point de refaire ce que les autres ont fait, mais de retrouver l’esprit qui a fait ces choses et qui en referait de toutes autres en d’autres temps.” À l’évidence, ce qui est intéressant dans le Théâtre, dans l’oeuvre, c’est le comédien et le comédien sera, ici, chez lui. Le public, c’est la contrepartie indispensable et la possibilité d’échanges permanents. Il aura à coeur à y trouver du plaisir et du rêve. Avec toute la curiosité requise en de telles circonstances. L’imaginaire fait partie de notre monde.

par Liberté 62 publié dans : Culture
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 15 octobre 2007

L-62-760-p5-A-html-m464cf71d.jpg





Liberté 62 n°778 - Le 12 Octobre 2007 - 18 -Culture

 

DEUX EXPOSITIONS SUR LE SITE MINIER DE WALLERS-ARENBERG

 

 

CHARBON ET ACIER,

 

MÉTAMORPHOSES

 

DANS LE NORD/PAS-DE-CALAIS

 

Par Pierre Pirierros

 

La Communauté d’agglomération de “la Porte du Hainaut” présente dans le cadre de "Valenciennes, capitale régionale de la culture" une exposition qui met en lumière l’histoire industrielle sous le titre “de Charbon et d’Acier.” Cette exposition est visible jusqu’au 2 décembre sur le site Minier de Wallers- Arenberg. Situations et dispositions précises des situations. Tout est lié, le travail des hommes de l’acier et du charbon est le pendant de civilisation à une description contemporaine. Deux expositions ayant ces deux thèmatiques nous renseignent sur ce qu’est le Nord/Pas-de-Calais et sa force intrinsèque. L’idée du “Charbon” et de “l’Acier” est basée sur une conception globale du rapport à un environnement donné. Elle confirme l’intérêt et l’originalité du patrimoine. Un patrimoine attaché à plus de deux siècles d’enracinement dans le Bassin minier et l’espace sidérurgique.

La sensibilisation au monde de l’industrie par des visites dans des lieux emblématiques que sont, notamment, les sites miniers et autres fonds culturels, est actuelle. C’est un processus qui aboutit à une prise de conscience générale. C’est une réalité. Les objets du patrimoine ne sont pas des biens de consommation. Préserver leur avenir, c'est garantir, pour demain, leur valeur universelle. Les échanges entre les différentes structures - dans le cadre de véritables expositions scientifiques - sont une notion fondamentale de découvertes. Écrire l’histoire du Charbon et de l’Acier, c’est écrire l’histoire des régions industrielles. Cette trame se passe dans notre région. Le champ culturel et le champ social sont intimement liés, c’est un cousinage intense fait d’avancées et de ruptures, d’autonomie et d’interdépendance. C’est une trame pour les populations qui sont concernées par un thème spécifique, mais pas seulement. Mémoire individuelle et mémoire collective s’entrechoquent pour n’en faire plus qu’une ; elles mettent l’homme au coeur de l’action ; l’homme, le citoyen, le travailleur, à la mine ou dans la sidérurgie, sont dans une même logique, celle de transmission d’un message donné, adressé à tout à chacun et délivré pour toutes les générations. C’est aussi la question de la condition ouvrière qui est posée à travers une somme de matériaux exposés dans deux endroits distincts, dans la salle des pendus du site minier et dans un espace moderne, à deux pas du chevalement de Wallers-Arenberg.

 

 

 

Phot-18-html-m35ec9ad4-copie-1.jpgLES terrains houillers renferment assez souvent des veines de charbon d'où leur nom. Datés de la fin de l'ère primaire (le Carbonifère). De nombreuses observations de terrain démontrent que les terrains houillers proviennent de la consolidation de sédiments fluviatiles : les roches renferment des galets dont la forme est particulière. On y voit des restes de chenaux et des laminations. Les variations de granulométrie liées à des variations de débit sont parfaitement identifiables. Cette hypothèse permet de comprendre l'origine des autres roches présentes dans ces terrains : les schistes noirs résultent de la consolidation de "vases" dans les parties un peu stagnantes de la rivière. Le charbon provient de la décomposition de la matière végétale qui s'accumule dans certaines zones de la rivière. Certaines observations permettent aussi de mettre en évidence la divagation du lit de la rivière. Les fossiles : on y trouve essentiellement des plantes apparentées aux fougères et groupes voisins (prêles, sigillaires, lépidodendrons).

 

 

 

Le Charbon, une roche

 

Le charbon est une roche qui contient beaucoup de carbone d'où le nom de la période durant laquelle il s'est formé à la fin de l'ère primaire : le carbonifère (360 à 290 à la fin d'années). Il résulte de l'accumulation des débris végétaux de la forêt dans un milieu lacustre ou lagunaire, comme ce fut le cas pour le nord. Au fur et à mesure que les sédiments se sont accumulés, ils exercent une pression de plus en plus forte sur les couches inférieures. Les débris végétaux se sont peu à peu déshydratés et transformés : c'est la carbonification. Ce phénomène complexe a pour effet d'enrichir la roche en carbone. A partir de la géologie, science qui nous permet de connaître l’histoire de la vie, celle de la terre et des premiers hommes, on découvre de manière ludique et originale les faces cachées de votre région.

Trois parcours proposent différents regards sur le bassin minier :

Il était une fois sous l’équateur nous dévoile l’environnement de la région d’il y a 300 millions d’années

Au charbon ! pour savoir ce qu’a été l’activité minière

De la roche à la Terre pour comprendre la terre, sa formation, son fonctionnement. L’exposition photographique est un magnifique travail où se retrouvent l’amour des terres du Nord, le plaisir d’un regard original et la beauté de paysages comme on ne peut les découvrir que du ciel. Une exposition de plus de 20 photographies, en grand tirage, où le terril, la cité minière, les différents paysages naturels qui façonnent notre région sont à la fois majestueux et proche de l’homme.

 

 

 

 

par Liberté 62 publié dans : Culture
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 7 octobre 2007

 

hjk-html-5943bc2b.jpg





Liberté 62 n°777 - Le 5 Octobre 2007 – 19 – Culture

 

SÉLECTION LIVRES - “APPAREILLAGE IMMÉDIAT” DE BERNARD BARRON,

 

AVEC LES SAUVETEURS EN MER DE CALAIS ABNÉGATION ET SOLIDARITÉS

Par Pierre Pirierros

 

Bernard Barron n’a de cesse de nous amener à comprendre et il mêle la physiologie des exercices de sauvetage en mer dans une gamme où la “machine temps” n’a pas de prise.

l62-777-p-191-html-775ce9ee.jpgSON livre “Appareillage immédiat” (éditions du Camp du drap d’Or) est un hommage à une pratique, souvent méconnue, le sauvetage en mer ! Il y a là une belle matière qui ne triche pas avec la réalité. C'est la dure loi de la mer, elle ne pardonne rien. Mais aux épreuves des sauveteurs, elle peut permettre aux gens de se "retrouver". Lorsque les feux de l’actualité s’éteignent, le récit redouble d’intensité. C’est la permanence et le lot ordinaires de tous les sauveteurs. Tous bénévoles. Serge Carlot, président de la station SNSM de Calais signe la préface et rend hommage à un homme qui à bord du “Notre-Dame-du- Risban” relate les multiples exemples d’une pratique courageuse. L’ouverture sur la vie comme sur le registre humain, ce sont des possibilités offertes aux sauveteurs. La forme sert l’exercice. C’est justement sur cette position que tout est permis pour sauver l’autre, en difficulté ; l’équilibre est à respecter. Faire le mieux possible, avec plus de rigueur, cela est fait avec “Le Courgain maritime” la “Société humaine de Calais”, il y a bien longtemps. Tout est dans le qualificatif.

 

Le sauvetage en mer s’appuie sur un travail immense en dépassant tous les symboles de la mer. C’est  cela aussi l’épanouissement. L’énergie est dans la concentration. Dans le Pas-de-Calais, dans ce détroit de grande concentration maritime, l’organisation, la construction d’un travail sont des choix réalistes. L’ouvrage est écrit à partir d’archives et des extraits des interventions du livre de bord des sauveteurs. Le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage en mer (le CROSS du Gris-Nez) a, lui aussi, une longue histoire.

 

 

 

Synergie


Depuis 1993, Bernard Barron est sauveteur en mer, il sait de quoi il parle ; journaliste, à Calais, la conjonction de ces deux qualités est appréciable. La synergie, entre les deux entreprises, est plus qu’indispensable. Elle répond à une constante dans le temps et l’espace. Comment conçoit-on cette nécessité ? On ne peut “sauver” quelqu’un en détresse sans une certaine complicité entre les marins, leurs épouses, les gens sur terre, au-delà de toutes les difficultés et au-delà de toutes les pratiques. Le sauveteur en mer fait son “métier” en toute abnégation. Les innombrables exemples, dans une chronologie acérée, sont des repères qui conduisent la lecture de ce livre. Bernard Barron décrit l’exercice périlleux en donnant le meilleur de lui-même à travers le récit circonstancié des cas rencontrés, tels le feu à bord, en 1991, sur le “Patron Léon Avron”, le sportif dérivant sur une planche à voile, en 1993 ou le voilier qui ne répond plus en 1994, les “banales” parties de pêche où, malheureusement, il y eut décès en apnée. “L’enfer, ce peut-être aussi, une nuit de tempête effroyable, à plus de 15 miles des côtes du Pas-de- Calais, dans cette mer du Nord indomptable, livrée à elle-même; comme une furie, dans les bourrasques de surcroît, dans les ténèbres et les éléments déchaïnés”...

 

Expériences


Chaque expérience est unique car, en définitive, la seule “délivrance” qui en ressort est l’Homme et sa survie. Tout cela traduit des images et cela se réalise incontestablement à partir de la justesse à communiquer avec tous les publics. La mer exprime la personnalité de l’auteur, le sauvetage en mer, la réalité. La nécessité du geste vient du geste lui-même. La manoeuvre progresse au fur et à mesure des avancées du sauvetage. L’homme est obligé de résoudre les difficultés pour être efficace, ce n’est pas parce qu’il s’habitue aux choses qu’il répète inlassablement les gestes. Le travail en équipe est nécessaire au bon fonctionnement d'un poste de secours, cela exige des qualités de vie en société, de volontariat, et de motivation. Le détroit du Pas-de-Calais est à lui seul une entité géographique unique. La progression, au fur et à mesure, des avancées des pratiques en vigueur est corollaire du champ obligatoire de résoudre les difficultés rencontrées. Donner une image réelle des sauveteurs en mer, tel est le but choisi par l’auteur. Toutes les techniques y sont commentées et elles sont nombreuses. Tout cela avec la caractéristique précise de la solidarité. Une solidarité capitale où l’intervention de l’homme est déterminante. L’expérience du terrain est primordiale, la liberté d’action devient immense. L’enthousiasme aussi.

 

 

L'EXPÉRIENCE de situations difficiles (physiquement et moralement) permet de réunir et de consolider la force que constitue l'"équipe" du poste de secours. Le sauvetage en mer n'est pas une activité individuelle. Quelques soient les qualités d'un seul homme, seule l'union d'une équipe de sauveteurs soudée peut arriver à faire face à toutes les situations, et à arracher aux éléments les vies en détresse. Au niveau Gestion et organisation des secours :


Les CROSS : Des centres décisionnels qui prennent en charge toute opération de sauvetage dès que l'incident a lieu sur le domaine maritime.

Les CTA : Des centres regroupant les appels principalement destinés aux sapeurs pompiers ou les services d'urgences tels que le 18 ou le 112.

Les Sémaphores : Des bâtiments terrestres situés sur un site géographiquement stratégique qui ont pour mission une veille visuelle, radio et radar.

Les Postes de secours côtiers : Des postes saisonniers destinés à faire face à l'augmentation des risques d'accidents durant la période estivale.

 

Au niveau Opérationnel :


Les Bâtiments de la marine nationale peuvent à tout moment être déroutés sur ordre, pour porter assistance à un navire ou une personne en perdition.

Les Remorqueurs des Abeilles peuvent intervenir sur les gros navires en difficulté.

Les Vedettes de la SNSM (Société Nationale de Sauvetage en Mer) , stationnées dans les stations de sauvetage, elles appareillent sur ordre du CROSS.

Les moyens nautiques et aériens des Douanes Françaises interviennent dans leur zone d'activité et sur demande du CROSS.

Durant la saison estivale, les Nageurs Sauveteurs côtiers interviennent dans leur zone de surveillance et en dehors sur ordre du CROSS.

L'intervention par la mer n'est pas possible ou nécessite une évacuation urgente, le CROSS peut

faire appel aux Hélicoptères basés sur le long du littoral français .

Le relais terrestre des opérations est assuré par les véhicules et personnels des Sapeurs-pompiers et du SAMU.

 

 

 

par Liberté 62 publié dans : Culture
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 18 juin 2007

Liberté 62 n°761 - Le 15 Juin 2007 – p. 24 – Culture

JEAN-GERVAIS RAJAONARISON, UN SOUFFLE DE LIBERTÉ :


HISTOIRE DE MADAGASCAR ET BANDE DESSINÉE DIDACTIQUE


Par Pierre Pirierros


pho-energ-plast-html-274ae745-copie-1.pngDÉCRIRE tout un combat d’un peuple par le dessin est une prouesse en soi, c’est aussi le combat de Jean- Gervais Rajaonarison, (au Geai Bleu éditeur) avec son livre “Un souffle de liberté.” Sept récits illustrent 150 ans d’histoire de Madagascar. Très agréable et d’une belle fluidité dans les différents chapitres, la lecture de cet ouvrage dégage une émotion naturelle, une émotion venant du paysage et du récit chronologique. Mais, c’est une lecture difficile dans un premier abord puis l’ensemble a une belle résonance.
La rencontre avec l’autre, l’étranger, question clef d’aujourd’hui, est présente dans les textes. Bâtir un tel livre repose sur une ambition des plus naturelles, être au plus près des demandes et des aspirations du lecteur. Réalisme et textes poétiques, l’expérience sur le terrain est primordiale, cela est aussi (et surtout) valable pour les écrivains.
Jean-Gervais Rajaonarison participe activement aux activités du “Comité de solidarité malgache”, né au lendemain des massacres de 1947. Le thème du “Souffle de la liberté” recouvre une dénomination cohérente puisqu’il s’agit de la vie du peuple malgache, dans sa lutte pour l’indépendance, malgré toutes les vicissitudes liées à son histoire. Inattendu. Le ton est celui de la narration en regard de beaux dessins où s’entremêlent des langages précis, des considérations historiques, sociologiques, politiques. L’édition laisse à ce genre d’exercice toute sa place et la réussite tient aussi à un genre intéressant, la bande dessinée.




par Liberté 62 publié dans : Culture
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Blog : Paranormal sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus